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 Δ never laugh at live dragons.

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Δ never laugh at live dragons.   Lun 15 Fév - 0:12


Aidan Haynes & Andrew Prescott

“You cannot tame a dragon with a history lesson.”

Je refermais le livre que j’avais dans les mains, d’un lourd son creux. Une odeur de poussière se dégagea lorsque les centaines de pages se rabattirent de toute leur épaisseur sur les cinq-cents pages restantes. La couverture du livre manqua de se déchirer dans l’élan du mouvement. Immobile pendant quelques secondes, je m’enfonçais dans mon siège, processant dans ma tête les nombreuses données que je venais de lire et de rapporter sur un rouleau de parchemin neuf. Je comptais mentalement chacune des créatures que je venais d’étudier, me rappelant pour chacune d’elles de leur nom, leur particularité et du moyen ou non de les approcher. Beaucoup de ces techniques impliquaient le respect, le silence ou la ruse. Il me semblait pourtant clair que toutes les bêtes l’était – approchables, je veux dire. Un sort pour les immobiliser et les voilà aussi vulnérables qu’un bébé dans son landau.
Rapportant le livre jusqu’à sa place originelle, j’entrepris ensuite de rassembler mes affaires et de les prendre sous le bras. Une voix familière m’interpella alors que je m’apprêtais à rejoindre ma chambre étudiante. « Aidan, you’re coming at Peter’s tonight ? » C’était Gary, un ami de longue date avec qui je partageais mon étage de la résidence, ma bande d’amis et éventuellement quelques devoirs à rendre. « You know, his cousin will be back from Scotland so it’s gonna be a sick party! ». Secouant la tête négativement, je lui répondis d’une voix claire « Sorry Gary but I ain’t coming tonight. I’m going back home for the weekend. There is this guy that I need to meet in London and I’m not even sure that I’m going to find him so… Sorry pal. ». D’un geste complice de la main, je le saluais en me dirigeant vers la sortie de la bibliothèque. Malgré le fait que le silence était de mise, je l’entendis me crier : « Peter’s cousin is gay, you know ? ». Souriant, je lui répondis sur le même ton, sans me retourner, tout en continuant mon chemin : « Bye Gary, have fun ! ».

Dans ma chambre étudiante, m’attendait mon sac à dos ensorcelé avec un sortilège d’extension me permettant d’y ranger toutes les affaires dont j’avais besoin pour me weekend. J’avais réussi à trouver quelques goodies à l’effigie de l’Université à offrir à mes deux sœurs. Charlotte serait sans doute à la maison mais ma sœur cadette, elle, ne serait de retour que pour les prochaines vacances.
Mais la raison de mon retour sur Londres, malgré tout l’amour que j’avais pour mes deux sœurs, n’avait rien à voir avec elles ce weekend. Il était en revanche motivé par une possible rencontre avec l’auteur du livre que je gardais en permanence à proximité de mon bureau : Cœur de Cendre. Le livre avait été écrit sous le nom d’emprunt de « Nicholas Windstorm » et avait pour sujet tout ce qu’il fallait savoir sur les dragons. Jamais un livre ne m’avait semblé à la fois aussi précis et aussi personnel.
Curieux de savoir ce qu’un tel auteur pouvait m’apporter d’autre, j’avais tenté d’envoyer des hiboux à la maison d’édition de Londres pour arranger une rencontre. La réponse avait été négative suivie par le refus de toute divulgation du vrai nom de l’auteur et de l’envoi d’une éventuelle adresse. Je m’étais donc tourné vers le contenu en lui-même du livre pour opérer ma propre enquête. Cet homme semblait être un total passionné par les dragons et cela se ressentait à travers les pages. S’il les connaissait d’aussi près et qu’il les aimait alors, il devait les fréquenter régulièrement. J’étais donc remonté aux différents éleveurs de dragon dans toute la Grande-Bretagne. La liste était longue mais en la croisant avec des emplacements près de Londres, j’avais pu observer qu’elle s’était grandement affinée. Les éleveurs dans la périphérie de Londres étaient rares voire inexistants à part un centre qui datait de quelques années. Cela m’avait paru plutôt récent pour un élevage de dragon… Comme il était dans ma nature d’être curieux et de vouloir obtenir des réponses à mes questions, j’avais décidé qu’il était temps que je fasse le voyage.

