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 [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:11





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »
Le ciel était extrêmement noir lorsqu’Opale ouvrit les yeux. Bien enveloppée dans ses draps, elle poussa un grognement avant de les refermer encore plus fort, comme si ce simple geste pouvait l’aider à replonger dans le sommeil réparateur qu’elle venait sauvagement de quitter. Mais à peine retombait-elle dans l’obscurité que la même perturbation lui fit ouvrir les yeux. Est-ce qu’elle rêvait où sa tête lui faisait un mal de chien comme si on la frappait avec un… « Houhou… » Non… non, je n’entends pas de bruit, ils sont seulement dans ma tête. « Ouh… Ouh… ? » Dans tes rêves, mon vieux… je dors, ça se voit pas ? Mais à peine cette pensée traversa-t-elle son esprit qu’Opale se retrouva sur le sol, le nez au plancher. Est-ce qu’Ellie venait réellement de la pousser en bas de son lit comme une sauvageonne, alors qu’elle n’était même pas dans le dortoir ? Maudite magie ! « Non, mais ça va pas la tête ? » grogna-t-elle en se relevant, tentant par tous les moyens de ne pas élever la voix pour ne réveiller personne d’autre dans leur dortoir. En époussetant son pyjama à rayures, la blondinette lança un regard noir au hibou de son ami qui la regardait, la tête de travers, un message à la patte. « Et si on sortait un peu ? » Opale n’en cru tout simplement pas ses yeux. Elle jetta un coup d’œil à l’heure, la nuit venait à peine de commencer, mais elle dormait déjà à poing fermé. Elle tombait de fatigue et, dans ces moments-là, non seulement elle était grognonne, mais elle se mettait toujours à dire n’importe quoi. Elle passa une main dans ses cheveux courts qui repoussaient beaucoup plus rapidement depuis l’intervention du professeur de potions de Poudlard. Ce qu’il pouvait être gentil, ce doux professeur, quand il s’y mettait. « J’imagine que tu vas me pousser en bas de mon lit encore une fois, si je dis non, pas vrai ? » gromella-t-elle. En poussant un soupir, Opale ouvrit sa mallette pour enlever son pyjama et mettre quelque chose de plus convenable pour un soir d’automne. Après tout, elle n’allait tout de même pas sortir en pyjama pour aller… mais c’est une bonne question ça, elles allaient où comme ça ? Elle se jeta à l’extérieur de son dortoir, impatiente de voir sa meilleure amie a l’extérieure. La Serpentarde l’attendait, les bras croisés. « Où as-tu l’intention d’aller, d’ailleurs ? » Opale avait choisit son pantalon moulant noir et son chandail rouge, certaine qu’elle en aurait besoin en accompagnant son amie à l’extérieur, alors qu’Ellie lui expliquait qu’elle avait des choses à remettre à son frère et… quelqu’un d’autre qui se trouvait au bar. Opale haussa un sourcil en se tournant vers elle. Quelqu’un d’autre ? Pas curieuse pour deux mornilles, Opale souleva ses épaules dans un geste de lassitude et d’indifférence, ne voulant pas en savoir plus de toute façon. Elle était de mauvaise humeur au réveil, vous vous souvenez ? Elle enfila sa veste de cuir qui la protègerait certainement du froid et ses bottillons noirs aux talons si bas qu’ils ne faisaient aucun bruit lorsqu’elle se déplaçait.C’était extrêmement important lorsque l’on voulait sortir discrètement de l’école, telle une ombre. Hors de question de les mettre dans sa Salle Commune au risque de réveiller quelqu’un. Heureusement, la grosse dame dormait à poings fermés. Et, avec un simple coup d’œil vers Ellie, Opale pouvait se douter que cette dernière n’avait aucunement l’intention de rentrer tôt. Bah… elles pouvaient bien faire la fête un peu, vendredi soir rime avec aucun devoir. « Allons défier les lois de l’école, une fois de plus, ma chère amie. »

Il ne fut pas aisé de sortir en douce des murs de l’école. Les professeurs flânaient dans les couloirs, ce doutant certainement que certains étudiants profiteraient du week-end pour vivre quelques aventures nocturnes. Plus d’une fois, Opale se cacha derrière les armures qui, bonnes joueuses, ne dirent rien et ne firent aucun mouvement pour trahir sa présence. Marchant à l’ombre le plus souvent possible, parce que c’est ce que fait le héros dans les films moldus, la blonde maudit de n’avoir aucun moyen de traverser plus facilement le chemin menant à la grande porte et à la liberté tant recherché. Ellie connaissait bien des passages secrets, plus qu’elle en fait, mais ceux-ci étaient garder par des professeurs, des fantômes ou des systèmes de détections qui auraient tôt fait d’avertir les professeurs que des fugitives s’y trouvaient. Ellie et Opale avançaient à pas de tortue, surtout que les escaliers s’amusaient à les mener le plus loin possible de leur but. Lorsqu’elles arrivèrent finalement à la porte, Opale se mordilla la lèvre et poussa la porte qui ne bougea pas d’un seul pouce. « Bien sûr… c’était trop facile. » Elle se déplaça sur le côté, préférant laisser à sa meilleure amie serpentard le soin de les sortir de cette impasse. Ce n’est pas qu’Opale ne pouvait pas y arriver, mais elle se connaissait trop bien pour savoir qu’elle finirait par faire une bourde monumentale, alors il fallait mieux que ce soit elle qui s’en occupe. Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, elle regarda la brunette qui n’avait absolument rien avec elle. Elle avait bien dit qu’elle devait apporter quelque chose à Shawn, pas vrai ? Elle n’avait même pas une bourse ou un sac à ses côtés. Alors qu’elle s’apprêtait à lui faire la réflexion, elle sursauta en entendant Ellie pousser un petit cri mélangeant surprise et joie. Elle venait de déverrouiller la porte, comme une voleuse professionnelle. Opale ne comprenait toujours pas comment elle pouvait y arriver aussi facilement. Avant que celle-ci ne se referme, les deux jeunes femmes se précipitèrent dehors, en riant fortement, incapable de retenir plus longtemps leur moment de bonheur. Elles avaient réussi !

L’herbe était fraîche, tout comme l’air qui enveloppait la cour. Opale prit une grande bouffée d’air, il sentait la liberté. Elle jeta un regard à Ellie qui semblait aussi heureuse qu’un pou. Était-elle aussi heureuse parce qu’elle s’apprêtait à rendre visite à son frère qu’elle aimait plus que tout au monde ? Probablement, oui, car il n’existait aucune autre raison valable aux yeux de la gryffondor. Opale afficha un sourire attendri, puisqu’elle aussi serait très heureuse d’avoir son frère aussi près d’elle. Ses traitements se passaient plutôt bien, il semblait être dans un très bon moment. Après tout, la leucémie était une maladie qui ne pardonnait jamais. Il lui avait envoyé une photo de lui, toujours aussi roux que les carottes des cuisines, avec le nouveau chien que ses parents lui avaient acheté pour lui remonter le moral et il lui avait dit, en blaguant, qu’il mangerait Neige d’une seule bouchée. Opale sortit de sa rêverie en entendant le claquement de doigt d’Ellie dans oreille. Elle poussa un cri de douleur, y portant aussitôt la main, comme si ce simple geste saurait amoindrir le sifflement constant laissé par le claquement. Elle avait l’impression d’avoir fait la guerre et qu’une grenade venait d’exploser à ses côtés. Dommage collatéral. « Tu es de retour parmi nous ? » Opale lui lança un regard pétillant de rage. Elle détestait lorsque son amie lui faisait quelque chose d’aussi inhumain. « Tu veux me rendre sourde ou quoi ? Tu commences par me pousser en bas de mon lit et, maintenant, tu me bousille les tympans ! Et c’est toi que j’ai choisi comme meilleure amie… » Ellie ne répliqua rien, se contentant de balayer ses arguments de la main en avançant vers Pré-au-lard. Après tout, elle avait bien l’habitude de l’entendre râler pour un rien. Opale jeta un regard au loin, imaginant déjà le trajet à venir. Mais c’est que c’est loin de s’y rendre à pied ! Opale la suivit docilement sans dire un seul mot, mais son regard se porta aussitôt vers la maison du garde-chasse. Elle n’y pouvait absolument rien, c’était un automatisme maintenant, lorsque la cabane était en vue. Elle se mordilla la joue en remarquant la fumée qui sortait de la cheminée et la lumière qui prouvait qu’il était toujours debout. Elle soupira, tentant de penser à autre chose. Chaque fois, c’était la même chose… elle commençait à penser à lui et ne s’arrêtait plus avant un très long moment. Cette fois, elle devait le faire pour le bien de son audition. Il était hors de question qu’Ellie claque de nouveau des doigts. « Dis-moi, Ellie… c’est bien maigre comme contenu. Il n’a pas besoin de grand-chose ton frère... » Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase qu’elle se buta contre le corps de la verte et argent qui s’était immobilisée. Aïe, mon crâne. Décidemment, ce n’était pas du tout sa soirée. Le nez, l’oreille et maintenant sa tête. Ellie se retourna vers elle. « C’est pas vrai… j’ai… » « Oublié ? Tu traînes beaucoup trop avec moi, ma pauvre. Je suis en train de déteindre sur toi.» Opale afficha un grand sourire alors que sa grande amie retournait sur ses pas vers Poudlard. Opale la regarda, sidérée. Elle croyait aller où comme ça ? « Tu ne vas tout de même pas retourner à l’intérieur ? » Elle pouvait être vraiment dérangée Ellie ! « Je dois absolument lui apporter ça ! Tiens… tu n’as qu’à aller là-bas ! » Opale se retourna pour voir ce que pointait Ellie. La cabane d’Andrew… « Quoi ? Mais, je… je… je peux pas… » Mais Ellie était déjà loin. « Je vais venir te chercher ou pas… si… » La brunette marcha de reculons en plaçant deux doigt l'un contre l’autre pour imiter deux personnes en train de s’embrasser avec fougue et passion. Il n’en fallut pas plus à Opale pour rougir bêtement, mais elle ne répliqua rien, son amie taquine était trop loin. Restant sur place comme un arbre perdu en pleine verdure, Opale pesa le pour et le contre. Un petit sourire s’afficha tout de même sur ses lèvres lorsqu’elle prit sa décision et qu’elle s’élança vers cette cabane qu’elle connaissait maintenant comme le fond de sa poche.

La porte se trouvait devant elle, dernier obstacle avant de retrouver Andrew. Elle passa une main tremblante dans ses cheveux courts, le cœur battant. Allait-il lui en vouloir ? En effet, la flamboyante blonde n’avait pas remis les pieds ou adressé la parole à son garde-chasse depuis cette rencontre étrange entre eux, son infirmière personnelle et l’un des membres du personnel de Poudlard. Entre temps, ses cheveux étaient tombés, ses si beaux cheveux blonds. Elle resta là, plantée devant cette porte, ne sachant pas comment agir, quel geste elle devait faire. Un dernier regard derrière elle lui confirma qu’Ellie était de nouveau à l’intérieur. Reviendrai-t-elle vraiment ou laisserai-t-elle sa meilleure amie vivre un moment avec le brun qui faisait battre son cœur depuis si longtemps ? Opale ferma les yeux et baissa la tête. Elle pouvait tout aussi bien le déranger ! Il n’y avait qu’un seul moyen d’en être certaine… Jetant des regards autour d’elle, Opale finit par trouver un seau qu’elle plaça sous une fenêtre. Ce n’était pas bien de jouer les voyeuses… et si elle tombait sur quelque chose qu’elle ne voulait pas voir ? Elle suspendit son geste avant de prendre une grande respiration remplit de courage et de monter sur le seau pour jeter un coup d’œil à l’intérieur. Sa petite tête dépassa le cadre et elle put voir la cabane du garde-chasse. Elle retint sa respiration alors qu’elle voyait Andrew, assit dans sa grande chaise, un livre sur les genoux. Tout près de lui, une autre de ses mixtures bouillait, ressemblant étrangement à la première qu’il préparait lorsqu’ils furent interrompus par Elizabeth. Pour simple éclairage, quelques bougies qui donnent à la pièce un aspect romantique et... Quoi ! Romantique ?! Aussitôt cette pensée traversa son esprit et Opale sentit qu’elle perdait prise et se rapprochait dangereusement du sol. Pour changer tiens ! Comme si c’était la première fois de la journée ! Afin d’éviter de faire du bruit, elle sauta pour ne pas se prendre les pieds dans le seau. Elle poussa une plainte en sentant le sol entrer violement en contact avec elle. Elle n’avait pas fait de bruit. Soulagée, elle se releva et, sans le faire exprès, botta bruyamment le seau qui ne trouva pas de meilleur endroit pour atterrir que… la porte de la cabane. Bien sûr… Elle jeta un regard paniqué à la fenêtre, percevant l’ombre du garde-chasse qui se déplaçait à l’intérieur, se dirigeant vers la porte, certainement impatient de comprendre ce qui pouvait faire autant de bruit à l’extérieur. Et merde… pour la discrétion, on repassera ! Alors qu’elle pensait à prendre ses jambes à son cou et retourner bien au chaud dans son lit, loin d’Ellie et de ses idées brillantes, la porte s’ouvrit sur un Andrew qui ne cachait pas du tout sa surprise. Opale rougit fortement, il était impossible de ne pas se rendre compte qu’elle avait regardé par la fenêtre avec tous les indices qui l’entouraient. Elle était loin d’être un ninja ou une criminelle endurcie. Elle tenta de se donner un air détendu et cool… mais c’était peine perdue avec cette rougeur qui ne cessait de prendre de plus en plus de place sur ses petites joues. Euh… salut, mon petit canard ? »


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Amen
Last night I had a dream The dream I had was true I fell through the stars When walking on the moon Burned like a thousand candles in his arms
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Wizard ϟ Call it magic

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:21



❝You and me❞
Drewpale

Les arbres étaient denses, trop denses pour lui permettre de dessiner le chemin de sa course. Il courait a perdre haleine, les yeux rivés devant lui, là où sa dernière chance d'échappatoire se trouvait. Il ne savait plus depuis combien de temps il courait ainsi. Des minutes ? Des heures ? Il en avait perdu le compte. La forêt interdite était si grande qu'il aurait pu s'y perdre en un clin d'oeil, malgré sa connaissance quasi méthodique des lieux. Il y avait passé des journées entières mais, a cet instant, elle était devenue sa pire ennemie. Ses ombres évoluaient devant ses yeux, emplissaient ses poumons et le faisaient suffoquer de fatigue. Il osa à peine jeter un oeil derrière lui. Il était la. Il le savait. Sa forme trapue et immense le poursuivait sans relâche. Il crachait, grognait, raclait la terre de ses griffes acérées. Son souffle moite frappait sa nuque et son estomac se tordit. Il était beaucoup trop rapide pour lui. Il allait le rattraper. La seule chose qu'il ignorait, c'était quand.
Dérapant sur l'herbe chargée d'humidité, Andrew vira brusquement pour tenter de le semer. Ses poumons le brulaient. Il ne tiendrait plus très longtemps. Mais il ne pouvait pas abandonner... Pas maintenant ! Un grognement brutal. Un choc. Un poids énorme s'abattit soudain sur son dos et le fit basculer en avant. L'air quitta son coeur et ses yeux s'écarquillèrent sous le choc. Il tenta de mettre ses mains en avant pour se protéger, mais sa rencontre avec le sol fut trop rapide et un glapissement s'échappa de ses lèvres. La créature s'écrasa sur lui, lui coupant le souffle. Il n'avait déjà plus de force pour se battre. Il avait perdu. Encore.

« Ok, ok, c'est bon, je me rends ! »  geigna-t-il en remuant vainement pour tenter de déloger le poids sur son dos. Lorsqu'il le libéra enfin, Andrew se retourna pour faire face au renard noir qui le fixait, la langue pendante et la queue remuant de gauche à droite. Ebony semblait a peine essoufflé, alors que lui peinait à former des phrases. Une main posée sur sa poitrine, le garde-chasse lui lança un regard chargé de reproches. « Je suis sur que tu as encore triché ! On avait dit pas de transferts, c'est pas du jeu ! »  Ebony lui répondit d'un aboiement vexé et, sans prévenir, il se jeta de nouveau sur le garde-chasse, fourrant son museau contre ses côtes. « Qu'est-ce que tu... ? ...Ahahaaaah arreeeeete !! »  il se mit à gigoter dans tous les sens, hilares, les larmes lui venant aux yeux. Il tenta de repousser la créature mais se retrouva a s'accrocher dans ses poils en se tordant de rire. « Ca va je retire ce que j'ai dis, mais arrête de me chatouuilleeer j'en peux pluuusuhuhuh ! »

Avec regret, Ebony obtempéra enfin et se redressa, l'air le plus innocent du monde. Andrew posa un coude à terre, la moue boudeuse. « Sérieux, un jour tu vas me tuer comme ça. »  Le renard hulula comme réponse, les yeux rieurs. Il semblait fier de lui. Il leur arrivait régulièrement de se courser ainsi à travers la forêt. Ça faisait faire un peu d'exercice à Ebony, et Andrew adorait ce jeu qu'ils partageaient ensembles. Ils n'avaient pas besoin de se parler pour se comprendre : comme des enfants, ils jouaient, grognaient, se cherchaient et leurs émotions se lisaient plus facilement qu'un livre sur leur visage. Ou peut-être que c'était simplement parce qu'ils se connaissaient depuis très longtemps... Andrew l'avait recueilli, lui et ses frères et soeurs, alors qu'il n'était encore qu'un bébé. Il n'avait jamais su ce qui était arrivé à ses parents, ni s'il existait d'autres membres de sa race à travers le monde. Mais il n'avait pas pu se résoudre à l'abandonner, il y a de ça plusieurs années, et depuis, l'animal lui était resté fidèle.

Soudain, Ebony releva le museau et se figea. Ses pupilles étaient devenues presque noires. Andrew sentit un frisson parcourir son échine. « Ebony ? Qu'est-ce qu'il y a ?... »  L'animal le dévisagea. Puis, d'un coup de tête, il le poussa en direction de l'orée de la forêt. Il semblait fébrile, impatient. Andrew l'avait rarement vu ainsi. « Hey ! Mais qu'est-ce que tu fais ? La nuit vient à peine de commencer ! »  Il avait beau protester, Ebony ne cessa pas son petit manège avant que le jeune homme ne se remette sur ses pieds. « Tu vas quand même pas faire la tête à cause de ce que j'ai dis ? »  Ebahi, Andrew ne put que jeter un regard incompréhensif sur son ami qui souhaitait visiblement le faire partir. Pourtant, malgré son geste, il aurait pu jurer que le renard souriait. Comme s'il connaissait quelque chose qu'il ignorait et qui le faisait jubiler. Levant les mains en l'air, le garde-chasse abandonna la lutte. « Ca va, c'est bon ! Je m'en vais. Mais t'as intérêt à avoir une bonne raison. »  Ebony s'assit alors sur son arriere-train. Andrew pencha la tête, et le renard fit de même. C'était leur signe pour se dire au revoir. Puis, le coeur lourd, Andrew rejoignit sa cabane.

Andrew s'assit sur son lit, les bras ballants. Il n'avait pas du tout prévu de passer la soirée dans sa cabane, alors il ne savait pas trop quoi faire. La réaction d'Ebony lui tournait dans la tête, et il avait l'étrange impression qu'il manigançait quelque chose. Mais quoi ? L'homme soupira. Parfois, il avait du mal à le suivre.

La température avait quelque peu baissée avec la disparition du soleil et Andrew alluma un feu dans sa petite cheminée. Puis, une tasse de thé dans les mains, le garde-chasse choisit un bouquin au hasard dans sa bibliothèque. Il n'avait pas du tout sommeil, alors autant profiter des quelques heures qu'il lui restait avant le matin. Il tapota les coussins de son canapé, s'y enfonça avec satisfaction et tourna les premières pages de son roman. Le premier chapitre venait à peine de se terminer qu'un coup sourd frappa sa porte. Andrew sursauta, puis regard l'heure sur son horloge. Mais qui pouvait bien venir à cette heure-ci ? Ses sourcils se froncèrent. Les créatures ne sortaient que rarement de la forêt. Quant aux élèves, ils n'avaient pas le droit de sortir du château, alors... Andrew s'empara de sa baguette et se releva, l'oreille aux aguets. Mais il n'entendait plus rien. Sa poigne se resserra, son coeur battant un peu plus fort... Et sans crier gare, il ouvrit la porte d'un coup, prêt à se jeter sur... Une jeune blonde qu'il ne connaissait que trop bien. «Euh… salut, mon petit canard ? » « O-Opale ? Mais qu'est-ce que tu fais la ?! C'est dangereux d'être dehors à cette heure !! Et si... Et si les Ombres t'avaient prises pour cible ? » La panique la plus totale se lisait sur son visage alors qu'il imaginait la jeune femme se faire dévorer par des créatures informes qui se fixaient sur votre ombre. Un frisson d'horreur et une douleur forte le secouèrent de haut en bas. « Rentre... Dépêches-toi ! »  Il pressa la jeune femme pour la faire entrer dans sa cabane et jeta un dernier coup d'oeil à la ronde. Personne... Ni Ombre, ni professeurs. Andrew referma la porte derrière lui.

À l'intérieur, les bougies qu'il avait placé ci et là apportaient une atmosphère tamisée et apaisante. Andrew se détendit quelque peu et reporta son attention sur la jeune femme. Ses yeux s'agrandirent alors, plus que surpris. Les cheveux blonds de la jeune femme lui arrivaient désormais à peine dans le cou. Il leva une main pour les effleurer, doucement. « Tu as... Coupé tes cheveux ? C'est... Ca te va bien ! »  Andrew était hésitant. Il adorait son ancienne chevelure, mais il ne voulait surtout pas la vexer. Et puis... Il ne l'avait pas revu depuis cette soirée, avec Betty et le professeur Croft. Depuis cette fois où elle avait appris sa maladie... Andrew se sentit mal à l'aise. Mal à l'aise de lui avoir menti, et de l'avoir peut-être mise en colère. Et pourtant, malgré sa crainte sous-jacente, il était... Ravie de voir la jeune femme à nouveau devant lui. Elle lui avait manqué... Ses yeux pétillants, son visage d'ange... Les palpitations de son coeur augmentèrent dangereusement. « Je...»  Andrew se gratta la gorge. « Je suis content de te revoir. » Il regarda ailleurs, l’air gêné. Le garde-chasse sembla soudain se rappeler des bonnes manières et, dans un sursaut, il s'écria soudain : « Mais tu dois être gelée ! Tu veux que je te fasse du thé ? Je peux te prêter un gilet, sinon. »  Il se mit à s'agiter dans tous les sens, comme a son habitude. Il ne tenait pas à ce qu'elle prenne froid... Et puis, surtout, ça lui donnait une excuse pour dévier la conversation et ne pas passer tout de suite a la séance de questions-réponses. Honnêtement, il s'en passerait bien. Apres quelques instants de recherche, il farfouilla sous ses coussins pour en ressortir un vieux gilet de laine qu'il avait tricoté lors d'une longue période d'ennui. « Laa, voila ! »  s'exclama-t-il, ravi, en le posant sur les épaules de la jeune femme. « Ca te va... à ravir,»  commenta-t-il en retenant un pouffement de rire : il était bien trop grand pour elle.

© Pando

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:30





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La blonde se sentait un tantinet idiote, devant Andrew qui semblait des plus surpris. Oups… peut-être que ce n’était pas une bonne idée de venir le déranger comme ça, à l’improviste. En même temps, ce n’est pas comme si elle avait volontairement cogné à sa porte dans l’espoir de prendre le thé… c’était plutôt son perchoir improvisé qui en avait décidé autrement, bien qu’elle n’allait pas s’en plaindre, bien au contraire. Les moments passés avec lui étaient toujours très magique pour la rouge et or et Opale attendait avec une certaine impatience le prochain, le moment où elle pourrait de nouveau rire aux éclats lorsqu’il lui dirait une bêtise sans queue ni tête, qu’elle se mordrait la lèvre après une gorgée de thé trop chaude ou s’émerveillait tout simplement devant ses yeux magnifiques… sans oublier son extrême intelligence qui ne cessait jamais de l’impressionner jour après jour. « O-Opale ? Mais qu'est-ce que tu fais la ?! C'est dangereux d'être dehors à cette heure !! Et si... Et si les Ombres t'avaient prises pour cible ? » Les Ombres ? C’était quoi, ça ? Aussitôt, elle se sentit paniquée et commença à jeter des regards aux alentours. Lorsqu’elle replongea son regard sur lui, elle comprit qu’elle n’était pas la seule prise dans un état de panique. Son visage était tellement communicatif. « Et… C’est quoi des Ombres ? Je vais mourir, c’est ça ? » Mais Andrew ne semblait pas l’écouter, il la pressa plutôt d’entrer avec un « Rentre... Dépêches-toi ! » et la jeune élève ne se fit pas prier, passant devant lui, le frôlant légèrement au passage, ce qui la fit aussitôt frissonner.  Ce qu’il pouvait lui avoir manqué !

Lorsqu’elle entendit la porte se refermer, Opale resta dos à lui un moment avant de se retourner pour lui faire face. Il afficha alors une tête surprise et elle se maudit tout de suite de la tête qu’elle devait avoir. « J’ai une tête affreuse, c’est ça ? Mon maquillage a coulée ? Mais non, je me ne suis pas maquillée avant de partir. J’aurais du en mettre un peu, je le savais. En même temps, on allait seulement en boîte avec… » « Tu as... Coupé tes cheveux ? » Moment de malaise. Elle avait complètement oubliée ce fait. Elle passa une main tremblante dans ses cheveux courts qui avait poussés rapidement suite aux évènements du tournoi. Tout d’abord, elle n’en avait pas fait de cas, puisque les cheveux repoussent, mais elle devait avouer qu’elle avait un peu de mal à s’y faire. Elle s’en voulut tout de suite pour les paroles qu’elle venait de prononcées. Elle s’inquiétait pour la marque de son oreiller sur sa joue alors qu’il y avait une changement beaucoup plus fragrant sur sa personne qui ne passait pas facilement inaperçu. . « Euh, pas vraiment. Ils sont tombés durant le tournoi organisé par l’école. » «  C'est... Ça te va bien ! »  C’est à ce moment et seulement à ce moment qu’elle remarqua qu’il effleurait ses cheveux. La proximité avec sa peau la fit rougir… et dire n’importe quoi : « Merci. Le professeur Croft s’est bien occupé de moi. Il a promis qu’il ferait tout son possible pour qu’ils soient comme avant d’ici la semaine prochaine. » Opale ne trouva rien d’autre à redire… alors elle baissa honteusement la tête et fixa le sol. Oui, la semaine prochaine, elle pourrait de nouveau cacher les rougeurs sur ses joues avec sa chevelure de blé. Elle comprit la raison qui l’avait poussé à éviter Andrew pendant si longtemps : Elle ne voulait pas qu’il la voit ainsi. Eh bien, c’était raté maintenant !

« Je...» Oh… Elle releva vivement la tête juste à temps pour le voir se gratter la gorge, comme s’il allait dire quelque chose qui le rendait mal à l’aise. Oh non, il allait lui demandé de retourner au château, c’était ça ? Elle se prépara à partir, fermant les yeux, prête à éclater en sanglots une fois la porte refermée derrière elle. « Je suis content de te revoir. » Oooooh ? Bien qu’elle ait tout tenté, ses yeux s’étaient légèrement embués en entendant les paroles du garde-chasse. N’y tenant plus, elle se jeta dans ses bras et enfouit son visage contre son torse. « Tu m’as tellement manqué. » Aussi vite qu’elle s’y était jeter, Opale quitta ses bras et lui sourit grandement. Plus aucune trace de larmes sur son visage de porcelaine, seulement une joie véritable qui lui ferait comprendre immédiatement : Elle était heureuse et son cœur était tout près d’exploser en millions de cœurs. Andrew regarda ailleurs et la blondinette, emplit d’amour à cet instant même, se frictionna les bras. Malgré sa veste de cuir, elle tremblait comme une feuille, comme si toute trace de sang avait quitté ses veines. Le visage d’Andrew changea alors et il sembla ce souvenir qu’elle se trouvait avec lui en pleine nuit, dans une température assez froide. « Mais tu dois être gelée ! Tu veux que je te fasse du thé ? Je peux te prêter un gilet, sinon. » Avant même qu’elle ne puisse lui dire quoi que ce soit, son petit canard se mit à bouger dans tous les sens, aussi agité qu’un enfant devant le Père Noël. Le voir comme ça la rendait heureuse et elle se mit à rire. Mais où se trouvait Opale la guerrière, celle qui défendait tout le monde et ne prenait pas la peine de s’excuser de ses paroles ? Elle fondait tout simplement en présence de la personnalité chaleureuse du garde-chasse. Elle prit place dans le canapé et Andrew s’y jeta, comme s’il cherchait un trésor indiqué sur une carte. En soulevant un coussin de son canapé, il sembla trouver ce qu’il cherchait. « Laa, voila ! » s’exclama-t-il en déposant un chandail de laine sur ses épaules. Elle resta un moment interdite avant de lever les bras. Elle flottait littéralement dedans. « Ça te va... à ravir,» lui dit-il, entraînant un regard rempli de découragement, comprenant très bien qu’il voulait rire d’elle. « Non, mais ça va, ne te retiens pas ! Tu peux rigoler ! » lui dit-elle en riant de bon cœur elle-même. En plongeant son regard dans le sien, elle porta une manche à son visage pour en sentir l’odeur. Il sentait le soleil, la nature… tout ce qui représentait le garde-chasse. Elle ferma les yeux, sourit et lui dit de sa voix la plus douce : «Il sent toi… » Oups… non mais ça va pas dans ta tête ? Le soleil qui tape directement sur ton crâne a fait griller des neurones ? Elle se mit à rougir, mais ne dit rien de plus.

Comme pour s’empêcher de dire une bêtise de plus (parce qu’elle en dirait d’autre, donc autant faire en sorte qu’elle se calme un peu maintenant) elle prit l’initiative de se lever. Visiblement, Andrew avait déjà commencé à boire du thé et elle avait la gorge sèche, mais certainement pas parce qu’elle avait soif. Elle se gratta le dessus de la tête et regarda dans toutes les directions. Que pouvait-elle bien faire pour ne pas avoir à expliquer le comportement étrange qu’elle venait d’avoir ? Elle regarda le chaudron d’Andrew et s’approcha un peu, curieuse de voir ce qu’il y aurait à l’intérieur. Bien entendu, il ne s’agissait pas de la même mixture… en parlant de ça. « Dis-moi, tu as réussi la substance étrange qui bouillait lorsqu’Elizabeth est arrivée la dernière fois ou tu as du tout recommencer ? » Elle se tourna vers lui, les bras croisés sur sa poitrine. Elle ne souhaitait pas parler de cette rencontre plutôt étrange entre eux, le professeur de potions et sa femme, mais elle savait bien qu’ils devraient en parler un jour ou l’autre de toute façon. Il y avait quelque chose que son Drewie lui avait caché depuis leur rencontre et elle mourait d’envie de le savoir, même si elle attendrait qu’il le fasse par lui-même. Peut-être qu’en amenant le sujet subtilement, il ouvrirait son cœur plus facilement ? Avec n’importe qui d’autre, Opale aurait lancé un : « C’est quoi ces médicaments ? » mais pas avec lui, pas avec le lien spécial qui les unissait.

Opale jeta un regard nerveux par la fenêtre, en direction de Poudlard. Ellie n’était toujours pas en vue et elle avait encore un peu de temps avec celui qui faisait battre son cœur, mais si jamais elle revenait vraiment la chercher ? À moins que cette dernière ne soit à l’intérieur, face à des professeurs en colères qui lui demanderaient la raison de sa fuite nocturne… et la serpentarde ne dirait rien, on lui donnerait du veritaserum et Opale serait découverte ! Et s’il lui demandait pourquoi elle se trouvait chez le garde-chasse, ils apprendraient tout ! Puisqu’Opale avait tout avoué à sa meilleure amie ! Oh mon dieu, ce scénario était tellement effrayant que la jeune femme sentit son cœur manqué quelque battement avant d’accélérer à tout vitesse. Elle porta aussitôt sa main sur celui-ci pour qu’il se calme et prit une grande respiration. Non, idiote… tout ça, c’est dans ta tête et rien ne se produira. Bon sang, elle avait le don de se faire peur elle-même. Alors qu’elle regardait dehors, un éclair violet traversa l’herbe. Oh non… c’est ça des Ombres ? « Andrew… tes Ombres, elles sont violettes ? Je viens de voir quelques sortes traverser l’herbe et c’était violet. Je ne veux pas mourir ! » Elle jeta sur lui un regard paniqué. Allez, mon prince charmant, dis-moi que tout ira bien.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:35



❝You and me❞
Drewpale


Andrew se sentit beaucoup plus soulagé, une fois Opale mise à l’abri entre ses murs. Sa cabane n’était peut-être pas la protection la plus impressionnante qui soit, mais c’était toujours mieux que de rester dehors à la belle étoile. Et puis, si nécessaire, il savait comment se débarrasser des ombres... Même s’il ne souhaitait pas vraiment s’y frotter. Il l’avait fait, une fois, lorsqu’il avait été confronté à elles durant une nuit noire d’hiver, et il en avait gardé de lourds cauchemars qui l’avaient tourmentés des nuits durant. « Non, elles ne tuent pas... Du moins pas directement. Mais crois-moi, tu préfèrerais largement les éviter. » En tout cas, une fois sa frayeur passée, Andrew ne put que garder un regard un peu insistante sur le manque de chevelure flagrante d’Opale. Où étaient passés ses beaux reflets blonds et sa cascade de mèches le long de son dos ? Non, le garde-chasse ne la matait pas du tout. Il constatait. Il n’y avait rien de mal à ça ! « Euh, pas vraiment. Ils sont tombés durant le tournoi organisé par l’école. » «  C'est... Ça te va bien ! » Andrew se tut un instant, les yeux toujours rivés sur le dessus de sa tête, ses doigts les effleurant doucement... Il n’osait pas trop s’approcher, de peur de l’effrayer. Il recula sa main puis, soudain, il tilta. « Comment ça, ils sont tombés ?... Il s’agissait d’une épreuve ? D’un sort qui a mal tourné ? » L’homme se demanda s’il s’agissait d’Opale elle-même qui aurait raté l’une de ses incantations, mais il ne la voyait pas comme ça. Alors, une épreuve un peu étrange peut-être ? Tout de même, ce n’était pas dans les habitudes de Poudlard de proposer des tournois avec des pertes de ce genre... Après celui des trois Sorciers, bien sur. Mais celui-là, c’était une exception. « Merci. Le professeur Croft s’est bien occupé de moi. Il a promis qu’il ferait tout son possible pour qu’ils soient comme avant d’ici la semaine prochaine. » ...Andrew se renfrogna alors et, malgré ses plus grands efforts, il ne put s’empêcher de faire à moitié la tête. En langage commun, on aurait même appelé ça «bouder». Un grand gamin... Jaloux comme un pou. Encore ce professeur Crout ! Décidément, il fourrait son nez partout celui-là. Surtout lorsqu’Opale était dans les parages... Et ça, ça ne lui plaisait vraiment pas du tout. Et puis d’abord, qu’est-ce qu’il mijotait avec elle ? C’était pas normal de passer autant de temps avec une élève ! En plus il était moche. Et puis il ne l’aimait pas. « S’il s’est occupé de toi, tout va bien, alors... » répondit-t-il sur un ton qu’il se voulait détaché, mais où il ne parvenait pas à cacher la jalousie qui le tenaillait. Mais peu importait son foutu caractère ou le temps que pouvait passer Nathaniel avec la jolie blonde. Pour l’instant, elle était avec lui... Elle était revenue le voir lui, et il ne pouvait être plus heureux. Son petit coeur battait doucement de bonheur. Et puis, sans crier gare, Opale se jeta contre lui, son petit visage enfouie contre son torse, sa chaleur se mêlant à la sienne. Andrew se prit à rougir comme un adolescent.  Il aurait voulu qu’elle reste plus longtemps... Qu’il la prenne dans ses bras à longueur de temps, l’un contre l’autre, laissant juste leur respiration troubler le silence. Ce fut avec un petit pincement au coeur qu’il la laissa pourtant partir. Si vite. « Mais tu dois être gelée ! Tu veux que je te fasse du thé ? Je peux te prêter un gilet, sinon. » Il s’agitait dans tous les sens pour tenter de cacher son trouble, pour s’occuper les mains et ne pas dire d’autre bêtise. Il en était bien capable, il se connaissait, et la jeune femme parvenait avec brio à lui faire dire n’importe quoi.

« Non, mais ça va, ne te retiens pas ! Tu peux rigoler ! » Andrew observa la jeune femme en se mordant les lèvres, au bord de l’explosion de rire. Son gilet lui allait beaucoup trop grand, retombant sur ses épaules en lui donnant l’air d’un enfant. « Je... Je rigole pas... » articula-t-il en pouffant à moitié de rire entre ses doigts. La jeune femme porta alors la manche à son visage et sans trop savoir pourquoi, le garde-chasse se sentit gêné. « Il sent toi… » Andrew détourna le regard, tentant de ne pas avoir de pensées déplacées. Elle était... adorable, comme ça. Vraiment. Mais elle ne devait pas vraiment se rendre compte de la portée de ses paroles. Son attention se reporta d’ailleurs très vite sur son chaudron où bouillonnait encore sa mixture, comme si de rien n’était. Le jeune homme reprit une respiration un peu plus normale, redressa les épaules pour se donner bonne figure et s’approcha pour regarder, avec elle, par-dessus le chaudron. « Dis-moi, tu as réussi la substance étrange qui bouillait lorsqu’Elizabeth est arrivée la dernière fois ou tu as du tout recommencer ? » « Oh, oui, oui ! Ca fait quelques jours que je l’ai terminée, maintenant. Elle est là, bien au chaud, » précisa-t-il en tapotant son armoire à potions. « D’ailleurs, il faudrait que j’aille m’en servir assez rapidement, avant qu’elle ne se périsse. » Il réfléchit un petit instant, le sourire aux lèvres, puis... «... Tu voudrais venir avec moi ? Je pense que tu aurais une jolie surprise... » Il lui fit un clin d’oeil complice et mystérieux. À la base, en faisant cette potion, il avait déjà eu l’idée d’emmener Opale avec lui. Il voulait lui faire découvrir un peu plus son métier, sa passion, et puis il était très curieux de voir la réaction qu’elle aurait.

Puis, soudain, un éclair violet passa derrière les vitres. Andrew pensait avoir rêvé, mais... « Andrew… tes Ombres, elles sont violettes ? Je viens de voir quelque chose traverser l’herbe et c’était violet. Je ne veux pas mourir ! » Opale avait l’air paniquée, mais Andrew, lui, souriait plus que jamais. « Ca, des ombres ? Mais non ! Il n’y a pas plus affectueux que lui, ne t’inquiète pas. Je dirais plutôt que les ombres ont peur de lui. S’il est là, nous ne craignons rien, je t’assure...» Le garde-chasse se rapprocha de la fenêtre, incitant la jeune femme à venir jeter un oeil avec lui, mais déjà, Ebony avait disparu. Est-ce qu’il était reparti dans la forêt ? Peut-être l’incitait-il à le suivre ? Il était bien étrange, ce soir... Dans un sursaut, Andrew se repassa leurs derniers moments ensembles. Il l’avait pratiquement jeté en dehors de la forêt quelques instants avant que.... Avant qu’Opale ne vienne frapper à sa porte. Alors il l’avait pressenti !! Je rêve où tu essayes de me pousser dans les bras d’une élève, toi ? Tu sais que c’est pas très moral ? Comme s’il lui répondait, Ebony poussa un hululement de l’extérieur, juste derrière la porte. D’ordinaire, il grattait jusqu’à ce qu’il lui ouvre. « Je crois que tu l’impressionnes, Opale, » fit-il en se retournant vers la jeune femme, un sourire rassurant aux lèvres. « Il n’est pas si bien élevé en temps normal. » Il échangea un regard entre la porte et la jeune femme. Ebony avait l’air curieux. Il ne se montrait jamais aux humains, d’habitude... « Est-ce que tu veux rencontrer mon meilleur ami ? » lui demanda-t-il soudain, sans réfléchir. Il avait un peu peur de leur réaction à tous les deux, le souvenir encore brûlant du chasseur revenant frapper son esprit. Non... Opale n’était pas comme ça. Elle avait toute sa confiance. « Ne t’inquiète pas... » chuchota-t-il sur le ton de la confidence. « Il ne ferait pas de mal à une mouche. Et puis, dans le doute... Je serai là pour te protéger. » La protéger... ca sonnait presque comme un rôle de chevalier servant. Ca ne le dérangeait pas. Opale serait sa princesse. Allons, assez de bêtises. « Ebony ? Tu ne sautes pas sur mon invitée, d’accord ? » Andrew posa la main sur la poignée, méfiant. Puis il la tourna, doucement, tout doucement, jusqu’à ce que l’espace soit suffisant pour laisser passer un chien de grande taille... Et un éclair violet surgit de l’extérieur, se jetant dans la pièce à toute vitesse. « Eh, doucement ! » Lança-t-il en ne pouvant s’empêcher de rire. L’animal tourna en rond dans toute la pièce, reniflant ci et là comme s’il n’était pas venu depuis des siècles. Puis, soudain, son regard se posa sur la jeune femme, son gilet trop grand et ses cheveux rayonnants qu’il connaissait déjà. Il n’avait pas attendu cette rencontre pour venir observer cette humaine dont Andrew lui parlait tant. Il était sous sa protection, et il ne laisserait personne de mal intentionné s’approcher trop près de lui. Mais elle... Elle lui plaisait bien. Ebony hulula à son attention avant de s’approcher, calmant le rythme de ses pas, comme Andrew le lui avait appris. Puis il vint renifler les pieds d’Opale, à la fois craintif et menaçant. Il tourna autour d’elle, deux fois, trois fois, puis revint se placer devant elle, assis sur ses pattes arrières et plongea son grand regard ébène dans celui de la jeune femme. « Je te présente Ebony... C’est un Hurleur. Je l’ai recueilli lorsqu’il était tout petit. Et je crois qu’il vient de t’accepter comme l’un des siens. »

© Pando

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:40





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »
Opale se doutait bien que le but principal d’Andrew n’était pas de lui faire peur, mais l’état de panique qu’elle avait senti en lui lorsqu’il avait mentionné les Ombres, ses choses qu’elle ne connaissaient pas, avait suffi à lui donner des chaleurs. Habituellement, l’on ne commence pas à paniquer pour quelque chose de complètement inoffensif, pas vrai ? C’était un peu comme si on paniquait à la vue d’un chat… quoi que certaine personne avait une phobie pour les chats. Et Si les ombres n’étaient strictement rien et qu’il s’agissait seulement de la phobie du garde-chasse. Elle posa son regard sur lui alors qu’il lui expliquait: «  Non, elles ne tuent pas... Du moins pas directement. Mais crois-moi, tu préfèrerais largement les éviter. » Perplexe, Opale jeta de nouveau un regard dehors alors qu’il semblait maintenant nettement plus calme. Sans le vouloir, elle se sentait touchée qu’il puisse avoir ainsi peur pour sa vie. Elle comprenait qu’elle comptait au moins un peu pour lui et c’était l’une des choses qui lui faisait le plus plaisir au monde. Son regard se posa sur le château et elle se demanda encore une fois comment pouvait se porter sa meilleure amie. Et si elle avait rencontré des Ombres sur son chemin ? Non, mais Opale, arrête un peu de paniquer ! Ça ne sert strictement à rien de paniquer maintenant. « J’aimerais bien que tu me parles des Ombres. J’ai envie de les connaître. » Et si, par la même occasion, cette discussion lui permettait de gagner du temps supplémentaire à sa compagnie, elle n’allait certainement pas s’en plaindre ! Plus longtemps elle se trouvait avec Andrew, plus longtemps elle se sentait… vivante.