Autant dire que c’était là un gros effort. Transplaner me terrifiait bien qu’il s’agisse du seul moyen qui me permettait d’arriver à l’élevage avant qu’il ne soit trop tard. On atteindrait bientôt la fin de l’après-midi et je ne savais pas si le lieu serait encore ouvert. Je déposais mon exemple de Cœur de Cendre à l’intérieur de mon sac avant de le balancer sur mon épaule droite et de me concentrer sur mon point d’arrivée : la périphérie-est de Londres. Alors seulement, je transplanais.
Tout autour de moi, les éléments se déplacèrent rapidement mais je me forçais à garder les yeux ouverts et concentrés. Quand enfin les images autour de moi s’arrêtèrent subitement de tourner, je ne pus m’empêcher de m’appuyer en avant sur mes genoux. « Goooosh, I really hate this ! » grommelais-je avant de secouer la tête histoire de me remettre les idées en place. Je pris le temps de reprendre mon souffle avant de me redresser pour de bon. Il ne me restait plus qu’à trouver précisément le lieu. Regardant les alentours, je ne vis que quelques petites maisons qui ne semblaient pas habitées. C’était un petit village perdu au milieu de rien. L’existence de tels espaces perdus aux alentours du puissant Londres ne pouvait que m’étonner. A tout bien réfléchir, je devais avouer que ce lieu pratiquement abandonné était un endroit parfait pour établir non loin de là un élevage de dragons. Qui seraient les Moldus assez culotés pour venir s’aventurer jusqu’ici ?

Le chemin que je suivais à pieds commença à se transformer en terre. Le béton n’était plus et les maisons aux alentours commençaient à disparaître unes à unes. Bientôt il n’y eut devant moi que l’immensité d’une forêt. Avançant de plus bel, j’avais de plus en plus l’impression de m’approcher du but sans jamais vraiment voir où je l’atteindrais. Les nuages au-dessus de moi commençaient à se faire gris et menaçants et je me demandais si nous serions assez chanceux pour éviter les gouttes.
Posant un autre pas devant moi, je me heurtais à une barrière invisible. Fronçant les sourcils, j’essayais de plus bel mais rien ne me permit de passer. Fasciné par la force du sort, je fis parcourir ma main le long de la barrière, me demandant si je finirais par recevoir une décharge ou une repousse physique de quelque sorte.
Un frisson me parcourut de haut en bas et j’hésitais à faire demi-tour. Je pesais dans ma tête toutes les raisons de ma venue avec toutes les raisons pourquoi je ne n’aurais sans doute pas dû venir. Sérieusement, si ce mec avait écrit un bouquin avec un nom qui n’était pas le sien, c’était qu’il ne voulait sûrement pas être dérangé. Je ne pouvais que m’imaginer l’image d’un vieil homme ridé et bossu à la peau craquelée dû à la poussière et aux possibles brûlures. Il serait plein d’amertume et d’impolitesse pour avoir cohabité si longtemps avec ses dragons dans un endroit isolé du reste du monde.
Pensant cependant au chemin que j’avais fait et aux possibles moqueries auquel je devrais faire face si je rentrais bredouille, je me redressais afin de tenter de voir quelque chose au loin. J’hésitai à crier un petit quelque chose pour attirer l’attention mais me ravisait. J’optais plutôt pour un distinct « Hello ?» et un peu de patience.

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Wizard ϟ Call it magic

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MessageSujet: Re: Δ never laugh at live dragons.   Mer 17 Fév - 1:34



❝Never laugh at live dragons❞
Aidan & Andrew


Le soleil était encore haut et malgré la couche protectrice du feuillage, les rayons frappaient sa peau d'une chaleur de plus en plus piquante. Sans sa chemise, qu'il avait retiré, Andrew sentait avec plaisir la douceur du beau temps percer sa peau. La lumière traversait l'épaisse couche de branches entrelacées et formait sur le sol un motif en vitraux, de minuscules polygone qui se soudaient l'un à l'autre pour construire un labyrinthe complexe. Lorsqu'il laissait ses pensées vagabonder, le dresseur de dragons se prenait souvent à en chercher la sortie. Et il ne l'avait toujours pas trouvé, malgré les heures qu'il passait seul ici. La solitude ne le dérangeait pas, elle avait toujours été l'une de ses plus chères amies. Elle ne posait pas de questions et ne vous laissait jamais tomber. Elle était aussi très conciliante : il évitait ainsi la compagnie et les situations gênantes qui ne risqueraient pas de l'incomber s'il se montrait trop souvent en public. Andrew frotta la chemise qu'il tenait entre ses mains avec un peu plus de vigueur. En réalité, il fuyait surtout une seule et même personne... Une jeune femme pour qui il endurait la solitude et l'isolement sans broncher, comme une punition qu'il s'infligerait à lui-même - la deuxième, en réalité. Même ici, dans ce coin reculé, il ne pouvait s'empêcher de penser à elle. Chaque petit geste qu'il faisait, chaque objet qu'il tenait en main lui rappelait d'une façon ou d'une autre les instants qu'ils avaient vécus ensembles. Des moments qui lui paraissaient si courts et lointains, maintenant... L'homme se demandait parfois s'il ne s'était pas s'agit d'un rêve, un joli conte qu'il se serait raconté un soir d'hiver particulièrement rude. Mais il lui suffisait de repenser à Opale pour que la douleur de sa poitrine le ramène cruellement à la réalité : oui, il l'avait aimé, plus chèrement que n'importe qui. Oui, il en était toujours éperdument amoureux, et oui, c'était désormais son fardeau de l'oublier. Même si cela faisait plus mal qu'une mâchoire de dragon en travers de la gorge. Concentré, le jeune homme se mordillait la langue pour tenter d'effacer la dernière trace de salive sur son vêtement. Celle des créatures qu'il élevait était particulièrement acide et sur les tissus sombres, c'était radical. C'était aussi pour cela qu'il adorait cet endroit : il était seul à s'occuper d'un territoire immense, et le travail manuel lui évitait de ressasser ses souvenirs. « Aaand done, bright new ! » s'écria-t-il finalement en se relevant d'une traite, le t-shirt tendu au bout des mains. Le savon dont il s'était servi glissa et tomba dans le seau à ses pieds, l'éclaboussant d'une grande gerbe à laquelle il ne fit guère attention. Levant le nez vers le ciel, Andrew plissa un oeil pour se protéger de la lumière. Aaaah... Il faisait si beau, ca lui mettait du baume au coeur. Il décida de laisser sécher son haut sur la barrière qui entourait son domaine et de passer le reste de l'après-midi à profiter d'un bain de chaleur.