La blonde voyait bien que quelque chose perturbait Andrew et elle se doutait bien qu’il s’agissait de sa nouvelle chevelure. Elle-même n’arrivait pas encore à s’y faire totalement, mais elle ne paniquait pas, puisqu’elle savait que des cheveux, ça pousse ! Il était là, les effleurant doucement, provoquant un léger rosissement à ses joues, le regard fixé alors qu’elle venait de lui expliquer comment elle en était venue là. Visiblement, il n’avait pas compris, parce qu’il avait seulement dit que ça lui allait bien. Mouais, bof. Elle s’habituait, c’était tout. Lorsqu’il retira ses doigts de ses cheveux, elle fit une légère moue indéchiffrable et il comprit enfin. « Comment ça, ils sont tombés ?... Il s’agissait d’une épreuve ? D’un sort qui a mal tourné ? » Opale afficha un petit sourire amusé, Andrew était toujours tellement curieux et enchaînait les questions avant même qu’elle ne puisse répondre. Elle attendit un moment pour être bien certaine qu’il n’avait plus rien à dire avant de lui raconter sommairement son histoire. « Non, pas du tout ! Du moins, peut-être bien. J’ai bien compris qu’il s’agissait d’une idée de personnel afin d’unifier les maisons et les groupes, mais… ce n’était pas une idée des plus brillantes, si tu veux mon avis. J’avais Calixte dans mon groupe, pour mon plus grand plaisir. »  Elle garda le silence et lança un regard entendu à Andrew pour lui faire comprendre l’ampleur du carnage. « Notre groupe s’est rapidement retrouvé à l’infirmerie. J’ai eu de la chance de n’avoir aucune égratignure ! Calixte a fait chier un étudiant, je l’ai mordu, elle m’a giflé et après… BOUM ! » Avec ses mains, elle mima l’explosion. Elle se doutait bien qu’Andrew en avait entendu parler, puisqu’il était tout de même un membre du personnel. Peut-être qu’il ne connaissait pas tous les détails ? « Tous les étudiants sont arrivés, blessés ou transportant ceux qui ne pouvait pas se déplacer. J’avais déjà proposé mon aide à James, alors j’ai fait de mon mieux, avec Louisa, pour appliquer de la pommade à tout le monde et… tout à coup, les cheveux de Louisa, Zelda, May et les miens se sont mis à tombés. » Elle conclut alors en lui disant que le professeur Croft était entrée dans la tente, puisqu’il s’occupait de l’une des épreuves et qu’elle s’était jeté sur lui pour lui demander ce qu’il pouvait bien faire pour lui venir en aide.

Andrew eut alors une tête bizarre lorsqu’elle mentionna le nom du professeur. Sourcil froncé, comme chaque fois qu’elle mentionnait le maître des potions. Est-ce qu’il le détestait à ce point ? « S’il s’est occupé de toi, tout va bien, alors... » Une simple phrase qui glaça le sang de la jeune gryffondor, parce qu’elle arrivait à y ressentir toute la haine qu’il vivait et, aussi… de la jalousie ? Non, il ne pouvait tout de même pas être jaloux du professeur Croft, pas vrai ? Nooooooooooooooooooon… si ? Un petit sourire s’afficha sur les lèvres de la blondinette, un sourire de satisfaction qu’elle parvint à dissimuler et à transformer en quelque chose d’un peu plus taquin. . « Est-ce que mon beau Andrew est jaloux ? » Merde… est-ce qu’elle a dit beau ? Oh non, espèce d’idiote, tu ne dois pas dire des choses comme ça ! Se rendant compte de son énorme bêtise, Opale rougit avant de se racler la gorge dans un geste désespéré pour reprendre ses couleurs normales. Mais elle savait qu’elle ne pourrait pas le dissimuler plus longtemps.

Dans les bras d’Andrew, Opale pouvait se cacher et tenter de reprendre une respiration normale, bien que cette situation et cette position ne l’aidait pas à reprendre le contrôle sur son corps. Lorsqu’elle reprit le contrôle d’elle-même, elle se sépara de ses bras, bien trop vite à son goût, mais il était hors de question qu’Andrew comprenne maintenant qu’elle avait des sentiments pour lui. C’était beaucoup trop tôt. Il avait alors commença à s’agiter, cherchant à droite et à gauche un moyen de réchauffer Opale. C’est vrai qu’elle avait froid, maintenant qu’elle n’avait plus de bras pour l’entourer et la serrer très fort.

La laine sur ses épaules dépassait de tous côtés. Le garde-chasse la regardait en mordillant ses lèvres et il ne fallait pas ses ASPIC pour savoir qu’il était, en réalité, mort de rire. Quoi ? Elle avait l’air si idiote que ça ? « Je... Je rigole pas... » Ses doigts contre sa bouche n’arrivait pas à contenir son hilarité et Opale ne se gêna pas pour éclater de rire, espérant par la même occasion qu’il la suivrait dans son délire.

La manche tout près de son nez dégageait des odeurs qu’elle ne partagerait avec personne d’autre si elle le pouvait. C’était sans réfléchir qu’elle lui avait dit : « Il sent toi… » et elle avait tout de suite senti le malaise chez Andrew. Oups, elle avait dépassé les limites qu’elle s’était elle-même posées. Pour éviter qu’il ne lui dise qu’elle ne devait pas avoir ce genre de pensées envers un adulte de son école, elle porta son attention sur autre chose pour détourner le sujet de conversation. Tiens, le chaudron, quelle magnifique idée ! « Dis-moi, tu as réussi la substance étrange qui bouillait lorsqu’Elizabeth est arrivée la dernière fois ou tu as du tout recommencer ? » « Oh, oui, oui ! Ca fait quelques jours que je l’ai terminée, maintenant. Elle est là, bien au chaud, » Opale fixa l’armoire avec une certaine impatience d’en savoir plus. « D’ailleurs, il faudrait que j’aille m’en servir assez rapidement, avant qu’elle ne se périsse. » Andrew prit une courte pause et Opale lui lança un regard rempli de tendresse. Ce qu’il pouvait l’impressionné quand il agissait de la sorte ! Elle commença à se balancer sur ses pieds, triturant les manches de laine trop longues dans un mouvement d’impatience. «... Tu voudrais venir avec moi ? Je pense que tu aurais une jolie surprise... » Une jolie surprise ? Opale commença à sautiller, consciente qu’elle ressemblait beaucoup trop à une enfant et pas assez à une adulte pour plaire à cet homme qui faisait battre son cœur. Elle hocha vigoureusement la tête, elle était prête à se rendre au bout du monde avec lui, s’il le lui demandait.

Alors qu’elle était prête à partie, Opale avait remarqué des mouvements à l’extérieur. Elle avait tout de suite demandé à Andrew s’il s’agissait des Ombres, mais Andrew affichait un si grand sourire qu’elle se calma aussitôt. « Ca, des Ombres ? Mais non ! Il n’y a pas plus affectueux que lui, ne t’inquiète pas. Je dirais plutôt que les Ombres ont peur de lui. S’il est là, nous ne craignons rien, je t’assure...» Peur de lui ? Ouf, alors ! Andrew se dirigea vers la fenêtre, lui faisant signe de le suivre. Sans perdre une minute, elle vint mettre son nez à la fenêtre, collant sa tête contre la sienne pour voir à travers ce petit espace vers l’extérieur. Dehors, l’obscurité était présente, mais il n’Y avait absolument rien d’autre. Alors qu’elle fixait l’herbe à la recherche d’un peu de violet, un hululement se fit entendre à la porte. Sans s’en rendre compte, Opale se jeta de nouveau dans les bras d’Andrew, par sécurité. Elle n’avait pas réellement la trouille… enfin peut-être un peu. Opale n’avait peur de rien… elle craignait simplement les choses qu’elle ne pouvait pas voir. « Je crois que tu l’impressionnes, Opale, » lui dit-il en se tournant vers elle, son sourire ravageur s’adressant à elle. Oh mon dieu… elle était beaucoup trop près, mais elle n’avait pas envie de se reculer. « Il n’est pas si bien élevé en temps normal. » Opale ferma les yeux, l’écoutant à moitié. Elle allait l’embrasser, oui, maintenant, tout de suite ! « Est-ce que tu veux rencontrer mon meilleur ami ? » Hein ? Il se détacha d’elle et se dirigea vers la porte. Opale porta sa main à sa bouche, rouge de honte. Non, mais je rêve ? Elle allait le faire ! Encore une occasion ratée. « Ne t’inquiète pas... Il ne ferait pas de mal à une mouche. Et puis, dans le doute... Je serai là pour te protéger. » Était-il possible de rougir encore plus ? Bien que le fait qu’il parle de doute ne la rassure pas tout à fait, Opale hocha la tête, prête à voir ce fameux ami violet. « Ebony ? Tu ne sautes pas sur mon invitée, d’accord ? » Encore plus rassurant que ça, tu meurs ! Andrew ouvrit la porte doucement… tellement doucement qu’elle se demanda si le temps ne s’était pas arrêté. Lorsque l’ouverture fût assez grande, un éclair entra. Elle poussa un petit cri de surprise et ferma les yeux, alors qu’Andrew demandait à la chose de se calmer, une pointe d’amusement dans la voix. Elle se permit alors qu’ouvrir les yeux pour voir l’une des créatures les plus magnifiques qu’elle ait eu la chance de voir… Pas Andrew, hein, mais Ebony ! Ça ressemblait à un renard, sans en être vraiment un. Soudainement, son regard se porta sur elle et elle se figea, incapable de faire le moindre mouvement. Toujours son regard dans le sien, il fit son petit bruit étrange, comme s’il voulait lui parler, mais elle ne comprenait rien. Désolée, je n’ai pas mon dictionnaire créature/humain dans ma poche… Il s’approcha doucement d’elle et Opale sentit les mouvements de son cœur s’accélérer. Elle était excitée de cette nouvelle découverte et mourrait d’envie d’en connaître un peu plus. Il commença par sentir ses pieds et il semblait mitigé entre lui sauter dessus pour la dévorer ou prendre ses pattes à son cou. Il commença à tourner autour d’elle et Opale calma les battements de son cœur et adopta une posture inoffensive pour lui montrer qu’elle ne lui voulait aucun mal. Il ne lui fallut pas longtemps pour s’asseoir devant elle et la regarder, ce qui fit sourire Opale de toutes ses dents. Ce qu’il était magnifique ! « Je te présente Ebony... C’est un Hurleur. Je l’ai recueilli lorsqu’il était tout petit. Et je crois qu’il vient de t’accepter comme l’un des siens. » Opale regarda Andrew avec un surplus d’amour. « Je peux ? » dit-elle en pointant le sol pour lui faire comprendre qu’elle voulait se mettre à sa hauteur. Voyant qu’il ne disait rien, elle s’agenouilla devant cette créature qu’Andrew appelait Hurleur. C’était la toute première fois qu’elle en voyait un. Elle avança une main craintive vers lui en lui chuchotant : « Ebony… Quel nom magnifique. Tout aussi magnifique que son propriétaire. »


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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:46



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Drewpale


Andrew écouta la jolie blonde lui raconter ses déboires qui l'avait conduit à perdre ses cheveux, un air peu hébété sur le visage. Il n'était pas au courant de tous les détails, et il trouvait cette idée un peu... dangeureuse, avec les tensions qui habitaient le monde sorcier depuis quelques temps. Il pouvait comprendre l'envie du corps enseignant de réinstaller un climat de confiance plus propice à la paix, mais force était de constater que ce n'était pas le souhait de tous. Peut-être devraient-ils plutôt commencer à débusquer leurs traitres avant de les rassembler sous une même bannière... Ils n'avaient pas besoin de trahisons supplémentaires. L'air soucieux, le jeune homme se prit malgré tout à éclater de rire lorsqu'Opale lui notifia la morsure qu'elle avait infligé à Calixte. « Alors toi, t'es vraiment exceptionnelle ! Une vrai lionne. Tu n'as pas été répartie à Gryffondor par hasard ! Tu l'as mordu fort, j'espère ? » Demanda-t-il avec un clin d'oeil complice. Heureusement qu'il s'agissait d'Opale, parce qu'une autre élève aurait pu prendre cette remarque de travers. Il était censé montrer l'exemple et respecter les plus jeunes pensionnaires du château, après tout, c'était son rôle. Son contrat, même. Mais certaines personnes ne méritaient pas la moindre once de respect. Surtout lorsque l'on touchait à cette femme qu'il... Chérissait plus que de raison. Et il ne supportait pas l'idée qu'on lui fasse du mal. Cette fois où il l'avait ramené à l'infirmerie... La peur qu'il avait ressenti lui avait retourné le coeur. Il aurait voulu faire plus pour elle, mais n'avait que pu lui envoyer ses pensées et un petit bout de papier froissé sur sa table de chevet. Aujourd'hui... Ils partageaient plus. Quoi exactement, il n'en était pas tout à fait sur. Mais leur lien grandissait jour après jour et il s'en réjouissait, l'esprit allègre, le regard doux et tendre dès qu'il se posait sur elle. Si seulement le monde aurait pu n'exister que pour eux... Il n'aurait pas été obligé d'entendre parler de ce professeur qu'elle admirait tant et qui lui donnait l'envie de frapper quelque chose. « Est-ce que mon beau Andrew est jaloux ? » Le garde-chasse releva soudain les yeux, comme un petit enfant pris en faute. Jaloux ? Pff ! Absolument pas. Comme si le professeur Crout pouvait le dépasser dans quelque domaine que ce soit. A part son titre de professeur, il n'avait rien pour lui. Il avait la tête trop allongé, comme les lévriers, et sa voix lui filait des envies de baillement incontrolables. « Moi ? Pas du tout,» répliqua-t-il d'une moue boudeuse. Puis quelque chose... Lui fit détailler Opale avec attention. Elle rougissait... Pourquoi ? Andrew se repassa la scène dans sa tête... Et se rendit compte qu'elle l'avait qualifié de beau. Etait-ce cela qui la mettait mal à l'aise ? Etrangement, Andrew sentit ses joues se mettre à chauffer elles aussi. Il tentait toujours de ne pas prendre les marques d'affection de la jeune fille pour plus personnelles qu'elles ne l'étaient, mais parfois, elle ne l'aidait pas du tout. Elle était si jolie ainsi... Il avait envie de l'embrasser. Cette jeune fille, de 10 ans plus jeune, qui hantait ses rêves et ses errances. Si elle savait... Elle le fuierait. Andrew serra doucement son poing dans son dos pour contenir l'excès de douleur qui montait en lui. Il le savait, lorsqu'il s'était laissé aller... A l'aimer. Il savait que ce serait dur. Mais il n'avait pas pu lutter contre elle. Elle s'était lentement et surement infiltrée dans chacune de ses pensées, chacun de ses battements.

Un éclat de rire, une hilarité partagée qui le tire un instant de sa silencieuse litanie. Elle est si jolie quand elle rit. Il lui sourit, heureux de la voir si excitée lorsqu'il lui propose de la suivre pour découvrir les secrets de cette potion. Il espère de tout son coeur pouvoir lui faire une bonne surprise. Peut-être qu'ainsi elle aurait envie de rester un peu plus longtemps. Un peu pour toujours ce serait mieux, mais l'espoir est une chose qu'il relègue au fond de son coeur. Ce soir, peut-être ? Le ciel est clair, parfait pour une ballade nocturne. Il s'apprêtait à lui proposer de quitter la cabane lorsque des ombres s'affolèrent contre sa fenêtre, une vive lueur violine traversant son champ de vision. Il sourit. Lui ouvre la porte. En quelques instants, Ebony s'empare des lieux et s'approche d'Opale, la reniflant de haut en bas pour y déceler celle qu'elle est. Andrew les observe, à peine nerveux. Il a tant de fois parlé de la jolie blonde au hurleur qu'il devait déjà la connaitre, mais il avait toujours un peu peur qu'il ne réagisse pas de la bonne manière. Malgré tout ce qu'il pouvait penser, Ebony restait une créature encore peu connue de la communauté sorcière, et si le lien qui les unissait tous les deux était irremplaçable, ce n'était pas le cas avec le reste des Hommes. Le garde-chasse se mordit la lèvre. La rencontre semblait bien se passer. Le renard avait réussi à se calmer un peu et reposait aux pieds d'Opale, plus calme. Son regard n'exprimait que la curiosité, désormais. La jeune Gryffondor sembla se détendre elle aussi puisqu'elle adopta une attitude innoffensive, prouvant à la créature qu'elle n'avait rien à craindre. Andrew approuva silencieusement son geste, touché qu'elle porte tant d'apportance à Ebony. Elle avait l'air tout autant fasciné que lui, lors de leur première rencontre... Il s'en souvenait encore comme s'il s'agissait d'hier. Un doux parfum d'herbe fraîche et de sous-bois lui revint en mémoire. Il était si petit à cette époque... Et déjà si puissant. Il savait vraiment s'adoucir lorsqu'il le fallait. « Toi, tu sais comment plaire aux femmes... » chuchota-t-il à l'adresse d'Ebony qui lui répondit en secouant sa crinière. Opale tourna son regard de braise vers lui. Ah... Pourquoi se sentait-il toujours si troublé lorsqu'elle le fixait ainsi ? Il aurait pu se perdre.  « Je peux ? » Andrew hocha doucement la tête, un mouvement si faible qu'il douta que la jeune Gryffondor  ne l'ait aperçue. Elle tendit une main, craintive, en direction du renard. « Ebony… Quel nom magnifique. Tout aussi magnifique que son propriétaire.  » Cette fois-ci, Andrew sentit que la rougeur de son visage s'étendait jusqu'au cou. « Fais attention, je crois que tu penses tout haut... » lui fit-il remarquer, taquin, et un peu gêné aussi. Elle avait l'air ailleurs... Sans doute n'avait-elle pas fait attention à ce qu'elle disait. L'ambiance était douce, mystérieuse. La présence d'Ebony entre eux lui insufflait le calme suffisant pour calmer ses peurs, ne serait-ce qu'un instant. Son regard se posa sur Opale, immobile.  « Je ne tiens pas la comparaison face à toi,» murmura-t-il. Ses yeux se dérobèrent, hésitant. Il espérait... Ne pas la mettre mal à l'aise. Il avait seulement besoin de lui dire ce qui lui pesait sur le coeur. Même un tout petit peu.
Ebony hulula doucement sous le contact de sa main, et pencha la tête pour venir s'y glisser, quémandant des caresses plus appuyées. Il avait fermé les yeux, acceptant la présence d'Opale sans broncher. Il s'avança encore un peu et se laissa presque tomber sur elle, dans ses bras, comme un gros chat sur son maitre. Sauf qu'il était légèrement plus lourd. « Ebony ! » le rabroua Andrew avec un petit rire. « Je t'avais dit de faire doucement ! » L'animal baissa les oreilles dans sa direction, agacé et penaud à la fois. « Tu peux le pousser, s'il est trop lourd. Il a l'air de bien t'aimer en tout cas... Tu n'as pas peur ? » Il était curieux de connaître face à cette créature méconnue. Il ne l'avait jamais présenté à qui que ce soit d'autre. Entre eux deux, c'était particulier... Mais avec Opale, il savait qu'il n'avait rien à craindre. Andrew s'accroupit à leur niveau pour venir gratouiller son vieil ami derrière l'oreille, là où se trouvait son point faible. Ebony remua un moment la queue, ronronnant presque dans les bras de la jeune fille, avant de rouvrir les yeux et de les braquer sur Andrew. Celui-ci haussa les sourcils. Qu'y a-t-il ? Il crut lire une lueur de défi dans le regard de l'animal. Quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout et qui ne lui disait rien qui vaille. Ebony se releva soudain, renversant à moitié la Gryffondor dans son empressement. Le garde-chasse voulu le réprimander, mais il n'en eut pas le temps. Il semblait soudain surexcité et, usant de sa carrure impressionante, il fit basculer Opale en avant... Droit dans les bras d'Andrew. Pris par surprise, le garde-chasse la réceptionna du mieux qu'il put, attrapant sa taille pour la retenir avant la chute. Ses mains glissèrent sur le tissu de sa chemise. Il pouvait sentir la chaleur de sa peau en dessous. Il inspira doucement, craintivement. Elle était tout près de lui. Son regard glissa sur elle... Ses lèvres pleines, l'éclat de ses yeux, ensorcelants... Ses doigts glissèrent sur sa taille, à la lisière de sa chemise, là où sa peau était mise à nue. Son regard se plongea dans le sien. Ses questions étaient silencieuses... Son coeur battait à se rompre. Il ne voulait pas l'effrayer. Elle était si belle... Si proche... L'une de ses mains remonta lentement jusqu'à son visage. Il hésita... Effleurant sa peau, douce et si pâle... Du bout des doigts, il caressa doucement sa joue avec la hantise de la voir s'éloigner trop vite. Pas tout de suite... Il voulait juste... Sa main se posa au creux de sa nuque. Il n'en avait pas le droit. Mais il le voulait. D'une douce pression, il la rapprocha de lui. Et, les yeux clos, le coeur sur le point de lâcher prise, ses doigts enfouis dans ses cheveux d'or, Andrew pressa ses lèvres contre celles de la femme qui avait emporté sa raison.