Le reste de sa journée passa à la vitesse éclair. Il du s'occuper de l'un de ses dragons qui éternuait beaucoup trop ces derniers temps, et qui commençait à recouvrir le sol de morve. Andrew était obligé de vérifier chaque endroit où il posait ses pieds. Même avec l'aide de la magie, il en avait pour des heures à tout nettoyer ! « Come on big boy, tell me what's wrong ? » Cela faisait quelques jours qu'il palpait son ventre et lui faisait boire des mixtures différentes pour tenter de trouver l'origine du mal, mais rien n'y faisait. « Did you catch a cold ? Are dragons even able to catch a cold ? » Il connaissait déjà la réponse, en réalité, ou en tout cas celle qu'il avait lu dans ses bouquins d'école. Le dresseur avait vite appris que ce qu'on leur apprenait avait été rédigé par de vieux mages encroûtés dans leur bureau et qui n'avait jamais vu la moindre écaille de dragons de toute leur vie. Au cours de ces trois dernières années, Andrew avait décidé de ne plus compter que sur son instinct lorsqu'il s'agissait de ses créatures. Comme pour lui répondre, Vhagar tourna son énorme tête dans sa direction et souffla du museau, soulevant ses cheveux droit sur sa tête. « Stop it ! » gloussa-t-il en se tortillant pour tenter d'échapper à sa respiration qui lui chatouillait le cou. Le souffle du dragon devint alors plus saccadé et Andrew leva soudain ses mains devant, pris de panique. « No-no-no, wait, don't do this, do-» Mais ses derniers mots moururent dans sa gorge lorsque, dans un éternuement gigantesque, le Dent-de-vipère le recouvrit d'une substance verte et gluante. Le dresseur lui jeta un regard où se mêlaient la lassitude et le ressentiment. « For god's sake... If you hated this shirt that much, you just had to say it, you know », soupira-t-il en gardant ses bras loin de son corps. Le dragon hulula, ce qui était à peu près l'équivalent du rire humain. « Yeah, yeah, got it. » lâcha-t-il en reniflant, amusé malgré lui. Vaghar était sans doute son dragon avec le plus fort caractère. Il quitta finalement la clairière pour remonter jusqu'au chemin de terre, où il retira à nouveau son t-shirt. Bon... Cette fois-ci, il n'était pas certain de pouvoir le récupérer. Il venait à peine de pénétrer dans sa cabane et d'enfiler un pull afin d'affronter la fraicheur soudaine de la fin de journée, lorsqu'un tintement sonore résonna tout autour de lui. Andrew se figea. C'était le signal que quelqu'un tentait de passer outre son sort de défense, celui qu'il avait déployé afin de se garder, lui et ses créatures, à l'abri du danger. Il n'attendait aucune visite... Sur le qui-vive, l'homme enfila rapidement une veste qui trainait et sortit. Il jeta un coup d'oeil à ses dragons, en bas de la falaise, mais aucun d'entre eux ne semblaient très agités. Cela ne le rassura qu'à moitié. Depuis combien de temps avait-il reçu une visite non programmée ici ? La baguette calée au creux de la main, Andrew emprunta le petit chemin qui menait au coeur de la forêt. Il marcha rapidement quelques minutes, son souffle se matérialisant par une petite brume blanche au fur et à mesure que la nuit tombait. Lorsqu'il atteignit la limite, juste avant qu'il ne soit en vue du bouclier, le dresseur ralentit le pas et sa méfiance revint au grand galop. Une voix inconnue, masculine, lui parvint de loin. S'il n'était pas parti, c'est qu'il s'agissait bien d'un sorcier. Andrew ne parvenait pas à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle. « Hello ? » La voix semblait jeune, et lorsqu'il fit quelques pas de plus, l'homme en fut assuré en distinguant une silhouette inconnue de l'autre côté du dôme protection. Son bras était le long du corps, sa baguette parfaitement en vue : il laissait ainsi savoir qu'il était armé et qu'il n'hésiterait pas à s'en servir. « Who are you ? » demanda-t-il d'une voix claire et forte, son regard étudiant de bas en haut celui qui se tenait face à lui. « You have nothing to do here, it's a private property. »
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MessageSujet: Re: Δ never laugh at live dragons.   Mer 17 Fév - 13:51


Aidan Haynes & Andrew Prescott

“Never laugh at live dragons.”

Je commençais un peu à m’impatienter. Le ciel avait commencé à perdre de sa couleur et je me demandais si je n’étais pas arrivé trop tard. Peut-être qu'il y avait des heures de visites comme dans les hôpitaux moldus et que je les avais dépassées. Peut-être que tout simplement, je m’étais trompé et que ce n’était tout simplement pas le bon endroit. La personne que je cherchais pouvait n'importe dans toute la Grande-Bretagne. Après tout, ce sort de protection aurait pu être lancé par n’importe quel sorcier solitaire, paranoïaque ou susceptible. Ou un sorcier qui était les trois. Il me vint même à l’esprit pendant quelques secondes, la possibilité d’un piège tendu par l’Aeternam Irae. Ce genre d’endroit perdu était bien leur genre. Leur prochaine cible approchant seule et perdue, ils n’avaient plus qu’à lui sauter dessus et la surprendre pour éliminer un ennemi. Après tout, "curiosity killed the cat", non ? Un frisson me parcourut. Il fallait absoluement que je me reprenne, j'imaginais des choses et des scénarios.  
J’entendis un corbeau croître au loin. Okay, cet endroit n’avait définitivement rien de très rassurant. M’accrochant à mon manteau beige pour le remonter jusqu’à mon cou, je vérifiais que j’avais toujours bien ma baguette présente dans ma poche. Lorsque son bois simple et fin caressa mes doigts, je me redressais. Ne voyant toujours personne arriver, je tournais le dos à la barrière invisible pour regarder le chemin un peu plus bas. Même si je faisais demi-tour, aucun aspect du village ne m’attrayait vraiment. Je n’avais aucune envie de finir par vagabonder seul entre les maisons abandonnées de ce coin perdu. J’étais une personne habituée au bruit et à la ville. Même si j’appréciais mes moments de tranquillité au coin d’un arbre, aucun dans les environs ne m’inspirait confiance. Qui savait ce qui pouvait se cacher dans la pénombre de la forêt ?

Entendant quelques bruits de pas, je me retournais vivement vers le bout de chemin auquel je n’avais pas accès. Malgré ma taille, je ne pus m'empêcher de faires quelques pas en me grandissant et me baissant pour tenter d'entrevoir une forme à travers les arbes. « Helloo ? » répétais-je, maintenant presque sûr d’être observé. Un homme finalement apparu, gardant plus que raisonnablement ses distances. Je sortis ma main de ma poche, pour lui faire un signe, m'assurant qu'il venait pour moi. D’aussi loin, je ne parvenais pas à distinguer précisément les traits de son visage mais j’étais certain qu’il se tournait dans ma direction ? Qui d’autre sinon ? J’hésitais un instant à parler, à commencer une discussion, à lui proposer de me laisser passer de son côté du sort. Me ravisant, je préférais me taire afin de le laisser évaluer la situation. S’il était la personne que je recherchais alors je pouvais comprendre qu’il ait besoin d'un temps d’adaptation. Anonyme et reculé de tous, voilà un profil qui en faisait un homme sur ses gardes. Je n’étais même pas sûr qu’il comprenne pourquoi quelqu’un, un inconnu qui plus est, venait le déranger. « Who are you ? » s’éleva la voix. Les mains dans les poches, me balançant sur mes pieds par habitude, je haussais les épaules d'un geste calme. Prenant une inspiration, je fis porter ma propre voix, n'ayant pas ainsi besoin de me répéter « I am a student from Lake University in Ireland. ».  Il y eut une brève pause dans l’air et je me demandais si il allait me laisser passer. Dans mes rêves… « You have nothing to do here, it's a private property. » Le ton de voix n’avait pas l’air très menaçant mais je devais reconnaître qu'il était ferme. Il y avait là-dedans une note très distincte indiquant qu’il n’allait sans doute pas me le répéter une seconde fois.
Je savais bien dès le départ que la rencontre n’allait sans doute pas être facile. J’allais devoir insister et montrer que dans le style têtu, je pouvais relever des défis. « I am looking for a man named Nicholas Windstorm! I have his book right here! ». Ouvrant mon sac et saisissant le livre, je le brandis en hauteur pour qu’il soit bien visible. C’est alors que je vis la baguette dans sa main. me figeant un instant, je ne pus m'empêcher de jurer dans ma tête. Malin… Très malin de ma part de secouer au-dessus de ma tête un objet qui pourrait paraître comme une arme. Enfin, c'était un livre, quoi. Personne n'attaquait jamais avec un livre, mais comment savoir ce que ce type là-bas pouvait s'imaginer...
Déposant le livre à côté de mon sac par terre doucement, je montrais que mes mains étaient vides. « Okay mate, no need for that, dis-je en pointant la baguette d’un doigt, I’m not coming to attack you. » Gardant mon calme habituel, je restais planté dans le sol, hésitant à en dire plus. Après tout, je ne savais pas qui il était. « Sir, do you know where I can find Mr. Windstorm? I'd like to talk to him. » Je ramenais mes mains à moi pour pouvoir me les frotter pour tenter de les réchauffer. Je les remis finalement dans mes poches, ma main droite chatouillant le manche de ma baguette. Si l’autre décidait d’attaquer, au moins j’avais ma chance de le contrer. Mais préférant la parole à toutes formes de violence et l’intelligence à l’ignorance, j’ajoutais finalement d’un ton nonchalant et détendu « Could you please low down your wand, sir? You’re making me sweat. »  