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 0:50





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »

Opale s’était mise en tête d’être totalement honnête avec Andrew… dans la limite du possible, bien entendu. Elle voulait absolument tout lui dire, mais elle prenait bien garde à ne pas laisser sortir les sentiments qu’elle avait pour lui, bien qu’elle disait toujours quelque chose qui finissait par la rendre mal à l’aise. C’était pour cette raison qu’elle lui avait dit sans cachotteries qu’elle avait mordu et c’est avec une petite satisfaction qu’elle entendit ce rire qui lui plaisait tant. Un grand sourire s’afficha alors sur les lèvres du l’étudiante alors qu’elle le regardait sans prendre la peine de cacher tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui. « Alors toi, t'es vraiment exceptionnelle ! Une vraie lionne. Tu n'as pas été répartie à Gryffondor par hasard ! Tu l'as mordu fort, j'espère ? » C’était bien ça qui lui plaisait énormément chez son garde-chasse. Même s’il était un membre du personnel, jamais il ne lui ferait une réprimande. Elle avait tout de même mordu une autre étudiante et ce n’était pas un geste que l’on recommandait à quelqu’un de faire. Mais Andrew était au courant depuis bien longtemps des petits accrochages entre le serpent et la lionne et c’était même grâce à cette dernière s’il avait pu faire plus ample connaissance. D’une certaine façon, Opale lui était redevable, même si elle ne l’avouerait et ne le lui dirait jamais. « Je dirais que j’ai frappé assez fort pour qu’elle me prenne le bras et me gifle. J’ai encore le souvenir de sa main sur ma joue. » La blonde lui sourit tout de même pour lui faire comprendre qu’elle rigolait et que c’était maintenant une chose du passé. Elle avait frappé et reçu tellement de coups avec la blonde des enfers qu’elle ne pouvait même pas les compter avec tous les doigts disponibles de Poudlard. Enfin, c’était une façon de parler, bien sûr.

Sans s’en rendre compte, Opale avait dit à Andrew l’un des choses qui lui pesait sur le cœur. « Est-ce que mon beau Andrew est jaloux ? » Beau… un mot qui ne franchissait pas souvent les lèvres de la blonde étudiante. Elle l’avait dit sans vraiment y penser, comme chaque fois et elle s’en mordait maintenant les doigts. Elle tenta de faire comme si de rien n’était, mais elle n’avait aucunement le contrôle sur sa température corporelle qui lui jouait maintenant des tours en faisant rougir outrageusement ses joues. Au départ, Andrew ne remarqua absolument rien. Il était probablement trop concentré sur cette haine envers le professeur Croft qu’elle ne comprenait pas encore. Peut-être qu’elle aurait le courage de lui demander aujourd’hui ? Il la regardait, comme si elle avait compris quelque chose qu’elle ne devait pas comprendre. C’était vraiment ça ? De la jalousie ? « Moi ? Pas du tout. » Et cette réaction eut pour simple effet d’accentuer la rougissement déjà ridicule de ses joues. Son cœur se mit à battre beaucoup plus vite alors qu’elle tentait par tous les moyens de garder un rythme cardiaque qui ne provoquerait pas sa mort prématurée. Sa moue boudeuse était tout simplement adorable et Opale avait la main engourdie. Elle ne se rendait tout simplement pas compte qu’elle la serrait si fort depuis un bon moment pour s’empêcher de caresser sa mâchoire. Et puis, quelque chose d’étrange se passa. Andrew, sans aucune raison, se mit lui aussi à rougir et la dû voir la triste réalité en face : Elle venait de le mettre mal à l’aise avec son qualificatif des plus révélateurs. Elle tourna alors la tête pour ne plus regarder ses yeux magnifiques qui, elle croyait, cherchaient une explication à tout ça.

Ebony était une créature tout simplement adorable et magnifique. Plus Opale la regardait et plus sa peur s’évaporait comme l’eau durant une chaude journée d’été. Pendant un moment, elle oublia Andrew pour se concentrer sur cette nouvelle découverte qui la remplissait d’excitation. La gryffondor adorait les créatures magiques plus que tout au monde et elle voulait en faire son métier. La première fois qu’elle avait posé les yeux sur une licorne, elle avait compris pourquoi sa mère les peignait si souvent durant son enfance. Andrew adressa la parole à Ebony, mais elle ne comprit rien. L’Hurleur sembla alors lui répondre et Opale eut un grand sourire. La relation qui les liait tous les deux semblaient tout simplement magnifique et elle espérait bien vivre quelque chose d’aussi beau dans le futur. Elle avait alors hésité un moment avant de regarder son aimé et de lui demander si elle pouvait caresser le poil qui semblait si soyeux d’Ebony. C’est à peine s’il bougea la tête, mais le comportement inoffensif de la brisa toutes ses barrières. « Ebony… Quel nom magnifique. Tout aussi magnifique que son propriétaire. » Alors qu’elle caressait cette créature qu’elle ne connaissait que depuis quelques minutes, la douce voix d’Andrew trouva le chemin de son oreille. « Fais attention, je crois que tu penses tout haut... » Il y avait une légère gêne dans le timbre de sa voix qui surpris Opale. Mais qu’est-ce qu’elle avait dit ? Et c’est à ce moment-là qu’elle voulut mourir. Elle venait, de façon tout à fait ouverte, de déclarer haut et fort une des choses les plus précieuses à son cœur. Comment ne pas mourir de honte ? Elle se mordilla fortement les lèvres, tentant par tous les moyens de ne pas se mettre à rougir et, surtout, à pleurer. Parce qu’elle n’avait que cette envie, en ce moment, de pleurer. Comment paraitre complètement ridicule devant l’homme qui fait battre notre cœur et qui n’en sait rien ? Lui dire absolument tout en croyant n’avoir parlé que pour soi-même. Elle prit tout de même son courage à deux mains, prête à regarder Andrew droit dans les yeux et lui dire qu’elle retournerait à Poudlard pour le laisser seul avec Ebony, mais son regard avait quelque chose d’étrange. Il était immobile, comme s’il se résignait… « Je ne tiens pas la comparaison face à toi,» Un défibrillateur quelqu’un ? Parce que je crois que le cœur d’Opale ne peut plus tenir à une autre parole de la sorte. Elle n’a qu’une seule envie, lui crier à quel point elle est amoureuse de lui.

Ebony produit un bruit qui ramena Opale à la réalité. Elle avait chaud… terriblement chaud. Il penchait la tête, fermant les yeux en attente de meilleures caresses. Opale laissa échapper un petit rire. « Tu me fais penser à Neige. » Neige, c’était son chat noir, une créature extrêmement intelligente qui avait conduit bien des gens vers elle lorsqu’elle pleurait en silence. Son regard brillait toujours de cette lueur qui lui faisait comprendre que ce chat spécial. Comme pour appuyer sa comparaison, Ebony se laissa tomber sur elle, lui faisant pousser un petit cri de surprise. Punaise, c’est qu’il peut être lourd quand même ! Frêle comme elle était, elle ne pourrait certainement plus bouger s’il décidait de rester là… et ce n’était pas elle qui viendrait s’en plaindre. Plus elle passait de temps dans cette cabane et plus elle tombait amoureuse de son locataire. Cette rencontre magique ne venait que rajouter une couche. Andrew réprimanda l’Hurleur en riant et Opale lui offrit un sourire pour lui faire comprendre qu’elle pouvait en prendre. « Tu peux le pousser, s'il est trop lourd. » Opale laissa aller un petit rire tout en lui grattant l’arrière des oreilles. Les chats adoraient ça… « J’ai un petit frère… alors j’ai connu pire. » Et maintenant, elle se rend compte qu’elle n’a jamais parlé de sa famille avec lui… tout comme lui d’ailleurs. « Il a l'air de bien t'aimer en tout cas... Tu n'as pas peur ? » Elle sourit de nouveau. « J’ai eu peur, au début. Mais comme ne pas fondre devant de tels yeux. » Elle ce n’est pas Ebony qu’elle regarde, à ce moment précis, mais Andrew. Andrew vint tout près d’eux et il se mit à gratter derrière son oreille. Elle avait donc vu juste ! Cette scène était tout simplement magique et elle se doutait bien qu’elle allait en rêver ce soir même. Elle était loin de se douter de la suite.

Ebony sembla s’agiter pendant un moment et Opale recula le peu de son corps qu’elle pouvait bouger alors qu’elle se tournait vers Andrew pour le regarder dans les yeux. Est-ce que son garde-chasse lui avait fait mal sans s’en rendre compte ? Alors qu’il haussait les sourcils, la blondinette comprit qu’il se passait quelque chose de bizarre et non habituelle. « Andrew ? Qu’est-ce qui se pas… » avant même qu’elle ne termine sa phrase, Ebony s’agite. Opale tente de reprendre son équilibre, mais elle est aussi bousculée par la créature qui la fait tomber directement dans les bras du garde-chasse. Visiblement, c’est une habitude aujourd’hui… Les mains de l’homme qui hantait maintenant ses rêves se trouvaient sur ses hanches et ils étaient tout près… dangereusement près. La blonde tenta de déglutir, mais une boule se formait dans le creux de sa gorge tout comme un creux de son estomac. Elle pouvait sentir la chaleur de ses mains et elle regretta aussitôt de porter ce pull qu’elle trouvait maintenant encombrant et qui limitait ses mouvements. Andrew commença alors à la regarder et elle sentit ses mains bouger contre sa taille. Elle ne voulait pas qu’il cesse de la toucher maintenant, c’était beaucoup trop tôt. Les yeux de garde-chasse trouvèrent alors les siens et elle frissonna devant son regard. Une main quitta alors sa hanche pour se poser contre son visage. Il effleura sa joue et la caressa, lui faisant fermer les yeux pour apprécier cette caresse. Pour rien au monde, elle ne voulait quitter ses bras à cet instant. La crainte qu’Ellie ne revienne maintenant le serrait l’estomac, mais elle se doutait bien que son amie la laisserait ici aussi longtemps qu’elle le voudrait. Elle avait donc tout son temps avec Andrew, aussi longtemps qu’il voudrait bien d’elle. Lorsque la main d’Andrew atteint sa nuque, Opale ouvrit de nouveau ses yeux et les déposa dans les siens. Ils pétillaient de désir, elle voulait sentir ses lèvres contre les siennes. Elle sentit alors une pression, alors qu’Andrew approchait son visage du sien. Lorsqu’il ferma les yeux, Opale comprit qu’elle aurait enfin ce qu’elle voulait. Elle ferma les siens aussi et sentit les lèvres chaudes de son garde-chasse contre sa bouche. Un feu dévastateur emplit son ventre, feu qui n’était que braise lorsqu’il avait ouvert la porte. Timidement, elle porta ses mains froides contre ses joues qu’elle caressa avant de plonger ses doigts dans sa chevelure. Et alors, seulement à ce moment-là, elle répondit à son baiser. Caressant ses cheveux, elle goûtait enfin ses lèvres au goût si particulier, au goût d’interdit. Parce que c’était absolument interdit… absolument exquis… absolument doux. Toujours dans les bras d’Andrew, Opale profitait de cette proximité autant qu’elle le pouvait. Elle voulait lui faire comprendre des choses qu’elle n’osait pas lui dire… alors peut-être qu’en lui montrant ? Sans prendre le temps de réfléchir, la blondinette s’avança sans quitter ses lèvres pour s’asseoir sur ses cuisses. À califourchon sur lui, elle sentait maintenant tout son corps contre le sien et elle en frissonna doucement. Cette sensation l’enivrait, elle qui découvrait cette nouvelle émotion qu’était l’amour.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:02



❝You and me❞
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Andrew avait fermé les yeux. Derrière ses paupières closes, son coeur battait à folle allure, paniqué et excité à la fois. Ses pensées ne se formaient plus, sa respiration était chaotique, et seul son corps semblait répondre encore pleinement à ses désirs : garder la jeune femme auprès de lui, nichée dans ses bras, là où elle serait pour toujours à ses côtés. Un désir qui lui était d'ordinaire interdit et qu'il osait à peine effleurer dans les recoins sombres de son esprit, un désir qui, aujourd'hui, semblait prêt à éclore ; il lui avait suffit d'un geste de trop pour que le garde-chasse se laisse aller à ses pulsions et qu'il brave les interdits qu'il s'était imposé jusque là. Et quelle douce récompense... Ses lèvres recontrèrent enfin celles de la femme qui faisait battre son coeur et allumèrent en lui un feu incontrôlable. Sa main sur sa joue, encore si douce, mémorisait le parcours de sa peau et la chaleur qui en irradiait. De son autre main, il se glissait lentement sous la laine de son pull, timide, étreint par la peur de la faire fuir. Il ne voulait pas que tout cela s'arrête. Et alors que la crainte d'avoir forcé la jeune fille montait en lui, Opale répondit enfin à son baiser - et la terre s'arrêta de tourner. Son contact sur son visage, ses doigts s'entremêlant dans ses cheveux lui tirèrent des frissons de bonheur. Elle était là, dans ses bras... Comme il l'avait toujours rêvé... Un espoir qu'il avait relégué au fin fond de lui même pour s'éviter une déception inéluctable. Et pourtant... Pourtant... Est-ce qu'il rêvait encore ? Peu à peu, leur baiser s'intensifia, faisant monter la chaleur de leurs corps. Il la sentait pourtant, si proche de lui... Partageant ce moment qui leur était interdit. Mais c'était si bon - il ne voulait pas s'arrêter.
Dans un léger mouvement, Andrew sentit la jeune femme bouger contre lui. Instinctivement, ses mains se resserrèrent autour de sa taille, comme pour l'empêcher de s'éloigner de lui. Mais Opale se rapprocha, sans quitter ses lèvres, pour venir s'asseoir sur ses cuisses et Andrew sentit son souffle se briser totalement, laissant échapper un gémissement étouffé. Il était près à perdre pied. Sa conscience n'était plus que cendres au milieu du brasier qui l'animait désormais, mené par un désir purement chanel qui le fit serrer davantage la jeune femme contre lui. Plus proche d'elle que jamais, et le coeur à la dérive, Andrew mit lentement fin à leur baiser et rouvrit les yeux pour lui faire face. Ses cils papillonèrent, le ramenant durement à la réalité. Il... Etait... Entrain d'embrasser une élève... Non, c'était pire que ça. Il était entrain de la toucher, il - il nourissait des pensées absolument pas catholiques à son encontre et son désir pour elle l'avait fait oublier toute prudence, tout respect pour elle. Ses yeux s'agrandirent de stupeur en se rendant compte de l'endroit où s'étaient posées ses mains : beaucoup trop bas sur le corps de la blonde.

Andrew leva soudain ses mains en l'air, en signe de défense ou d'innocence, il ne savait même plus lui-même. « Par Merlin, je... Je suis désolé, » bafouilla-t-il, une violente teinte rouge brique envahissant son visage. Mais à quoi pensait-il ?! Est-ce qu'il était si inconscient ? Qu'allait-il faire si quelqu'un les avait aperçu ? Et surtout, pourquoi... Pourquoi avait-il abandonné toute raison sans même se demander si Opale avait la moindre envie de partager ce genre de choses avec lui ?! Il se sentit soudain mal, une pure détresse remontant le long de sa gorge. Il avait oublié les gestes d'Opale, la façon dont elle avait répondu à son baiser et pris les devants : il craignait plus que tout de lui avoir forcé la main et ça, il ne pourrait jamais se le pardonner. Qu'avait-il fait bon sang... Faites qu'elle ne le déteste pas. Même s'il n'avait pas le droit d'espérer une chose pareille... Sur son visage ne se lisaient plus que peur, gêne et regret. « Je... Je ne voulais pas faire ça. J'ai juste... Enfin... » Son regard était fuyant, il ne savait plus quoi dire. Il avait envie de s'enterrer dans un trou et de ne plus jamais en ressortir. Il sentait encore cette chaleur hanter son corps et il en avait honte, honte de la conduite qu'il avait eu avec cette étudiante qu'il aurait du protéger plutôt que... Que de profiter d'elle. « Je suis désolé... » Il ne pouvait pas lui demander de l'excuser. C'était entièrement sa faute. Il aurait du savoir se contrôler... Andrew repoussa la jeune femme pour se relever, ce geste le glaçant de l'intérieur. Reste, s'il te plait. Ne me hais pas.
Il ne pouvait plus la regarder en face... Il ne pourrait sans doute plus jamais la toucher non plus. Ces quelques instants le hanteraient sans doute pour toujours. Il se mordit violemment l'intérieur de la joue pour empêcher les vagues de douleur de l'atteindre. Ce qu'il avait toujours refusé de nier venait de l'atteindre de plein fouet, et la chûte n'en était que plus dure. « Ne m'en veux pas... » lâcha-t-il dans un souffle teinté de désespoir, une voix tremblante qui s'éleva à peine. Ses poings étaient serrés le long de son corps, résigné. Je t'en prie...

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:05





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Opale ne savait pas ce qu’était le paradis pour un croyant, mais si on lui demandait maintenant, elle dirait probablement qu’il s’agissait de ce moment. Elle répondrait aussi la même chose si elle recevait la proposition de vivre le même instant jusqu’à la fin de sa vie. Là, dans les bras d’Andrew, ses lèvres contre les siennes, elle pouvait enfin goûter sa saveur, sentir son arôme, toucher sa peau. Et en parlant de peau… la sienne vibrait sous les doigts habiles du garde-chasse. Elle ne savait pas exactement à quel point ce moment était magique, mais elle se doutait qu’il y avait quelque chose dans l’air. Pour elle, c’était l’amour. Parce que son cœur, oui, son cœur était en train d’exploser sous toutes les émotions nouvelles et les sensations que lui faisait vivre cet homme merveilleux qui avait conquis et voler la clé de son cœur. Depuis qu’elle avait vu son sauveur, le chevalier sans armure qui l’avait arraché des poings de Calixte, son cœur lui avait appartenu et lui appartiendrai à tout jamais. Opale avait donc tout naturellement accepté ce baiser avant d’y répondre en ajoutant tous les tendres sentiments qui brûlaient pour lui au plus profond de son bas ventre. Chaque fois qu’elle avait été à deux doigts de lui dire qu’elle l’aimait, sans succès, elle voulait qu’il le comprenne maintenant. Qu’il sache qu’elle ne devenait que poussière entre ses mains.

La distance entre eux n’était pas si grande, mais elle l’était beaucoup trop pour elle. Elle s’était donc surprise à monter sur ses cuisses pour qu’il puisse la serrer plus fort contre son corps bouillonnant. Lorsqu’elle avait amorcé son geste, elle avait senti les mains d’Andrew se crisper, comme s’il voulait l’empêcher de partir, mais elle n’en avait pas envie de toute façon, elle voulait se fondre en lui et qu’ils partagent la même âme. Lorsqu’elle avait senti ses mains se serrer autour de sa taille, Opale émit un bruit qui lui rappela ceux que sa mère faisait lorsqu’elle « jouait » parfois avec son père dans leur chambre. Elle rougit, ne sachant pas comment s’empêcher de geindre alors qu’elle mourrait de chaud sous le chandail de laine d’Andrew… surtout qu’elle portait toujours sa veste de cuir ! Elle se doutait bien, quand même, que ce n'était pas la raison de sa température corporelle élevée. De toute façon, elle ne voulait pas l’enlever, parce que cela signifiait qu’elle devait quitter les lèvres de son aimé et ça, il n’en était pas question. En s’assoyant sur lui, Opale sentit son souffle contre ses lèvres alors qu’il gémissait à son tour. Elle sentit sa tête lui tourner, prenant conscience des émotions qu’elle pouvait faire naître en lui, tout aussi intense que celles qu’il lui faisaient vivre. Elle n’en frissonna que plus fort et resserra son étreinte. Ce moment pouvait ne durer que quelques minutes, autant profiter de chaque goutte.