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Wizard ϟ Call it magic

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MessageSujet: Re: Δ never laugh at live dragons.   Mer 24 Fév - 20:56



❝Never laugh at live dragons❞
Aidan & Andrew
A travers la douce obscurité, Andrew tentait de se faire une idée du nouveau venu. Ces traits ne lui disaient rien du tout, et le visage qu'il distinguait ne lui semblait pas franchement agressif. Mais il savait tout aussi bien qu'il ne fallait pas se fier qu'à l'apparence d'autrui au risque de se faire avoir comme un débutant. C'était un peu comme avec les dragons : même ceux à l'apparence la plus frêle pouvaient vous griller une jambe en quelques secondes. Les hommes, c'était pareil, à la différence qu'ils étaient bien plus imprévisibles que les créatures qu'il gardait. « Who are you ? » L'homme, les mains dans les poches, se balança sur ses pieds en haussant les épaules. Il avait l'air... Détaché. Un peu trop à son propre goût, ce qui ne fit que rapprocher sa main de sa baguette. « I am a student from Lake University in Ireland. » Andrew l'observa de nouveau en détails. Ouaih, il avait bien l'âge et la dégaine d'un étudiant en université. L'homme tenta vaguement de se souvenir de ses jeunes années, mais il ne revoyait qu'un baroudeur au visage recouvert de terres et de nombreuses escapades dont il avait ramené de magnifiques souvenirs. Rien à voir avec l'inconnu qui se tenait devant lui. Plus intellectuel, peut-être ? Dans ce cas, que viendrait-il faire dans un élevage de dragons, perdu en plein milieu d'une forêt ? Comment l'avait-il trouvé d'ailleurs ? Il n'avait laissé son adresse qu'en de rares occasions, principalement pour ses collaborateurs... Et peut-être dans une ou deux universités, en effet. Ce jeune homme avait donc du mener des recherches pour parvenir jusqu'à lui, ce qui signifiait qu'il n'était pas là par hasard. « I am looking for a man named Nicholas Windstorm! I have his book right here! » Il saisit alors quelque chose dans son sac et le brandit si vite au-dessus de sa tête que le garde-chasse se crispa, son bras se levant de quelques centimètres comme s'il s'apprêtait à l'attaquer. Son coeur s'était mis à battre un peu plus vite sous l'adrénaline et il aurait presque pu jurer que ses oreilles s'étaient penchés en arrière pour épier le moindre de ses sons. Ses yeux dérivèrent sur l'objet qu'il tenait à la main - son livre. Il reconnaissait la couverture d'ici. Et merde... Il l'avait lu. Il était venu chercher son auteur. Andrew avait pensé qu'un simple pseudo suffirait pour le tenir à l'écart de la société mais ce n'était visiblement pas suffisant. Windstorm... C'était le nom qu'il s'était choisi pour publier un bouquin sur ses connaissances dragoniques en toute discrétion. Il y avait consigné tout ce qu'il avait appris durant ces années passées à cotoyer les dragons, un reccueil qui l'avait tenu occupé durant de longues soirées d'hiver et qui l'avait aidé à garder un esprit à peu près sain. Pas si discret que ça finalement... « Okay mate, no need for that, I’m not coming to attack you. » Andrew abaissa doucement le bras qui s'était tendu, gardant sa baguette le long du corps - moins menaçante, mais toujours à portée de main. Ce jeune homme l'intriguait. Il avait lu son livre et réussi à le retrouver jusqu'ici, et ça, ça méritait au moins son attention. « Sir, do you know where I can find Mr. Windstorm? I'd like to talk to him. » Penchant la tête comme s'il étudiait une créature complexe, le garde-chasse s'approcha de quelques pas supplémentaires jusqu'à ce qu'ils soient assez proches pour se parler normalement. Il était curieux, très curieux. Mais il ne pouvait pas non plus briser sa couverture aussi facilement. « What do you want from him ? » L'inconnu se frotta les mains l'une contre l'autre et Andrew ne pu s'empêcher de les suivre du regard - simple réflexe de défense. Il était encore crispé, malgré sa curiosité naturelle.  « Could you please low down your wand, sir? You’re making me sweat. »   « Yeah, sorry, »  répondit-il, sans pour autant ranger sa baguette.  « I'm not used to people coming here. It's just for safety. 'Never know when a man'll loose his temper. Don't worry about that, just tell me why you want to see him ? If it's about dragons, I think you could find all your answers in that, »  dit-il en pointant son livre d'un geste du menton.  
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MessageSujet: Re: Δ never laugh at live dragons.   Jeu 25 Fév - 18:05


Aidan Haynes & Andrew Prescott

“Never laugh at live dragons.”

La scène était clairement devenu un concours de celui qui gardera le plus longtemps les yeux sur l’autre. Le jeune homme qui s’était tenu à distance depuis son apparition n’avait pas arrêté de me fixer depuis qu’il s’était rapproché. Oui, en effet, j’étais un autre bonhomme avec des yeux, des cheveux, des mains et un incroyable niveau de curiosité. J’avais aussi le chic pour m’entrainer moi et les autres dans des situations bizarres, embarrassantes et cocasses. Parfois les trois..
Je vis les yeux du monsieur devant moi qui me décodaient de haut en bas. Il devait vraiment avoir oublié à quoi pouvait ressembler un autre être humain pour s’attarder si longtemps sur quelqu’un comme moi. J’étais, et je vous le dis fièrement, très normal. Surtout pour un sorcier. Ni animagus, ni vampire, ni loup-garou. Pas comme certains étudiants à l’université qui, suite à un sort ou une potion mal maitrisé s’étaient retrouvés avec des attributs on ne peut plus étonnant. Je m’égare encore...
Suite au brandissement idiot et imprudent de mon livre, l’homme en face de moi s’était crispé avant de se relaxer et d’afficher un regard des plus curieux. J’avais tout de suite compris par la lumière de ses yeux que ce livre ne lui était pas inconnu. Il avait certes mis quelques secondes avant de comprendre de quel livre je voulais parler mais il savait finalement précisément de quoi je parlais. J’étais à présent sûr à qui j’avais à faire. J’en savais peu sur cet homme mais plus que lui ne savait sur moi. C’était sûrement ce qui pouvait l’inquiéter. Nicholas Windstorm (ou peu importait comment cet homme s’appelait réellement) se tenait devant moi et il n’avait pas prévu d’être retrouvé par qui que ce soit. Malgré ça, il avait l’air d’être plus curieux de ma venue qu’en colère. Puis son regard avait changé pour d’autres émotions que j’essayais de déchiffrer. Méfiance ? Regret ? Embarassement ? Peut-être était-il à son tour curieux de savoir qui j’étais et de la raison pourquoi j’étais possesseur d’un exemplaire de son livre ?