Andrew mit fin à leur baiser et Opale grogna de mécontentement. Elle ouvrit tout de même les yeux, ivre d’amour et incertaine de sa capacité à pouvoir se tenir sur ses deux jambes après un moment aussi intense. S’il n’en tenait qu’à elle, ce baiser n’aurait jamais eu de fin et elle rougit des pensées qui traversaient son esprit suite à cet égarement. Jamais la lionne n’avait connu de moment aussi charnel, mais elle savait tout de même comment faire les choses. Elle savait comment tout ceci pouvait se terminer et elle sentait qu’elle était près de perdre la tête… assez pour lui donner tout ce qu’il voulait. Andrew cligna des yeux et Opale tenta de lui sourire, un sourire qui se fana aussitôt en voyant l’expression sur son visage, une expression qui ne lui plaisait pas du tout. Du regret ? Alors qu’elle allait lui dire qu’elle était amoureuse de lui, juste pour qu’il cesse de regretter son geste, le garde-chasse enleva vivement ses mains comme si elle était aussi brûlante qu’un feu de bois et il dit les deux choses qui brisèrent son cœur à tout jamais. « Par Merlin, je... Je suis désolé, » Désolé ? Première fissure. Il semblait paniqué. Deuxième fissure. Du regret ? Troisième fissure. Était-il possible d’empirer son état ? « Je... Je ne voulais pas faire ça. J'ai juste... Enfin... » Enfin quoi ? Boum. Son cœur vient d’exploser, mais ce n’est plus d’amour… c’est de douleur. Elle porta la main à sa bouche, se retenant de crier et de pleurer, honteuse, se sentant souillée, sale, immonde… Comment avait-elle pu croire qu’il ressentait quelque chose pour elle ? Je t’en prie Andrew… ne me repousse pas… Elle le regarde, les yeux plein d’eau. Elle ne veut pas pleurer et elle sait qu’il ne suffit que d’une chose pour la briser en mille morceaux. « Je suis désolé... » dit-il, sans la regarder. Et il la repoussa pour se lever, ce geste fatal brisant les dernières barrières de courage de la jeune fille. Opale se laissa tomber sur les fesses, incapable de bouger et de fixer autre chose que le sol. Elle ne sent même plus la vie en elle, de toute façon. Elle est morte à l’intérieur, elle ne pourra plus jamais aimer quelqu’un d’un amour aussi sincère. Elle se leva doucement, incertaine sur ses pieds. Elle mord très fort sa lèvre inférieure, goûtant son propre sang. Elle ne veut pas qu’il entende les sanglots qu’elle s’apprête à pousser bien malgré elle. Dans sa douleur, Opale peine à l’entendre lui prier de ne pas lui en vouloir. Comment le pourrait-elle, de toute façon, alors qu'il vient de la détruire ? Alors qu’elle croyait que c’était impossible, elle réussit à parler. « Ne pas t’en vouloir ? » La voix d’Opale ne lui ressemble pas. C’est donc ainsi que parle les morts ? « Andrew... » Sa voix est enrouillée, méconnaissable et elle attend qu’il ose enfin figer son regard dans le sien. Quand il le fit finalement, les yeux rouges et gonflées de la jeune fille prenait toute la place sur son visage. Les larmes coulèrent abondamment et elle se dit que s’il ne comprenait pas qu’il venait de la tuer, il ne le comprendrait jamais. « Tu… » Mais elle n’arrive pas à le dire, parce qu’elle sanglote. Elle recula doucement jusqu’à sentir la porte qui menait à son jardin dans son dos. Elle tourna la tête et regarda la poignée, déposant sa main sur celle-ci, tout son corps parlant pour elle et montrant qu'elle souhaite prendre la fuite. Elle releva la tête vers lui, incapable d’avoir de la haine dans son regard. Elle est plutôt… sans émotions… brisée. « TU VIENS DE ME BRISER LE CŒUR ! » hurla-t-elle en sachant qu’elle ne pouvait plus parler.

La blonde ouvrit grandement la porte et amorça un geste pour sortir, mais elle s’arrêta tout de même. La forêt interdite s’étendait devant elle. Elle regarda les arbres et la noirceur qui s’en dégageait avant de déposer son regard sur Poudlard. Trop loin, elle voulait être seule tout de suite afin de laisser libre cours à son chagrin. Une tâche violette attira son attention à la lisière de la forêt. Ebony la regardait et elle n’en pleura que davantage. Elle regarda par-dessus son épaule et éclata en sanglot lorsque son regard croisa celui du garde-chasse. Elle pleurait comme elle n’avait jamais pleuré de sa vie. « Je suis amoureuse de toi, Andrew… Du moins, j’étais amoureuse de toi. Maintenant je ne sais plus… Je ne suis plus rien. » Et elle se mit à courir vers la forêt, sautant par-dessus la clôture. Ses pieds effleurèrent le bois et elle tomba de tout son long, lui faisant perdre sa respiration qu’elle peinait déjà à garder. Elle pleurait tellement, autant que lorsqu’elle avait appris la maladie de son frère. Elle se releva et, sans regarder derrière elle, puisque sa vision troublée par les larmes ne lui permettait pas de distinguer la moindre chose et qu’elle voulait oublier l’homme qui venait de la mettre en pièces, elle courut dans les bois sans savoir où aller et sans empêcher sa douleur de s’exprimer. Au loin, vraiment très loin, elle entendit Ebony hurler à la mort.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:11



❝You and me❞
Drewpale


Dans sa tête, c'est un raz-de-marée.
Ses pensées se bousculent et se heurtent, son coeur s'est effondré au fond de sa poitrine. Andrew n'est pas loin de faire de même. Son corps semble prêt à le lacher, ses jambes tremblent, et la sensation qu'il est prêt à s'évanouir lui monte à la gorge. Qu'a-t-il fait... Ses yeux se posent partout sauf sur Opale, fuyant ce qu'il vient de faire. Ses poings se serrent. Pourquoi... Pourquoi a-t-il fallu qu'il se lasse aller comme ça ?! Ca ne lui suffisait pas de s'être entiché d'une élève, il fallait en plus qu'il exprime ses fantasmes sur elle ?? Il se sent sale, beaucoup trop sale pour elle. Il n'aurait jamais du lui ouvrir, jamais du laisser ce mot sur le coin de sa table de chevet... Il aurait du rester à sa place. Tout aurait été plus simple. Il ne l'aurait pas bafouée, et il ne se serait pas brisé inutilement le coeur. Pauvre garde-chasse, épris d'une jeune femme intouchable. Aimait-il tant que ça se faire souffrir ? Sur sa peau, il sent encore son baiser, son odeur, ses mains enfouies dans ses cheveux... Tous ces signes d'elle qui lui donne envie de la prendre dans ses bras et de lui murmurer qu'il est à elle. Son coeur, sa raison, son être tout entier ne faisait que l'appeler, la supplier de ne pas l'abandonner complètement. Parce que même s'il sait qu'il n'a aucun droit sur elle, qu'il devrait l'oublier, il s'en sent tout simplement incapable. Dans sa bouche, le goût du sang se répand ; sa langue mordue souffre, seul remède qui lui permet encore de retenir ses larmes. Il les sent au fond de sa gorge, prêtes à éclore en sanglots dès qu'il leur en donnera l'occasion. Mais il ne peut pas. Il ne doit pas. Alors il prononce ces mots qu'il regrette déjà, ces mots qui lui font plus de mal encore que tout le reste. Il s'éloigne d'elle tout en la suppliant silencieusement de rester. Mais elle se relève et lui fait face. Blessée. Il s'en veut tellement.  « Ne pas t’en vouloir ? » Il ne reconnait même plus sa voix. Un violent frisson le traverse, une douleur sourde prend place dans sa poitrine. Son visage est défiguré par la peine qu'il lui a causé. Il aurait tant voulu faire marche arrière... Ne pas être si faible... Ne pas faire du mal à celle qu'il chérissait le plus. « Andrew... » Il n'aurait peut-être plus jamais l'occasion de lui parler. Cette réalisation le frappe de plein fouet lorsqu'il aperçoit les larmes couler sur la joue de la blonde. Il retient un geste en sa direction pour la prendre dans ses bras, clouant son corps au sol.  « Tu… » Elle recule vers la sortie, et déjà, Andrew sent qu'il est entrain de la perdre. La détresse se répand sur son visage à toute allure. Ne pars pas. Je suis désolé. Je vais me rattraper. On peut tout oublier... Plus jamais je ne te toucherais, je le jure. Alors s'il te plait, reste. Mais ses suppliques restent silencieuses, ses mains ne se tendent pas vers elle. Il la laisse partir. « TU VIENS DE ME BRISER LE CŒUR ! » Je suis tellement désolé. Sa gorge se noue. La silhouette de la jeune femme se découpe sur le pas de la porte, comme la toute première fois qu'elle est venue le voir ici. Cela lui semblait si loin... Elle était si belle, si rayonnante, si forte. Il ne voit plus qu'une Opale brisée lui tourner le dos. Et puis, une dernière fois, leurs regards se croisent. Ses yeux rougis lui donnent le sentiment de s'enfoncer sous terre, comme s'il voulait fuir la douleur qu'il voyait en elle.  « Je suis amoureuse de toi, Andrew… Du moins, j’étais amoureuse de toi. Maintenant je ne sais plus… Je ne suis plus rien. » La porte resta ouverte sur le vide après son départ.

Only know you love her when you let her go
And you let her go


Boum. Son coeur craque. Amoureuse. Amoureuse ?... Ses yeux s'écarquillent sous la stupeur tandis qu'il fixe le vide, et pendant quelques instants, il en oublie de respirer. Il fait un pas en arrière, cherchant le canapé à taton avant de s'y écrouler. Il porte ses mains à son visage et se laisse aller en arrière. Son pouls bat la chamade tandis qu'il peine à assimiler ce qu'Opale vient de lui dire. En lui, il sent une boule de bonheur croître de plus en plus, une chaleur qui l'envahit bien plus rapidement que la précédente. Il ne peut pas y croire... Pourtant, ses mots résonnent encore. Il revoit son expression brisée, le sillon de ses larmes sur ses joues, la tristesse éraillée de sa voix lorsqu'elle lui hurla ces quelques mots. Ses geste lorsqu'elle était sur lui, ses mains dans ses cheveux... Son baiser qui lui brûle encore les lèvres... Est-ce qu'il s'était trompé à ce point-là ? Ou était-il assez fou pour avoir imaginé ce qu'elle venait de lui dire ? Andrew panique, sa respiration erratique et perdue. Mais il n'a pas le temps d'y réfléchir : au loin, il entend le long hurlement d'Ebony et son sang se glaça dans ses veines. « Non... ».

A peine eut-il compris ce que cela signifiait qu'Andrew se ruait dehors, courant plus vite qu'il ne l'avait jamais fait de toute sa vie. Ebony hurla encore, son cri de loup résonnant avec fureur à la lisière de la forêt. Le garde-chasse passa la barrière sans hésitation et s'enfonça entre les arbres, ses jambes le portant en avant ; à ses côtés, de fugaces éclairs violets le menaient dans la bonne direction. Il devait la retrouver, coûte que coûte. Il sentait son coeur battre trop fort sous l'effort, mais il n'y prit pas attention. Terrifié, il cherchait le visage de la jeune Gryffondor sous le couvert des arbres, luttant contre la peur qui tentait de le paralyser sur place. « OPALE ?! RÉPOND JE T'EN PRIE ! » Il ne voulait pas la perdre, il ne pouvait pas. Qu'elle le haïsse si elle le voulait, tout mais pas ça. « OPALE, REVIENS ! OPALE !! C'EST DANGEREUX, NE RESTE PAS LA ! » Tu vas mourir. Mais il ne peut pas lui dire ça. Pour la première fois, il aurait souhaité qu'Ebony ne soit pas à ses côtés, que l'annonce de cette mort ne soit pas dirigée contre la jeune femme. Il traversait les sous-bois à toute allure, ne s'arrêtant pas un seul instant pour reprendre son souffle. Il ne savait pas s'il pouvait aller à l'encontre de la prédiction d'un Hurleur, s'il pouvait défier ses visions, mais il devait essayer à tout prix. Combien de temps courait-il ainsi ? Des secondes, des minutes, une heure peut-être ? Il n'avait plus conscience de rien, sauf du paysage qui s'étendait devant ses yeux, continuant d'appeler Opale. Et enfin, il l'aperçu. Un courant de cheveux blonds entre les troncs. « Op- » Il se tut d'un coup. Quelque chose n'allait pas. Au fil de sa course, l'atmosphère autour d'eux s'était assombrie, et même avec l'éclat de la lune, ils n'y voyaient presque plus rien. Dans les ombres mouvantes, Andrew crut halluciner ; quelque chose avait bougé. Là, encore. Un mouvement saccadé, un son rêche, comme si un corps trop lourd se traînait sur le sol. Ses cheveux se dressèrent sur son cou alors qu'il cherchait Opale du regard : elle était encore trop loin.  « Opale...  »  chuchota-t-il, le regard braqué sur l'ombre qui venait de bouger à quelques pas d'elle. « Ne reste pas là... »  Il sentait la forêt se refermer tout autour d'eux, les branches s'abaisser au-dessus de leur tête et les racines ramper jusqu'à eux. S'ils ne bougaient pas d'ici, ils allaient y rester. Sa main se tendit vers elle, priant pour qu'elle accepte de la prendre.  « Je t'en prie... » Mais il n'a pas le temps d'attendre sa réponse. Soudain, l'ombre se jette en avant, l'éclat de ses crocs déchirant la nuit. Sans réfléchir, Andrew fléchit ses jambes et se rua devant la jeune femme, accusant le choc. Ils roulèrent en boule sur le sol, lui la créature qu'il percevait à peine... Sans doute un maudit. Un de ceux qui vous entraînaient dans les ombres s'ils parvenaient à vous mordre. Mais le garde-chasse se souciait guère de son sort - d'un coup d'oeil rapide, il vérifia qu'Opale allait bien. « Je n'ai pas le temps de t'expliquer, mais il faut qu'on parte d'ici ! » Un grognement sourd reporta son attention sur l'ombre. Celle-ci semblait de très mauvaise humeur. Andrew porta la main à sa baguette... Et n'eut que le temps de voir un vif éclair traverser son champ de vision et un couinement étouffé provenir de la créature. L'une des branches venait de le traverser, emportant son corps dans les sous-bois en compagnie des ronces et des racines. Sur le sol, leurs comparses se mirent à remuer.  « Trop tard... »  souffla-t-il, les traits n'exprimant plus que la peur.  « Ils nous ont repérés. »  D'un geste, il se relève, ignorant la vive douleur qui traversa soudain les muscles de son épaule. Il ne demande pas sa permission cette fois, et attrapa la main d'Opale pour l'emmener avec lui. Il ne peut ignorer ses yeux rougis des larmes et la douleur cuisante qui remue toujours sa poitrine, mais le plus important pour l'instant, c'était de la sortir d'ici. Au loin, Ebony hurle à nouveau, pour la troisième fois. Ils devaient partir.  « COURS ! » lui hurle-t-il avant de démarrer en trombe, tirant la jeune femme derrière lui. Ses doigts se croisent avec les siens, refusant de la lâcher tandis que de sa main libre, baguette en main, il calcine les obstacles qui leur barre la route. La forêt siffle sa colère sur leur passage, leurs branches égratignant leur visage et les ronces se glissant autour de leurs chevilles pour les faire trébucher. Ils courent encore, à l'aveugle, jusqu'à ce que le ciel s'éclaircisse à nouveau. Une fois certain d'être hors d'atteinte, Andrew lâcha la main d'Opale et fit quelques pas hasardeux avant de trouver un point d'accroche. Le front posé contre un arbre, l'un de ses bras posé au-dessus de sa tête pour l'aider à garder son équilibre, l'homme halète, visiblement mal en point.  « Laisse-moi juste... Deux petites minutes... Et tu pourras me gifler autant que tu veux après... »  Il grimace en bougeant son bras. Il sent quelque chose de chaud et d'humide à l'intérieur de sa veste, au niveau de son épaule gauche. Du sang, sans doute. Mais ce n'est pas ce qui l'inquiète le plus en cet instant : son coeur bat beaucoup trop vite, et il peine à régulariser son rythme cardiaque.

© Pando

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:12





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »

La gryffondor courait, bien que l’air entre si difficilement dans ses poumons. Pleurer et courir en même temps, c’était beaucoup plus compliqué qu’elle ne le pensait. Plus elle avançait et plus l’obscurité la gagnait, suivant visiblement l’intensité de son âme. Alors qu’elle sautait par-dessus les branches qui s’accrochaient à son pantalon, comme s’ils voulaient la retenir de fuir, elle ne pouvait que penser à sa meilleure amie qui l’avait poussé à venir voir Andrew. Si elle ne lui avait pas dit de passer le temps en attendant son retour, rien de tout cela ne se serait produit, elle en était pratiquement certaine… mais est-ce que ce serait mieux d’être dans l’ignorance ? D’une certaine façon, maintenant, elle pouvait passer à autre chose. Il lui semblait être hier, le soir où Sybil lui avait dit quelque chose qui avait fait battre son cœur à toute vitesse. Quelle parole avait-elle utilisé déjà, en parlant d’Andrew ? « Andychou est un blaireau sur les bords. Mais dès que je me mets à parler de toi, il est de suite bien intéressé même s’il fait genre que non tu vois ? Ça se voit comme le nez au milieu de la figure que tu ne le laisses pas indifférent. » Les paroles de Sybil tournent en boucle dans sa tête, mais pour elle, elles n’ont aucun sens, pas après ce n’est vient de vivre, pas après la façon dont ses mains l’ont repoussés alors qu’elle lui donnait tout l’amour qu’elle cachait depuis si longtemps dans son cœur. Perdue dans ses pensées, elle manque une branche et s’étale de nouveau de tout son long dur le sol. Elle ne bouge pas d’un seul pouce, l’odeur de terre humide s’émisse progressivement dans son nez. C’est une odeur qui ne lui plait pas… qui ne lui plait absolument pas, mais elle n’a pas la force de se relever. Elle se dit que c’est une bonne idée de rester là, parce qu’elle peut laisser libre cours à sa douleur sans que personne ne la voit… ni ne l’entende.

Se recroquevillant en une petite boule, Opale laissa ses larmes couler avant qu’une odeur familière ne vienne tordre son cœur. Andrew… dans sa précipitation, elle n’a pas pensé à enlever le chandail de laine qu’il a déposé sur ses épaules pour l’empêcher de trembler de froid. Avec une rage nouvelle, elle se libère de cette prison de laine beaucoup trop grande pour elle avant de la lancer par terre en poussant un cri rempli de haine qui se répercute à travers les arbres. Quand l’écho retombe, il n’y a que le silence pour lui répondre, un silence plutôt inquiétant alors qu’Opale regarde autour d’elle. Où est-elle ? Elle regarde de nouveau de tous les côtés, ses yeux commençant à s’accoutumer à l’obscurité… du moins légèrement, parce qu’elle arrive à peine à voir la main qu’elle tend devant ses yeux. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle n’a jamais été aussi loin dans la forêt interdite. Non pas qu’elle y allait régulièrement, mais elle l’avait parfois fait pour braver l’autorité académique et lorsque le garde-chasse voulait lui montrer une nouvelle créature ou une de ses découvertes… le garde-chasse… maintenant il n’est que dégoût dans son cœur et penser à lui ne lui apporte qu’une envie de vomir, à moins qu’il ne s’agisse de son cœur brisé ? Son crâne lui fait atrocement mal et elle pousse une petite plainte avant d’y porter ses mains. Elle sent alors ses cheveux qui poussent à travers son cuir chevelu, lors apportant une douleur atroce… Le professeur Croft lui a bien dit que c’était douloureux et que c’était pour cette raison qu’il avait tout fait en son pouvoir pour que cela se produise durant son sommeil. Opale n’avait pas peur d’avoir mal, après tout, elle était une battante et elle avait combattu durant la grande bataille de Poudlard. Seulement un traitement par semaine avait-il dit, pour que le tout soit le moins douloureux possible… alors ses cheveux sont de nouveaux longs ? Elle porte la main à ses épaules et y sent la douce caresse de ses cheveux, ce qui lui fait pousser un soupir de soulagement. Enfin quelque chose qui revient à la normale. Probablement que son flux d’hormone et les sentiments forts qu’elle a vécu ont accélérés les processus ? Pendant tout ce temps, elle ne pense plus à la raison véritable de sa présence dans ce milieu sinistre.

C’est à ce moment qu’elle entendit son nom, crié avec tellement d’angoisse et de peur que le cœur déjà meurtrit d’Opale ne sait pas s’il pourra l’endurer. Son premier réflexe fut de prendre de nouveau ses jambes à son cou, elle se releva alors sur ses jambes, mais quelque chose la retiens. Elle a imaginé ou la forêt bouge ? Elle sait pertinemment que le feuillage est le refuge d’un bon nombre de créatures magiques de toute sorte, mais elle est aussi consciente qu’elle ne sait pas ce qui rode aussi loin dans la forêt… et elle se dit que si elle porte le nom d’interdite, c’est probablement pour une bonne raison. Des bruits de pas derrière elle se firent entendre et elle cessa de bouger. « Op- » Elle n’a pas besoin de le voir pour savoir qu’il est là. Les yeux lui piquent, parce qu’elle n’a plus de larmes à faire verser, tout l’eau de son corps l’a déjà quitté. Maintenant, elle est en colère. Il venait de la repousser, de lui dire qu’il ne voulait pas qu’elle lui en veuille et elle lui avait bien fait comprendre que c’était terminé, alors pourquoi est-ce qu’il est encore là ? Pourquoi est-ce qu’il continue de la poursuivre ? Ça l’amuse tellement de la voir souffrir comme ça ? Il aime voir la douleur sur son visage ?

Opale regarde ses pieds, il est hors de question qu’elle pose son regard sur le meurtrier de son cœur. « Opale... » Il insiste et son nom n’est qu’un chuchotement. Pourtant, dans le silence des bois, elle l’entend clairement. Entendre son nom de sa bouche, qu’elle embrassait quelques minutes plus tôt, est tellement doux, un baume sur son cœur, mais elle se refuse de replonger dans cette histoire qu’elle avait, visiblement, construite dans sa tête. Sous son regard, elle voit quelque chose bouger. La luminosité n’est pas assez présente pour qu’il s’agisse de l’ombre d’Andrew… de l’ombre… OMBRE ? « Ne reste pas là... » Maintenant, elle comprend ce qu’il voulait lui dire, ce que sont les ombres, et elle a plus peur que jamais. « Je t'en prie... » Malgré tout, elle se refuse à l’écouter, elle ne veut pas l’écouter. À peine avait-il terminé de lui parler que des crocs apparurent dans son champ de vision. Il était trop tard pour bouger, elle ne pouvait plus qu’attendre la mort et c’était peut-être mieux ainsi. Il valait mieux être mort que de continuer à sentir ce trou béant dans son cœur. Elle ferma les yeux, attendant le choc, mais elle l’entendit plutôt qu’elle ne le sentit. Elle ouvrit les yeux pour voir Andrew qui venait, comme toujours, de lui sauver la vie. « Je n'ai pas le temps de t'expliquer, mais il faut qu'on parte d'ici ! » « Arrête de me sauver, si tu ne te soucis pas de moi… » souffla-t-elle plus pour elle-même que pour lui. Un merci, ça lui aurait écorché la bouche et elle avait déjà le goût de son propre sang dans la gorge. Tout se passa tellement vite, qu’Opale n’arriva pas à comprendre. Une minute plus tard, Andrew était à ses côtés et, l’autre, il lui serrait la main. Elle ressentit toute la chaleur qui lui avait tant manqué lorsqu’il l’avait repoussé. Dans son autre main, Oppie sentit la laine de sa veste. Quand l’avait-elle reprise ? Elle entendit Ebony hurler et Opale comprit que ce n’était pas quelque chose de bien. « COURS ! » Mais avant qu’elle ne puisse commencer à courir, Andrew la traînait derrière lui et elle tenta de le suivre. De sa baguette, il anéantissait tous les obstacles qui les empêchaient d’avancer. Lorsqu’il s’arrêta, Opale resta derrière lui à le regarder. Elle était à bout de souffle, mais lui, c’était pire. Il semblait sur le point de perdre conscience.

La blonde le regarda sans dire un mot alors qu’il tentait de reprendre son souffle. « Laisse-moi juste... Deux petites minutes... Et tu pourras me gifler autant que tu veux après... » Mais elle n’avait pas envie de lui laisser deux minutes. Intérieurement, elle voulait le faire souffrir aussi fort qu’il l’avait détruit. Elle s’approcha de lui et, doucement, tendrement, elle déposa sa main contre sa joue pour qu’il se retourne vers elle. Lorsqu’il fut finalement devant la jeune fille, elle lui dit : « Je te laisse trois secondes » C’était déjà beaucoup. Elle compta jusqu’à trois et avec toute la douleur qu’elle avait au plus profond d’elle, elle le gifla. C’est seulement à ce moment qu’elle remarqua la tâche rouge qui tâchait maintenant les vêtements du garde-chasse. « Et merde ! » Opale se jeta sur la veste de laine et la plaqua sans ménagement sur sa blessure, comme on lui avait appris. Elle avait déjà vu assez de sang lors des épreuves, celui d’Andrew était le sang de trop. Pour être certaine de bien faire pression, Opale rapprocha son petit corps du sien, juste assez pour être de nouveau troublée par leur proximité. Elle l’adossa contre l’arbre et fit de nouveau pression contre la plaie en sortant sa baguette. Sans lui demander son avis, elle dénuda son épaule pour voir l’ampleur. Cautériser la plaie ne serait pas trop compliqué. « Ça va faire mal. » La pointe de la baguette sur sa plaie, elle la rendit si chaude qu’elle se referma, non sans douleur. Aucune émotion ne trahissait son visage et elle ne regardait pas ses yeux… sinon elle savait qu’elle replongerait dans cet amour à sens unique. Elle se recula doucement. « Voilà… Maintenant, ça ira mieux. » Et une fois de plus, elle le gifla. Une fois que ce fut fait, elle lui tourna le dos, prête à retourner à l’école.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:20



❝You and me❞
Drewpale


Le front collé contre l'écorce noircie du tronc, Andrew tentait vainement de reprendre son souffle. Il sentait ses poumons paniquer à l'intérieur de sa cage thoracique et venir frapper son torse à un rythme beaucoup trop rapide. Une main agrippée à sa chemise, l'homme ferma les yeux, concentrant ses pensées sur les battements de son coeur : une respiration après l'autre, il calma peu à peu la crise qui menaçait de l'emporter. Il avait appris, avec le temps et son refus de prendre ses médicaments à intervalles régulier, comment calmer ce genre d'emportements. Mais peu importe le calme qu'il montrait, le garde-chasse n'en menait pas large. Il savait où ce type de crises soudaines pouvait le mener, et il sentait que ce n'était pas du tout, du tout le bon moment pour se laisser aller de cette manière. Malgré le danger auquel Opale venait de faire face, la jeune femme s'était montrée froide et distante avec lui. Et ça faisait mal. Même s'il en était le premier responsable, sentir la distance qui les éloignait désormais lui tordait le coeur. Le regard privé d'émotion de la jeune femme lui faisait l'effet d'un torrent d'eau froide sur les quelques braises qui se battaient encore pour survivre. Les mots de la jeune femme résonnaient encore dans sa tête, mais s'il avait accouru pour la tirer des entrailles de la forêt, ce n'était pas seulement dans l'espoir de les entendre à nouveau. Même si son coeur en crevait d'envie... Il n'avait pas pris le temps de réfléchir. Le hurlement d'Ebony avait été le déclencheur qui lui avait permis de la poursuivre, de rattraper la jeune femme avant que celle-ci ne s'évanouisse à jamais de sa vie. Parce qu'il se souciait d'elle. Plus que de n'importe qui. Plus que de sa propre vie, sans doute. Et sans doute... Qu'il s'était complètement planté au sujet d'Opale, sur toute la ligne. Andrew serra le poing, le sang refluant lentement à un rythme plus calme dans ses veines. Les mots qu'il lui avait dit tout à l'heure dans la cabane... Il ne les pensait pas du tout. Il avait seulement tenter de réparer ce qu'il avait brisé, ce qu'il croyait avoir perdu à jamais en agissant de façon irréfléchie. Pourtant... Opale, elle, lui avait ouvert son coeur. C'était à son tour de faire de même.

Une douce chaleur se posa soudain sur sa joue et Andrew rouvrit les yeux. Il se tourna doucement vers la jeune femme, ses yeux posés dans les siens. Ce contact lui semblait déjà si familier... Le souvenir de leur baiser remuait encore dans son ventre...  « Je te laisse trois secondes » Le temps d'une inspiration, et la gifle s'abattit brutalement sur sa joue. Abasourdi, le garde-chasse écarquilla les yeux avant de lever une main sur sa peau rougie. Il sentit une autre chaleur plus désagréable naître sous ses doigts, tandis que la douleur le faisait grincer des dents. Ok. C'était pas tout à fait la réaction qu'il avait espéré, bien qu'elle soit totalement justifiable. « Aoutch. T'y es pas allé mollo... » Elle était pas obligée de frapper si fort ! Quelque part, pourtant, Andrew sentit toutes les émotions que la jeune femme avait transmise à travers ce geste : sa propre douleur, sa colère, sa tristesse... Le garde-chasse se mordit la lèvre, luttant contre cette envie fugace de la prendre dans ses bras. Il était à peu près certain qu'elle l'aurait très mal pris. « Et merde ! » Soudain, une vive douleur surgit dans son épaule et Andrew étouffa un gémissement de douleur. Lorsqu'il baissa les yeux sur Opale, il s'aperçut qu'elle était entrain d'appliquer son pull sur sa blessure, qu'il avait complètement oublié dans la course. « Ce n'est rien, » souffla-t-il, sans trop savoir s'il mentait ou non. Mais la jeune femme ne semblait pas l'écouter. Elle avait l'air presque ailleurs, comme déconnectée, et pas une seule fois elle ne croisa son regard. Andrew sentait quelque chose en lui se tordre, une envie folle d'attirer de nouveau son attention, malgré l'écart de conduite dont il avait fait preuve avec elle. Mais ils devaient parler. Andrew voulait absolument rattraper sa faute, lui dire qu'il avait tort et qu'il ne regrettait rien. « Opale, je voulais te dire, par rapport à tout à l'h- » De nouveau, elle était trop proche de lui. Que faisait-elle ?... Troublé, l'homme ravala ses derniers mots, son regard errant sur elle. Elle semblait déjà si lointaine... Malgré leur proximité, Andrew ne s'était jamais senti aussi loin d'elle. Comme s'il la perdait déjà. « Ça va faire mal. » Il eut à peine le temps de s'y préparer que déjà, la douleur cuisante refermait sa plaie avec une efficacité effarante. Il planta ses dents dans sa joue pour retenir un autre gémissement de douleur. S'il en avait douté jusque là, il était désormais certain que la jeune femme prenait un malin plaisir à le faire souffrir. Étrangement, cette pensée lui tira un sourire qu'il tenta, en vain, de camoufler. Un vrai tempérament de feu. C'était aussi ce côté-là d'elle qu'il aimait tant.  « Voilà… Maintenant, ça ira mieux. » La douleur jaillit à nouveau sur son autre joue, et cette fois-ci, Andrew ne peut retenir une grimace. Mais son attention reste rivée sur la jeune femme, prête à partir. La main d'Andrew jaillit pour la retenir, attrapant son poignet pour l'attirer près de lui, encore un moment. Dans le mouvement, son épaule le tire un peu. Il sent qu'il en gardera une cicatrice. Mais ça ne le gêne pas.  « Attends. » Il cherche son regard un instant, pas tout à fait sur qu'elle puisse le lui en offrir. Mais peu importe - il ne peut pas la laisser partir comme ça. « Je voulais m'excuser. » Il inspire, comme pour se donner du courage, et se rend rapidement compte que sa phrase peut porter à confusion. « Pas pour ce que nous avons fait tout à l'heure... Mais pour ce que je t'ai dit juste après. » Il relâche doucement son poignet - il ne peut plus la forcer à rester, mais il espère juste qu'elle écoutera ce qu'il tient tellement à lui dire. Même si c'est dur, même s'il sent déjà ses joues s'empourprer et sa timidité revenir au grand galop alors qu'il n'avait pas du tout besoin de ça. Son regard devient fuyant et ses doigts se mettent à tripoter tout ce qu'ils trouvent : sa chemise, ses boutons, ses bretelles... S'il n'avait pas eu le moindre courage, il se serait surement défilé, là tout de suite, en trouvant la moindre excuse potentiellement valable. Mais cela signifierait la fin de toute confiance entre eux, la fin de tout échange, l'oubli et l'indifférence. Et c'était bien plus insupportable que cette gêne qui lui nouait le ventre. Il jeta un regard rapide à Opale. Elle n'était pas partie. C'était à lui de lui prouver, à son tour, qu'il la voulait à ses côtés. Alors il prend son courage à deux mains et se jette à l'eau, la voix incertaine, avec ses pensées et ses mots qui se mélangent. « Je n'ai pas vraiment... Réfléchi, lorsque j'ai agis comme ça. J'étais juste... Dicté par mes envies, je suppose. Mais je n'ai pas réfléchi à ce que tu voulais toi. Je me suis dit... Que je t'avais peut-être forcé. » Il passa sa main sur son visage, comme s'il tentait de laver l'affront imaginaire qu'il lui avait fait porté, comme s'il tentait de chasser sa honte.  « Je n'aurais jamais pu te pardonner de t'avoir fait une chose pareille, alors j'ai paniqué. Je ne voulais pas que tu prennes peur et que tu t'enfuies... Mais je crois que j'ai provoqué totalement l'inverse. » Il lui offre un petit sourire désolé, et ose cette fois la regarder en face. Dans ses yeux se mélangent l'incertitude et la crainte.  « Et puis tu m'as ouvert ton coeur... » Douceur, et espoir.  « ...Et je me suis retrouvé comme un abruti, à regretter les paroles que je t'avais dites. La vérité, c'est que... » Il respire, un peu trop fort peut-être, et ses mains se délient quelque peu. Mais cette fois-ci, il ne fuira pas.  « Malgré ma raison qui me hurle que je n'en ai pas le droit, je ne peux m'empêcher... De t'aimer... » Qu'importe son choix ou sa réponse, il ne peut plus se défiler désormais. Face à ses sentiments qu'il avait enfoui depuis si longtemps, Andrew se sent complètement démuni. Il cherche dans les yeux d'Opale les réponses à ses questions, sa rédemption, son amour. « Je t'aime et ça me fait faire n'importe quoi. Tu me fais tout oublier... Mes devoirs, mes obligations... Depuis le tout premier jour, Opale... J'ai perdu le peu de conscience qu'il me restait en posant les yeux sur toi. Et la pire des chose qu'il pourrait m'arriver serait... De te perdre... » Ses yeux se voilent d'une soudaine tristesse qu'il ne parvient plus à contenir, et les tremblements de sa voie s'accentue. Là, perdus au milieu des arbres noirs et des ombres encore un peu trop sombres, Andrew laissa parler son coeur. « Alors s'il te plait... Reste... »

Not really sure how to feel about it.
Something in the way you move
Makes me feel like I can't live without you.
Yeah, it takes me all the way.
I want you to stay.


© Pando

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 1:22





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »

Est-ce qu’elle pouvait vraiment s’en vouloir du geste qu’elle venait de poser ? Quelque part au plus profond de son âme, une petite voix lui criait qu’elle venait d’exagérer en giflant aussi fort l’homme qui faisait pourtant battre son cœur encore quelques minutes plus tôt… et qui le ferait toujours même si elle tentait de l’oublier. Et elle savait, même si elle n’avait jamais aimé auparavant, qu’il était beaucoup plus difficile qu’elle ne l’espérait d’oublier son tout premier amour. Opale comprit qu’elle en avait trop mis lorsque la main d’Andrew s’abattit sur sa joue qui rougissait à vue d’œil. Peut-être qu’elle venait justement de constater qu’elle ne pourrait jamais l’effacer de sa mémoire et que ce constat l’agaçait plus que toute autre chose au monde. Elle fronça les sourcils alors que le garde-chasse lui répliquait qu’elle n’y avait pas été « mollo »… Sans comprendre vraiment pourquoi, elle se mit à ronchonner. En fait, elle savait parfaitement pourquoi elle était aussi grognonne… il lui avait bien dit qu’elle pourrait le gifler autant qu’elle le voulait et Merlin seul savait à quel point elle avait envie de lui transmettre toutes les émotions négatives qu’il venait d’ancrer dans son cœur. Peut-être qu’il comprendrait enfin à quel point elle est amoureux de lui… NON ! Était… elle l’était, maintenant elle ne l’était plus. Elle n’était même plus certaine d’être encore en vie après ce qu’il lui avait subir.

Alors que ses sentiments continuaient leur guerre pour gagner son cœur, Opale remarqua le rond rouge sang qui grandissait sur les vêtements de l’élu de son cœur. Pendant un moment, elle oublia complètement le mal qu’il pouvait lui avoir fait et s’inquiéta plutôt de le voir mourir devant elle. Pour éviter de le perdre encore plus qu’elle ne le perdait déjà, elle avait appliqué le pull du jeune homme contre la blessure pour éviter au sang de se répandre d’avantage. Opale frissonna alors qu’un souffle léger porta le murmure d’Andrew à son oreille. « Ce n'est rien. » Oh non… elle allait ne nouveau perdre la tête et tomber volontiers dans ses bras. Elle était prête à goûter de nouveau ses lèvres avec la même avidité que plus tôt. Il fallait simplement qu’elle oublie… « Opale, je voulais te dire, par rapport à tout à l'h- » l’heure ? Voilà que son cœur se brisait encore et qu’elle se rappelait la raison pour laquelle elle avait quitté aussi rapidement sa cabane. Il ne l’aimait, il ne voulait pas d’elle et il avait fait une erreur. Son âme quitta de nouveau son corps et elle n’écouta pas un traitre de mot de ce qu’il pouvait bien lui dire. Du moins, est-ce qu’il parlait encore ? Ça n’avait plus d’importance, il venait simplement de la remettre sur le bon chemin et lui rappeler qu’il devait maintenant souffrir autant qu’elle. « Ça va faire mal. » Venait-elle de lui couper la parole ? Peu lui importait maintenant. Sans une seule émotion ou sans un seul remord, elle planta sa baguette maintenant aussi chaude que des braises sur la plaie du garde-chasse afin de le remettre légèrement sur pied. Il semblait souffrir, ce qui lui plut, même si elle ressentait un certain malaise dans son cœur. Pouvait-elle vraiment se ravir de la douleur d’un homme qui avait hanté ses rêves et ses jours ? Cependant, même lui semblait tout faire pour cacher un sourire qui, malgré tout, ne devrait pas exister. Cela la mit tellement en colère que la seconde gifle lui vint plus naturellement que la première. Lorsqu’elle eut terminé, elle tourna les talons, il était temps d’arracher la page et, bien qu’elle ne le veuille pas, les larmes trouvèrent le chemin de ses yeux alors qu’elle tirait un trait sur cette histoire d’amour qu’elle avait tant de fois fait tourner dans sa tête.

Alors qu’elle laissait derrière son âme et Andrew, une main jaillit pour la retenir. « Attends. » Oh non… je ne veux plus souffrir, peux-tu enfin le comprendre ? Opale se retourna, mais son visage baigné de larmes refusait de se soulever pour affronter le regard de celui qui avait mis son cœur en miettes. Elle espérait sincèrement qu’après tout ce qu’elle venait de lui faire, il comprendrait. « Je voulais m'excuser. » Pour avoir été un véritable crétin ? Le pire idiote sur Terre ? L’homme le plus tendre que je connais ? Opale se mordilla fortement la joue, en colère de continuer ainsi à avoir des sentiments pour lui. Elle accepterait encore combien de temps d’être un mort-vivant ? Alors qu’elle allait lui dire qu’elle avait très bien comprit qu’il regrettait, puisqu’il lui avait déjà dit une première fois dans la cabane, et qu’il n’avait pas besoin de courir derrière elle pour lui sauver la vie, jouer les chevaliers et de nouveau lui dire à quel point elle n’était rien… mais elle fut beaucoup plus rapide qu’elle. « Pas pour ce que nous avons fait tout à l'heure... Mais pour ce que je t'ai dit juste après. » Hein ? Si son visage n’était pas la reproduction du lac de l’école, Opale aurait très bien affronté son regard pour la première fois depuis qu’il l’avait rejeté. Il lâcha son poignet et elle combattit l’envie féroce de prendre de nouveau ses jambes à son cou pour s’éloigner à toute vitesse de lui… mais elle était beaucoup trop curieuse de connaître la suite de ses paroles. Elle n’accepta cependant pas de lui montrer ses yeux… parce qu’il comprendrait à quel point elle l’aimait et ça, elle ne pouvait plus le permettre. Le silence régna un bon moment et elle ne fit rien pour le rompre. Elle connaissait assez bien le jeune homme pour ne pas avoir à poser ses yeux sur lui pour l’imaginer regarder un peu partout en quête d’un illumination, comme il le faisait toujours quand il n’était pas à l’aise dans une situation. Sa patience fut récompensé : « Je n'ai pas vraiment... Réfléchi, lorsque j'ai agis comme ça. J'étais juste... Dicté par mes envies, je suppose. Mais je n'ai pas réfléchi à ce que tu voulais toi. Je me suis dit... Que je t'avais peut-être forcé. » Opale releva légèrement la tête pour le regarder du coin des yeux. Mon dieu qu’il était beau, avec son visage incertain et l’hésitation qu’elle pouvait lire dans son regard. Il ne semblait pas avoir remarqué qu’elle l’écoutait attentivement. Elle balaya subtilement les larmes de son visage et figea son regard rougit de tristesse sur son visage qui affichait une combat intérieur qu’elle ne pouvait pas comprendre. « Je n'aurais jamais pu me pardonner de t'avoir fait une chose pareille, alors j'ai paniqué. Je ne voulais pas que tu prennes peur et que tu t'enfuies... Mais je crois que j'ai provoqué totalement l'inverse. » Opale dut se mettre fortement les lèvres pour empêcher son impulsivité de lui lancer un Non, tu crois ? qu’il aurait tout de même bien mérité. Elle décida plutôt de garder le silence, parce que le silence peut parfois faire beaucoup plus de ravages que des mots. Andrew afficha un sourire avant de regarder enfin Opale dans les yeux. Il était incertain et il avait peur… mais elle ne l’en aimait que davantage. « Et puis tu m'as ouvert ton coeur... » Son cœur lui fit mal, un court instant. Elle revivrait cette scène dans sa tête toute sa vie, cette fois où elle avait enfin suivit son cœur et qu’elle s’était brisé à jamais. « ...Et je me suis retrouvé comme un abruti, à regretter les paroles que je t'avais dites. La vérité, c'est que... » C’est que quoi ?! Son cœur lui crie de ne pas s’arrêter et, sans s’en rendre compte, Opale a fait un mouvement dans sa direction, comme pour l’inciter à parler. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle sent une douce chaleur qui nait au creux de sa poitrine. Est-ce que son cœur vient de se mettre à battre de nouveau ? « Malgré ma raison qui me hurle que je n'en ai pas le droit, je ne peux m'empêcher... De t'aimer... » De t'aimer... De t'aimer... De t'aimer... Et ce moment ne fait que se répéter alors qu’elle veut de nouveau pleurer. De t'aimer... De t'aimer... De t'aimer... Mais elle ne veut pas pleurer parce qu’elle a mal, mais parce qu’elle est enfin… aimé. Aussitôt, un large sourire s’affiche sur ses lèvres et elle planqua ses mains contre sa bouche pour empêcher un sanglot de trahir ses sentiments et pour empêcher Andrew de lire trop facilement en elle. Non, elle n’a jamais cessé d’aimer Andrew et elle ne réussirait jamais à le faire. Elle garda toute de même le silence alors qu’il analysait son visage. Continue, mon beau garde-chasse… ne t’arrête surtout pas si près du chemin. Malgré toute la bonne volonté de la blondinette, l’amour irradiait de son regard. « Je t'aime et ça me fait faire n'importe quoi. Tu me fais tout oublier... Mes devoirs, mes obligations... Depuis le tout premier jour, Opale... J'ai perdu le peu de conscience qu'il me restait en posant les yeux sur toi. Et la pire des choses qu'il pourrait m'arriver serait... De te perdre... » Opale versa de nouveau une larme, parce que ce moment, elle en avait rêver depuis leur toute première rencontre. Quelque chose en elle fleurissait et elle savait que c’était l’amour qu’elle avait pour lui. « Alors s'il te plait... Reste... ». Il avait dit les bons mots. Opale baissa ses mains et lui sourit. Elle franchit le peu de distance entre eux en courant et s’arrêta devant lui. « Pardonne-moi. Je voulais te faire souffrir autant que… » Mais c’était chose du passé, alors elle ne devait plus en parler. Doucement, Opale plaça ses mains contre les hanches d’Andrew et le força à faire marche arrière. Quand il fut contre l’arbre, elle planta son corps contre le sien et se ravit de sentir son propre cœur battre aussi fort. Elle ne l’avait donc pas perdu… Laissant ses mains sur ses hanches, Opale se mit sur la pointe des pieds pour planter ses lèvres contre celle du garde-chasse. Le tout premier baiser qu’elle lui offrait de son plein gré.