Le jeune homme se redressa et finalement décida de s’approcher un peu plus près. De mon côté, ce satané sort m’empêchait de faire de même. Peut-être qu’il avait oublié qu’il en avait lancé un et que j’étais bel et bien bloqué. Si j’avais eu peu de jugeote, j’aurais tenté quelques sorts pour l’affaiblir. Bonjour les ennuis que ça m’aurait attiré !
Désormais, nous nous tenions tous les deux à quelques pas l’un de l’autre. Il n’y avait que ce sort invisible qui lui servait de barrière de protection qui nous séparait vraiment. L’homme devant moi portait un pull et une veste. Je mis les couleurs mal accordées sur le compte de la visite surprise. Contrairement à la représentation que je m’étais faîte de l’homme à qui j’aurais peut-être eut à faire, je dois avouer qu’il me paraissait beaucoup plus sympathique. Je m’attendais à un vieux sorcier rabougri et colérique. Pas trop l’image que dégageait l’individu en face de moi. « Could you please low down your wand, sir? You’re making me sweat. » « Yeah, sorry, » répondit l’homme presque aussitôt. Il devait sûrement avoir oublié qu’il l’avait pointé sur moi. Il m’accorda cette requête de baisser sa baguette mais il ne la rangea pas. Souriant et le remerciant d’un petit mouvement de tête, je voyais bien qu’il n’avait toujours pas confiance. « I'm not used to people coming here. It's just for safety. 'Never know when a man'll loose his temper’. » J’acquiesçais d’un signe de tête avec un petit « yeah » discret et presque silencieux. Sur ce point, il avait bien raison. Il continua « Don't worry about that, just tell me why you want to see him ? » « Nothing much really. Just a little talk, a little chat. Few words. » Je m’arrêtais pour regarder autour de moi.
Un bruit venait de s’échapper de derrière l’homme dans la forêt. Dans ma tête, l’image de dragons surgit immédiatement. Croisant le regard du supposé-mais-pas-encore-confirmé Nicholas, je rajoutais avec un sourire satisfait et un petit haussement d’épaule « Maybe more... » « If it's about dragons, I think you could find all your answers in that . » Il venait de confirmer mes suspicions. Il savait exactement de quoi parlait ce livre. Il savait également à quel point il était précis et détaillé. « Oh yeah, you got that right ! This book is a real treasure about dragons. » J’étais prêt à continuer ma phrase mais j’hésitais pendant une seconde. J’étais sûr qu’en dire plus sur moi pouvait être dangereux mais j’avais également envie de dépasser cette barrière invisible. Peut-être que s’il connaissait plus mes intentions, il me ferait davantage confiance. « I actually didn’t come to talk about dragons. I mean yes but not just dragons. I came because I’d like to learn a few things from M. Windstorm. » Tentant le tout pour le tout, je continuais « As I told you I am from Lake University but truth is I want to become a Magizoologist. Textbooks and classes are a nice start but they do not give me a true sense of what it is like to be one. » J’expliquais tout cela avec une certaine décontraction dans la voix. « That is the reason why I came to find someone who actually knows what he’s talking about. And the only person who seemed really passionnate about fantastic beasts was him. » J’avais pris le livre et pointait le nom de l’auteur en le montrant à mon interlocuteur. « What do you have to say about that M. Nicholas Windstorm ? Are you okay with me learning a bit more about your life and your dragons ? »


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