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Amen
Last night I had a dream The dream I had was true I fell through the stars When walking on the moon Burned like a thousand candles in his arms
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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 21 Jan - 20:07



❝You and me❞
Drewpale


Opale se tenait devant lui, le visage baissé, refusant de laisser son regard croiser le sien. La peau douce de son poignet qu'il tenait toujours entre ses doigts lui offrait un fébrile aperçu de ce qu'ils avaient partagés quelques instants plus tôt. A l'abri de ses murs de pierre et d'argile, poussés dans les bras l'un de l'autre... Andrew avait laissé parler son coeur. Et cette fois encore, ses mots filaient à travers ses lèvres sans qu'il ne puisse les retenir, témoins de ce que la jeune femme faisait éclore en lui. Il était... Dépendant d'elle. Il retenait son souffle à chacun de ses gestes, tremblant à l'idée qu'elle disparaisse pour de bon. Tout se jouait à cet instant : leurs conversations au coin du feu, leurs rires étouffés, leurs regards volés et empreints de cet espoir éternel... Tous les moments qu'ils avaient partagés ensembles ne vaudraient plus rien s'il la laissait repartir. Sa prise se resserra un court instant, luttant contre ses tourments intérieurs, contre la peur qui le clouait désormais sur place. Puis il la relâcha... Lui donnant le choix qu'elle méritait plus que n'importe qui. Il aurait tout donné pour garder la jeune femme auprès de lui. Même s'il n'en avait pas le droit... Même s'il était immoral... Il s'en foutait. Son coeur brûlait pour elle, ses sourires, ses humeurs, son courage... Alors il tenta le tout pour le tout. Ouvrant son âme à son tour, Andrew lui avoua toutes les émotions qui le déchiraient depuis qu'il avait posé les yeux sur elle. Un aveu qui lui coutait cher, qui le laissait sans défense.

Au fil de ses mots, son stress et sa peur s'évaporèrent. Comme si tout devenait plus simple au fur et à mesure qu'il libérait ses émotions, tous ses secrets qu'il avait enfoui par peur de perdre Opale. Pourtant elle était là, à l'écouter, son visage incertain se tournant enfin vers lui. Il lui sourit d'un air tendre. Pouvait-elle voir, à travers ses yeux, tout ce qu'il aurait pu faire pour elle ? Jamais une femme ne l'avait fait vibrer de cette manière. Enfin, elle le regarde à son tour... et lui fait tourner la tête. Les mots se vident, sans qu'il n'est plus réellement conscience de ce qu'il est entrain de lui dire : il fallait juste que ça sorte, qu'elle sache enfin ce qu'elle représentait pour lui. Lorsqu'elle fait finalement un pas pour lui, sa respiration se bloque, et inconsciemment, il s'apprête à recevoir une nouvelle gifle de sa part. Mais au fond de lui, il espère... Si fort qu'il est presque certain que ses pensées se firent entendre à des kilomètres. Reviens-moi, Opale. Pardonne-moi. Sur les joues de la jolie blonde, des larmes roulent, et son coeur se tord doucement. Est-ce qu'il avait encore réussi à la blesser ? Non... Cette étincelle dans les yeux de la jeune femme lui prouve tout le contraire. Un tendre sourire apparait sur les lèvres du garde-chasse lorsqu'Opale plaqua sa main contre sa bouche. Oui, il l'aimait... Et sa réaction lui offrit un regain de confiance et une forte chaleur au creux du ventre. Le bonheur, et l'espoir. Il voulait la voir à nouveau sourire ainsi, tous les jours... Ses derniers mots se dessinent au bout de ses lèvres et, finalement, c'est Opale qui fait le premier pas, franchissant le peu de distance qui les séparait encore. Andrew retient son souffle ; elle était  si proche qu'il pourrait sentir le moindre de ses murmures. Mais il n'osa pas la toucher. Il craignait d'agir de travers et de tout faire voler en éclats. Ses yeux cherchèrent les siens, posant une question silencieuse.  « Pardonne-moi. Je voulais te faire souffrir autant que… » Sa phrase resta en suspens, et Andrew ne chercha pas à la faire parler davantage. Il n'était même pas certain de pouvoir encore prononcer quoi que ce soit. Doucement, les mains d'Opale se placèrent sur ses hanches. Le garde-chasse déglutit quand elle le fit reculer contre l'arbre, le contact de ses mains sur lui déclenchant un tas de sensations qu'il ne parvenait plus à garder sous contrôle. L'envie, l'espoir, le désir... Andrew frissonna lorsque son corps se pressa contre le sien. Son souffle trembla. Puis la jeune femme se mit sur la pointe des pieds et lui offrit son véritable premier baiser.

Son coeur s'arrêta de battre à l'instant où leurs lèvres se pressèrent à nouveau. Alors il n'avait pas tout gâché... Andrew ferma les yeux, ses bras se refermant autour du corps d'Opale. Ses mains se glissèrent dans le creux de sa taille afin de la rapprocher de lui, de son étreinte amoureuse et de sa poitrine qui battait follement contre elle. Plus rien d'autre n'importait que leur baiser : ni leur course folle dans la forêt, ni la peur qu'il avait ressenti  à l'idée de la perdre... Elle était présente, là, contre lui, sa douce chaleur se mêlant à la sienne. Ses doigts se ressérèrent sur la chemise de la jeune femme lorsque, au bout d'un long moment, ils mirent fin à leur baiser. Andrew ne savait plus tout à fait où il était ; son regard ne parvenait pas tout à fait à se fixer et un doux sourire éclairait son visage. Il leva une main encore un peu hésitante pour effleure la joue d'Opale, découvrant une toute nouvelle proximité entre eux.  « Tu es si belle… » murmura-t-il, l'air ailleurs, tandis qu'il observait son visage. Il la tenait si près de lui qu'elle aurait presque pu s'y blottir sans toucher terre. Dans son esprit, tout se bousculait si vite qu'il avait de la peine à reprendre son souffle.  « Tu vas finir par me faire tomber dans les pommes, » fit-il avec un petit rire, pourtant pas si loin de la réalité. Son coeur battait encore trop vite. Puis, se rendant compte de ce qu'il venait de dire, le garde-chasse s'empourpra et ses yeux dérivèrent ailleurs, gêné... Avant de revenir au galop sur la jolie blonde qui se tenait contre lui. Il ne pouvait s'arrêter de sourire. Il ouvrit la bouche plusieurs fois pour tenter de lui dire quelque chose, se ravisant avant de finalement prendre la parole.  « Je n'aurais jamais pensé que je puisse t'embrasser ainsi... » Il inspira doucement, ses doigts glissant dans le creux de sa nuque.  « Est-ce que... euh... » Il s'empourpra davatange, ne sachant déjà plus où se mettre.  « Est-ce que tu veux que toi et moi... Enfin je veux dire, tu es une élève, et moi un membre du personnel et... Tu es mineure ! On a pas le droit de - Non attends, c'est pas ce que je voulais dire. » Il se passa une main sur le visage en tentant de rassembler ses idées sans sombrer de nouveau à la panique.  Peu importe la façon dont il retournait la phrase dans sa tête, elles lui semblaient toutes aussi maladroites les unes que les autres. Alors tant pis. « Je sais que c'est contre toutes les règles morales, et qu'il faudrait sans cesse se cacher mais... J'aimerais vraiment que toi et moi, on... on passe plus de temps ensemble, » lâcha-t-il au bout d'un temp qui lui sembla interminable, les joues colorées d'un joli rouge vif. Il n'avait pas pu se résoudre à en dire plus, mais il espérait qu'Opale saurait lire entre les lignes, parce qu'il se sentait déjà si stupide qu'il avait envie de se frapper la tête contre le tronc.

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Ven 22 Jan - 5:04





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Opale avait les yeux qui brillaient comme une nuit étoilée alors qu’elle savourait le moment présent. Il n’y avait qu’elle et son garde-chasse, incapable de mettre les mots justes sur ce qu’il voulait absolument lui faire comprendre, ce même homme qui avait réussi à percer si facilement la carapace d’acier que la jeune Gryffondor avait mis tant d’effort à construire. Toute sa vie, la jolie étudiante à la chevelure dorée avait fait des pieds et des mains pour ne pas se montrer vulnérable, pour ne montrer à personne qu’elle pouvait avoir des faiblesses… alors qu’il s’agit d’un trait tout à fait humain. Elle avait en horreur qu’on la regarde avec pitié ou qu’on lui demande si elle avait besoin d’aide. Elle savait pertinemment pourquoi… elle savait pourquoi elle voulait toujours se montrer sous son meilleur jour : Elle était née-moldue et elle le serait toute sa vie. Elle s’était d’ailleurs imaginé retourner dans son monde sans magie à la suite de ses études, trouver un mari normal et vivre sa petite vie tranquille, entourée de tous les animaux magiques qu’elle pouvait avoir en sa possession, mais l’amour lui était tombé dessus avec la même férocité qu’une mère hypogriffe qui surveille ses rejetons. Andrew avait ouvert avec fracas la porte de son cœur et avait enflammer chaque parcelle de son être, ne laissant plus qu’une légère pousse… un petit bourgeon au plein centre de son cœur et qui ne souhaitait qu’une seule et unique chose : devenir une belle fleur. Dans cette forêt interdite, quelques minutes après que le garde-chasse ait violement arraché les germes de son amour pour les jeter aux déchets, elle se sentait comme un phénix, la pousse grandissant de nouveau, grâce au soleil des paroles d’Andrew et au travers des cendres de son ancien cœur. Elle avait donc retenu l’éclat de joie qui menaçait de percer lorsqu’il lui avait enfin avouer qu’il l’aimait, mais elle savait inéluctablement qu’il le comprenait. Son sourire qui la faisait craquer illuminait maintenant son visage et une force nouvelle l’animait, comme si Opale venait de lui donner le coup de pouce qu’il lui fallait pour qu’il affiche pleinement sa virilité.

Lorsqu’elle s’autorisa enfin à le toucher de nouveau, Opale sentit les courants électriques qui parcouraient chaque parcelle de son être. Elle pouvait sentir son souffle contre son visage et elle sut alors que c’était à cet endroit qu’elle voulait se trouver pour le reste de sa vie. C’est sans une hésitation qu’elle avait plaquer ses lèvres contre celles du bel éleveur, scellant par le fait même son avenir. Elle savait que cette relation serait difficile, mais il était maintenant délicieusement trop tard pour qu’elle puisse faire marche arrière. Elle était indéniablement et follement amoureuse du garde-chasse de Poudlard.

Savourant cette instant, Opale frémit en sentant les bras de son adoré se refermer sur elle, pour la posséder et l’empêcher de prendre de nouveau la fuite, mais elle en avait assez de courir et de faire semblant. Elle voulait vivre son amour et le partager avec lui. Un sourire s’immisça sur ses lèvres alors qu’il la plaquait contre son corps chaud et qu’elle goûtait avec délice aux saveurs de l’interdit. Son étreinte ne diminua pas alors que leurs lèvres se disaient au revoir pour un court laps de temps. Opale avait d’ailleurs profiter de cet instant pour les mordiller tendrement, puisqu’Ellie lui avait dit que les hommes adoraient ça et que la Serpentarde avait une bonne longueur d’avance sur les histoires de cœurs. Ses yeux papillonnèrent alors qu’il venait caresser sa joue. Comme pour se prouver que c’était vrai, Opale déposa la sienne tout contre sa main pour sentir son contact. Qu’est-ce qu’elle pouvait aimer cela. « Tu es si belle… » lui avait-il murmurer, éclairant son visage d’un sourire et embrasant par le fait même ses joues. Pour toute réponse, Opale porta sa main à ses lèvres et y déposa un petit baiser, aussi doux et léger qu’une plume. La Gryffondor fronça tout de même les sourcils lorsqu’il lui dit qu’elle allait lui faire perdre conscience. Elle savait bien pour les problèmes d’Andrew… alors elle était légèrement inquiète. Elle déposa donc sa tête contre son torse, comme elle rêvait tant de le faire, tout de même incertaine de ce qu’elle était en train de faire. Malgré son approbation et leur amour mutuel, elle avait peur d’aller trop loin et de dépasser la limite qu’Andrew était prêt à franchir. Peut-être qu’il n’était pas d’accord à ce qu’ils vivent toutes les expériences d’un couple normal… un couple… leur relation n’avait pas encore de nom. Elle l’entendit prendre de grandes respirations à plusieurs reprises, comme s’il tentait de dire quelque chose et finissait par se taire. Elle releva la tête pour plonger ses yeux dans les siens. Il continuait d’afficher ce grand sourire et la jeune femme rougit en se disant qu’elle était la source de ce bonheur. « Je n'aurais jamais pensé que je puisse t'embrasser ainsi... » Elle rougit davantage alors qu’elle sentait sa main contre sa nuque. Qu’est-ce qu’elle pouvait avoir chaud. « Est-ce que... euh... » Oh, oh… Elle sentait déjà que cette question allait la rendre plus que mal à l’aise. Il n’avait même pas encore parlé qu’elle sentait que son visage lui picotait autant que lorsqu’elle s’asseyait trop près du feu de la salle commune. Elle devait ressembler à un coquelicot.  « Est-ce que tu veux que toi et moi... Enfin je veux dire, tu es une élève, et moi un membre du personnel et... Tu es mineure ! On a pas le droit de - Non attends, c'est pas ce que je voulais dire. » Opale le regardait, mordillant l’intérieur de sa joue pour s’empêcher d’éclater de rire en voyant la panique qui animait maintenant les yeux de l’être qui faisait battre son cœur. Il semblait pris de panique, comme s’il avait peur qu’elle prenne de nouveau ses jambes à son cou. Elle se mit à glousser en voyant son regard concentré, comme s’il cherchait la bonne façon de s’exprimer. Quand il la trouva enfin, Opale n’avait plus envie de glousser… en fait, elle était sous le choc et sa mâchoire menaçait sérieusement de tomber. « Je sais que c'est contre toutes les règles morales, et qu'il faudrait sans cesse se cacher mais... J'aimerais vraiment que toi et moi, on... on passe plus de temps ensemble, » Est-ce qu’il était en train de lui demander ouvertement de… « Attend un peu… est-ce que tu es sur le point de me demander de… » Elle rougit vivement, comme s’il était impossible pour elle de le dire ouvertement. Pourtant c’était tellement simple, non ? « Est-ce que tu me demandes d’être ta petite amie ? » La blonde n’était pas certaine… parce que malgré tous les efforts qu’elle faisait, elle n’avait que des pensées impures qui lui traversait l’esprit. Elle se racla la gorge en regardant le sol, incapable d’aligner deux mots de plus. Ce n’était pourtant pas compliqué, non ? Elle était une lionne et elles étaient pleines de courages ! « Ou bien… tu me demandes de rester avec toi… cette nuit ? » La fin de sa phrase se perdit dans sa timidité et ça, il fallait le faire ! Andrew serait peut-être la seule personne à voir la petite pierre précieuse aussi démuni de ses moyens. Elle savait tout de même la réponse à ses deux questions : Oui.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Dim 24 Jan - 15:41



❝You and me❞
Drewpale


La présence d'Opale dans son bras et tout contre son coeur lui prodiguait tant de chaleur et d'affection qu'il crut pendant un instant défaillir. Le propre rythme qui battait hasardeusement dans sa poitrine semblait pris de panique, une sorte de peur plus douce et plus agréable que toutes celles qu'il avait connu jusque là. L'adrénaline mêlée d'un désir qui ne le quittait plus dès que la jeune blonde s'approchait un peu trop près de lui. Ses pieds ne semblaient plus toucher terre, sa tête et son coeur flottant dans un petit nuage qui les enveloppait tous les deux. Ce baiser... Il en avait rêvé, il l'avait imaginé tant de fois que même la culpabilité n'avait jamais réussi à en effacer toutes les images. Mais cette fois-ci, c'était bien réel. Le goût de ses lèvres contre les siennes était renversant, et Andrew ne su plus tout à fait s'il avait enlacé la jeune femme de ses bras pour la maintenir plus près de lui ou pour s'y accrocher, perdu dans la tourmente de son coeur. Il la serra un peu plus fort lorsque, dans le court instant où ils se séparèrent, Opale vint mordiller ses lèvres - son souffle rata un battement, une douce électricité parcourant sa peau. Seul le contact de la jeune femme contre sa main parvint à le faire toucher terre à nouveau, ses pupilles sombres cherchant les siennes. Tant d'émotions se bousculaient qu'il craignait de l'effrayer à nouveau. Il n'oublierait sans doute jamais les larmes dans ses yeux et sa fuite éperdue lorsqu'il avait cherché à se protéger, là-bas, dans sa cabane. Que se serait-il passé s'il ne l'avait pas poursuivi ? L'aurait-il jamais revu un jour ?... A cette pensée, Andrew enfouit son visage dans les doux cheveux d'Opale qui venait de poser sa tête contre son torse. Sa présence, si proche, le calme doucement. Il ne pouvait s'imaginer une vie sans elle et il se promit que plus jamais, il ne lui ferait du mal ainsi. Il ne pourrait pas se le pardonner une deuxième fois.

Remember those walls I built?
Well, baby they're tumbling down
And they didn't even put up a fight
They didn't even make a sound
I found a way to let you in
But, I never really had a doubt
Standing in the light of your halo
I got my angel now


Une jolie rougeur éclaira la peau d'Opale et le fit sourire davantage. Dire qu'il était la cause de toutes ses émotions... Quelque chose remua dans son ventre à cette pensée, et il prit son courage à deux mains. Il était plus maladroit que jamais, cherchant des mots qui ne voulaient pas sortir. Il avait toujours la trouille de dire ce qu'il ne fallait pas et de blesser à nouveau la jeune femme qu'il se mit à bafouiller n'importe quoi. Ou plutôt ce qui le tracassait le plus, les raisons pour lesquelles Opale était susceptible de lui dire non. De refuser que tous les deux... forment quelque chose de plus qu'un simple baiser échangé à l'ombre des arbres. Il voulait être certain de pouvoir revoir son sourire tous les jours, de partager plus que leurs discussions d'avant, de construire... Un couple. Mais ça, il n'osait pas encore le dire. Grand timide, il tentait de former ses phrases autrement pour ne pas paraître trop brusque, mais il savait qu'il s'y prenait comme un manche. D'ailleurs, les gloussements d'Opale ne firent que le lui confirmer. Andrew se sentit légèrement vexé, et étrangement rassuré. S'il parvenait encore à la faire rire, c'était que malgré ses tentatives hasardeuses, elle n'avait pas encore l'envie de prendre ses jambes à son cou. Cela suffit pour le faire terminer sa phrase, entre deux inspirations pour se donner du courage. « Attend un peu… est-ce que tu es sur le point de me demander de… » Opale se mit à rougir encore plus que lui, ce qui relevait de l'exploit. Le garde-chasse cessa de respirer pendant quelques seconde. « Est-ce que tu me demandes d’être ta petite amie ? » La lionne baissa alors le regard sur le sol, visiblement plus mal à l'aise que jamais. A ses mots, Andrew se sentit tout aussi gêné qu'elle. Par Merlin ! Il était garde-chasse, et il osait demander à une élève de sortir avec lui... Il avait légèrement honte de sa audace... Légèrement seulement, parce que pour le reste, c'était son coeur qui parlait à sa place. Et il attendait désormais la réponse d'Opale comme une bouffée d'air.  « Ou bien… tu me demandes de rester avec toi… cette nuit ? » L'homme ouvrit la bouche, les sourcils levés en signe de surprise. De... Quoi ? Il lui fallut quelques temps pour prendre pleinement conscience de ce que ses mots signifiaient. Non... Si ? Andrew hésita entre rougir furieusement et retenir un petit rire. Un tas de pensées plus déplacées les unes que les autres se firent un chemin dans sa tête, et il eut le plus grand mal à les ignorer. Mais la timidité dont la jeune Gryffondor faisait preuve à cet instant était trop rare pour qu'Andrew n'en profite pas un petit peu. Ce fut finalement un grand sourire malicieux qui vint éclairer son visage, tandis que sa voix se fit plus taquine, presque aguicheuse.  « Cette nuit ?... Quel genre de nuit est-ce que tu imagines, Opale ? » Du bout des doigts, il releva le menton de la jeune femme, son doux regard se plantant dans le sien.  « Mais pour te répondre plus sérieusement... Je pensais plutôt à la première question. » Il hésita, puis ajouté d'un air troublé :  « Même si je ne dirais pas non pas pour la deuxième... En tout bien tout honneur bien sur, » ajouta-t-il en rivalisant cette fois-ci avec le temps couleur tomate de la jeune femme.

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Dim 24 Jan - 16:55





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »
Opale quitta les bras d’Andrew, bien que la sensation fut exactement la même que si elle venait de faire un pacte avec le diable et qu’il lui arrachait sans ménagement son âme. Elle savait qu’elle devait profiter de ce moment car elle ne savait quand elle pourrait le vivre de nouveau. Maintenant qu’elle savait qu’Andrew partageait les sentiments qu’elle avait pour lui, elle pouvait se sentir libérer… et son cœur était aussi léger qu’une plume et elle se sentait étrange, tout simplement parce qu’elle ne s’était jamais senti aussi vivante. Avec toutes les nouvelles qu’elle avait reçues dans la dernière année… c’était une véritable délivrance. Dans cette forêt sombre, à l’abri des regards et avec l’homme qu’elle aimait, elle en venait maintenant à oublier la maladie de son frère et les problèmes qu’il pouvait bien y avoir dans le monde de la magie.

Oppie revint rapidement sur la terre ferme lorsqu’elle entendit une voix qui lui rappelait vraiment quelque chose. C’était la sienne qui demandait à Andrew ce qu’elle voulait tant savoir. Son cœur parlait pour elle et c’était si… exquis ! Elle était tellement mal à l’aise de ce qu’elle lui avait demandé et elle se demandait encore comment elle pouvait bien tenir encore sur ses deux jambes. Venait-elle réellement de lui demander de passer la nuit avec lui ? Intérieurement, elle imaginait sa meilleure amie qui sautillait en levant le poing en l’air en signe de victoire. La blondinette ne connaissait absolument rien sur l’amour, en dehors des aventures d’Ellie, et elle voulait l’apprendre dans les bras de son garde-chasse. Elle voulait connaître le bonheur avec lui et c’était sans doute pour cette raison qu’elle l’avait si facilement dit. Elle allait se dépêcher à remettre la situation en ordre quand elle remarqua une lueur étrange dans les yeux de son adoré qu’elle ne connaissait pas encore, une lueur qu’elle n’arrivait tout simplement pas à déchiffrer. Andrew afficha ensuite un petit sourire malicieux qui fit manquer un battement à son cœur. Oups… ça ne prévoyait rien de bons. Lorsqu’il lui parla, la voix qui vient à son oreille la fit transpirer aussi fort que si elle venait de sortir du lac de l’école. « Cette nuit ?... Quel genre de nuit est-ce que tu imagines, Opale ? » Elle plaidait coupable. Oui, elle avait des images impures qui traversaient son esprit depuis le moment où ses lèvres avaient rencontré celles du garde-chasse. Son regard se visa à la terre molle de la forêt et elle refusa de regarder ailleurs. Elle ne se sentait vraiment pas dans son état normal et elle se sentait étrange. Le feu qui brûlait en elle… elle ne le comprenait pas. Des doigts touchèrent son menton et elle releva la tête pour regarder les yeux sombres qui lui firent de nouveau avoir chaud. « Mais pour te répondre plus sérieusement... Je pensais plutôt à la première question. » Elle poussa un petit soupir de soulagement, heureuse qu’il ne la prenne pas pour une…  « Même si je ne dirais pas non pas pour la deuxième... En tout bien tout honneur bien sur, » Oups… Le sang quitta complètement son corps et elle commença à trembler. Elle était en train de perdre le contrôle de la situation et elle n’aimait pas ça du tout. Elle ouvrit la bouche, elle devait lui répliquer quelque chose : « » Bravo championne ! Elle ne savait pas quoi lui dire, il venait de lui faire perdre ses mots, elle voulait qu’un trou béant s’ouvre sous ses pieds pour qu’elle puisse disparaître tranquillement de la surface Terrestre. « Euh… » C’est déjà un bon début ! « Est-ce que… Est-ce que… » Oui ? Elle pouvait presque entendre la voix d’Andrew dans sa tête qui rigolait. « Est-ce que tu savais que les yeux des escargot sont au bout de leurs antennes ? » QUOI ?! Elle cligna plusieurs fois des yeux, sachant qu’elle venait de dire une bêtise. Elle n’était même pas capable de lui répondre normalement ! Elle fixa le sol, honteuse, avant de replonger son regard dans celui d’Andrew. « Rien ne me ferait plus plaisir. » Elle laissa planer le doute, ne précisant pas de quoi elle voulait parler.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Lun 25 Jan - 1:09



❝You and me❞
Drewpale


Andrew se mordillait la lèvre, à la fois pour retenir un petit rire devant la réaction d'Oppie et aussi parce, en lui montrant une nouvelle facette d'elle, le garde-chasse ne la trouvait que plus mignonne encore. La jeune blonde agissait de façon beaucoup plus timide qu'à l'ordinaire, et même si c'était désorientant, cela plaisait beaucoup. Il voulait connaitre chacune de ses facettes, pas seulement celles qu'elle montrait à la face du monde mais surtout celles qu'elle cachait la plupart du temps... Etre celui en qui elle placerait sa confiance. Et puis, cette jolie rougeur qui colorait ses joues ne la rendait que plus adorable. Dans sa tête, Andrew nota que les allusions comme celles-ci faisaient visiblement perdre ses mots à la jeune blonde et un sourire malicieux s'étira sur ses lèvres. Bon, pour être tout à fait honnête, il était encore un peu gêné de faire ce genre de commentaires en présence d'Opale. Il ne savait pas encore tout à fait sur quel pied danser avec elle, ni ce qu'elle accepterait de lui. Il testerait surement ses limites encore quelques temps, si la blonde le lui en donnait l'occasion. Il se rendit soudain compte, à travers son amusement, que la jeune femme ne lui avait pas encore donné sa réponse. Tout son stress revint d'un seul coup au galot, l'éclat de ses yeux se troublant. Et si elle ne voulait pas ? Si Opale lui disait non, qu'elle ne voulait pas s'afficher avec lui ? Ses dents se serrèrent à cette idée et Andrew fit de son mieux pour contrôler la panique qui tentait de refluer. Il avait parlé sans réfléchir, laissé son coeur s'exprimer, mais il n'était pas prêt du tout à accuser un refus. Avoir le béguin pour un homme et accepter d'être officiellement avec lui, c'était loin d'être anodin... Peut-être qu'elle aurait besoin d'un temps pour réfléchir ? Qu'il lui avait posé la question trop tôt ? « Euh… » Andrew retint son souffle, ses mains posées négligemment autour de sa taille, faussement calmes.  « Est-ce que… Est-ce que… » Oui ?? Est-ce que quoi ? Dis-moi... Ravalant ses angoisses, le garde-chasse tenta d'offrir à Opale une mine rassurante, son étreinte se faisant un peu plus douce. Intérieurement, la maladresse de la jeune femme le fit presque rire, mais il se garda bien de l'extérioriser. En réalité, ses émotions étaient si contradictoires à cet instant précis qu'il se sentait sur le point d'exploser. Alors quand la jolie blonde lui apprit l'emplacement des yeux des escargots sur leur anatomie... Andrew ne put s'empêcher de pouffer de rire et pressa rapidement une main contre sa bouche pour tenter de se calmer. Rien à faire, pourtant. Oh bon sang ! Ce qu'il pouvait l'aimer. Gênée par sa réponse, Opale baissa les yeux sur le sol avant de les relever à nouveau vers lui. Andrew attendit, le coeur battant. Et enfin, elle lui donna sa réponse. « Rien ne me ferait plus plaisir. » Attendez... A quelle question répondait-elle ? Le garde-chasse sombra un instant dans le doute avant de se rendre compte que la lionne l'avait certainement fait exprès. « Puisque tu ne précises pas, je suppose que ca vaut pour les deux question... » Andrew afficha de nouveau un air taquin. Dans sa poitrine, son coeur avait reprit un rythme un peu plus calme, pondéré de quelques soubresauts qui témoignaient de sa joie si soudaine. Il avait un peu de mal à tout assimiler. Alors ils... sortaient ensembles ? Il eut soudain l'envie de hurler de bonheur. Il l'aurait surement fait s'il ne tenait pas encore Opale dans ses bras. Doucement, sa main vint se glisser sur la joue de la jeune femme pour l'attirer vers lui et déposer ses lèvres sur les siennes. Il n'avait plus peur, désormais. Il l'aimait tout simplement. Cette fois-ci, il prit tout son temps pour découvrir la jeune femme qui lui avait fait perdre la tête tant de fois, au cours de ces dernières semaines. Depuis la fois où il l'avait emmené à l'infirmerie et toutes ses soirées passées à l'observer du coin de l'oeil, lorsqu'elle avait les yeux fermés... Ses nuits passées à rêver les yeux ouverts d'un futur qu'il se pensait interdit... Et pourtant... « Alors reste avec moi... » murmura-t-il tout contre ses lèvres, d'une voix basse et emplit de promesse. Reste pour cette nuit, reste à mes côtés pour la vie.

I know you ain't a drug
But you get me so high


Une douce fourrure vint se frotter contre ses jambes et lorsqu'Andrew baissa les yeux, il reconnu les poils violines d'Ebony et son regard de feu plongé dans le sien. Il aurait juré le voir sourire. Puis le renard se tourna derrière eux, fixant un point immobile. Le garde-chasse tendit le cou pour jeter un oeil à son tour. Les arbres semblaient s'agiter à nouveau, quoi qu'encore assez calmes ; mais les mouvements de leurs racines devenaient de plus en plus chaotiques. « On ferait peut-être mieux de rentrer, cette fois, » indiqua-t-il à Opale, controlant sa voix pour qu'elle ne soit pas dans l'urgence. Il ne tenait pas à faire une nouvelle course folle à travers la forêt pour fuir un danger invisible, il avait assez donné en termes d'émotions fortes pour la soirée. Il se décolla du tronc, entrainant la jolie blonde dans son mouvement. Il avait du mal à décrocher ses yeux d'elle, comme s'il craignait qu'elle disparaisse ou que tout cela ne se révèle n'être qu'un rêve... Ebony zigzaga entre eux, les pressant silencieusement. Andrew acquiesça et prit la main de la jeune femme dans la sienne pour lui indiquer le chemin. « Viens, » souffla-t-il en se mettant à nouveau en marche. La sensation était étrange ; il avait l'impression que ses jambes étaient en coton. Le Hurleur les accompagna tout le long du trajet, poussant parfois leurs jambes afin qu'ils avancent plus vite. Andrew se mit finalement à courir, plus par jeu que par nécessité. La fin du trajet fila à toute allure, entre les cris et les éclats de rire des deux sorciers et du Hurleur qui se poursuivaient à travers les arbres. Lorsqu'ils parvinrent à la cabane du garde-chasse, celui-ci était hors d'haleine, et c'est les mains sur les genoux qu'il reprit peu à peu son souffle. Puis Ebony se faufila à l'intérieur, laissant la porte d'entrée grande ouverte.  « Je t'en prie, » invita-t-il la jeune femme à entrer d'un grand geste de la main, son sourire habituel plaqué sur le visage. A l'intérieur, la pièce c'était légèrement refroidi, et Andrew ralluma le feu d'un coup de baguette. Le renard avait étrangement disparu... Mais cela ne l'inquiéta pas. Il commençait à connaitre son ami. Et... Il se retrouvait de nouveau seul, avec Opale, après les confessions qu'ils venaient de se faire. Ils avait déjà passé de nombreuses soirées entre ces murs, mais ce soir, c'était différent. Les choses avaient changées entre eux... Et Andrew se sentait soudain maladroit avec la jeune femme.  « Hum... Tu veux, euh... Boire quelque chose ? » demanda-t-il, avant de se précipiter jusqu'à sa bouilloire sans attendre la réponse de la jeune femme. Au moins il avait une occupation, le temps de calmer les tremblements de son coeur. On aurait dit un adolescent. Quelques minutes plus tard, il apporta à la jolie blonde une tasse de thé fumant accompagnée d'un pot rempli de sucre, puis s'éclipsa un court instant pour revenir avec un châle sur les bras.  « Il fait encore un peu froid, alors le temps que le feu nous réchauffe... » murmura-t-il en entourant les épaules d'Opale du tissu océan, les reflets argentés brillant sous la chaleur des flammes nouvelles. Il l'avait souvent porté durant les froides soirées d'hiver, et il savait qu'il la réchaufferait en quelques instants : il y avait appliqué quelques sorts pour en améliorer les effets. « Au fait... Comment ça se fait que tu ne portes pas ton uniforme ? » demanda-t-il alors que ses mains se posaient sur la veste en cuir d'Opale, intrigué.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Lun 25 Jan - 4:36





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Après sa bourde monumentale sur les escargots (parce que c’était vraiment la seule chose qu’elle avait en tête à ce moment-là) Opale était absolument certaine qu’Andrew prendrait ses jambes à son cou en se demande sur quelle folle il était tombé. Cependant, son adoré étouffa son rire derrière sa main, pouffant ouvertement et elle se sentit blessé dans son orgueil. Elle ne dit tout de même rien, préférant largement regarder par terre et se disant que c’était un cauchemar… délicieusement merveilleux. Elle avait tout de même embrassé Andrew… et deux fois plus qu’une. Elle se disait qu’elle n’avait donc plus d’autre choix maintenant que de lui dire la vérité et toute la vérité. Elle lui avait tout de même déjà dit tout ce qu’elle ressentait pour lui et il en avait fait de même, après un long parcours psychologique… mais il semblait manquer quelque chose, il fallait absolument que la relation entre eux deviennent un peu plus officielle qu’elle ne l’était déjà. Ce moment magique, cette connexion astrale entre eux devait absolument avoir un nom et c’est pour cette raison qu’elle accepta d’être sa petite amie, tout comme elle accepta de passer la nuit avec lui. « Puisque tu ne précises pas, je suppose que ça vaut pour les deux question... » Il n’en pas vraiment plus pour que la jeune femme se mette à rougir. Elle a l’impression que son visage est un brassier ardent, un feu perpétuel qui ne cesse de grandir. Comment pouvait-il lui faire vivre autant d’émotions à chaque fois qu’il lui adressait la parole ou que sa main caressait une partie de son corps ? Andrew affichait encore un petit sourire qui activa les papillons dans son estomac. Elle se demanda alors comment elle expliquerait à tout le monde sa sortie nocturne… et ce qu’elle pourrait bien expliquer à sa meilleure amie. Pendant un moment, ses pensées vagabondèrent vers elle qui l’avait poussé vers la cabane du garde-chasse. Était-elle finalement repartie sans elle ou avait-elle rencontré un professeur sur son chemin du retour ? La main d’Andrew contre sa joue coupa court à ses pensées et elle plongea son regard océan dans celui de l’homme qu’elle aimait. Elle s’attendait à ce qu’il lui sourit, mais il attira son visage vers lui et l’embrassa, faisant frissonner la jeune fille. Woooo… cette sensation était tout simplement merveilleuse. Il ne semblait plus y avoir de remparts entre eux, maintenant tout était bien établi. La forêt était silencieuse, pas un bruit ne venait troubler leur conte de fée. Elle n’entendait que son propre cœur qui battait ardemment et ne sentait que les lèvres du garde-chasse contre les siennes. À ce moment, elle se sentit étrange… étrange de vouloir plus. Mais que pouvait-elle bien avoir de plus que ça ? Ils en étaient à leur tout début. Lorsque les lèvres d’Andrew quittèrent les siennes, elle grogna doucement, triste de ne pouvoir les goûter plus longtemps, cependant elle ressentit un doux frisson lorsqu’il lui murmura : « Alors reste avec moi... » ses lèvres chatouillant les siennes et son timbre de voix la sidérant sur place. Elle se sentit défaillir et se retint en s’accrochant à ses vêtements. Bon sang ce qu’il pouvait lui faire de l’effet.

Leur moment fut alors brisé lorsqu’Ebony montra le bout de son museau. Loin de lui en vouloir, Oppie était heureuse de voir cette belle boule de poil sans qui tout cela ne se serait produit. Et si le Hurleur n’avait pas été là ? S’il ne l’avait pas poussé littéralement dans les bras du garde-chasse ? Il ne s’agirait alors que d’un véritable rêve. Ils semblaient y avoir une connexion si puissante entre eux, quelque chose qu’elle ne pourrait jamais comprendre et qu’elle trouvait tout de même fichtrement adorable. « On ferait peut-être mieux de rentrer, cette fois, » Opale était peut-être blonde, mais elle était loin d’être idiote. Le garde-chasse appréciait tout autant qu’elle l’instant d’intimité qu’ils étaient en train de vivre tous les deux. S’il lui demandait de partir de la sorte, c’était certainement parce que quelque chose de grave était sur le point de se produire. Courageuse comme chaque membre de sa maison, elle se contenta de hocher la tête, sachant que sa voix ne serait pas assez stable pour parler. Elle était encore sur son petit nuage. La blondinette suivit le mouvement, lui lançant des regards subtils. Elle le trouvait si beau, encore plus sous le clair de lune, dans cette forêt qui serait maintenant leur secret. Ebony se frôlait contre ses jambes, allait ensuite aux côtés de son maître et recommençait son petit manège. Opale ne connaissait pas encore assez la créature pour comprendre ses agissements, mais elle avait le meilleur interprète à ses côtés. « Viens, » lui dit-il en prenant sa main. Un geste si doux et si anodin, mais qui la remplit d’amour et de bonheur. Comment était-il possible d’aimer aussi fort ? Elle le suivit donc, sachant qu’il connaissait cette forêt mieux que n’importe qui d’autre. Durant le chemin du retour, Opale perdit quelque fois l’équilibre, lorsque le Hurleur la poussait à avancer plus vite. Elle se retint de ne pas le faire remarquer, puisqu’il semblait le faire aussi à Andrew. Le jeune homme lâcha alors sa main, se mettant à courir et elle arriva à voir le ravissement dans le regard de l’animal. Un sourire s’afficha sur ses lèvres alors qu’elle se mit à courir, elle aussi, riant à gorge déployée et sursautant lorsqu’Ebony surgissait devant elle sans crier garde. Bien assez vite, la cabane fit son apparition. La gryffondor porta une main à son cœur, il battait si fort, mais un sourire de satisfaction prônait sur son visage. Elle jeta un regard à Andrew, connaissant l’état de son cœur, et vint lui caresser doucement le dos pour l’aider à reprendre son souffle.

« Je t'en prie. » Opale regarda la porte ouverte de la cabane et son cœur manqua un battement. En regardant son aimé, rien ne semblait avoir changer, pourtant elle portait un regard nouveau sur son habitat. Tout était petit et intime à l’intérieur. Elle le remarquait d’autant plus maintenant qu’elle était timide de l’avancement de leur relation. Elle entra la première et resta là, debout en plein milieu de la pièce, pendant qu’elle entendait la porte se refermer derrière elle. Étrangement, elle se sentait comme si les dés étaient jetés, qu’il n’y avait plus de retour en arrière possible. Un frisson la parcourut et elle remarqua que l’endroit c’était refroidit. Elle déposa le chandail de laine d’Andrew sur le canapé et elle s’imagina légèrement comment pourrait être leur vie de tous les jours… Elle ressentit un petit malaise et, étrangement, elle sentit la même chose venant du garde-chasse.  « Hum... Tu veux, euh... Boire quelque chose ? » Elle retrouvait l’homme qui avait fait chavirer son cœur. Elle n’eut pas le temps de lui répondre qu’il courait déjà préparer du thé. Elle jeta un regard autour d’elle, comme si elle découvrait à nouveau cette cabane qu’elle avait si souvent visité. Son regard se déposa sur le lit qu’il utilisait tous les soirs et elle rougit. Malgré la fraîcheur, elle avait atrocement chaud. Elle allait enlever sa veste de cuir lorsqu’il revint, une tasse de thé à la main, pour elle. Elle l’accepta volontiers et le porta aussitôt à ses lèvres, se brûlant légèrement. « Ouille… » Elle déposa alors la tasse, attendant que l’air fasse en sorte de ne plus l’ébouillanté. Elle sentit alors quelque chose de doux se déposer contre ses épaules. L’odeur caractéristique d’Andrew flottant dans l’air.  « Il fait encore un peu froid, alors le temps que le feu nous réchauffe... » Elle afficha un doux sourire alors qu’elle lui soufflait un merci qui venait du fond du cœur. Elle en profita pour déposa sa veste de cuir sur le canapé. Elle allait prendre place quand : « Au fait... Comment ça se fait que tu ne portes pas ton uniforme ? » Merde… Opale se laissa lourdement tombé sur la canapé, alors qu’Andrew tenait sa veste avec un regard rempli de questionnements. Et re-merde ! Elle ne voulait pas parler de ça, pas maintenant et pas avec lui. « Et bien… je… je devais… » Bon, se serait un peu plus difficile que prévu. « Tu me promets que tu ne sera pas en colère ? » Avant d’avoir une réponse claire, elle se découvrit du châle pour montrer son accoutrement à son garde-chasse. Elle portait un pantalon noir très serré qui ne laissait aucune place à l’imagination. Une chemise blanche posé négligemment sur ses épaules qu’elle s’empressa d’enlever pour dévoiler un haut rouge qui épousait bien ses formes. Elle regarda timidement sa tasse de thé, incapable de regarder le garde-chasse dans les yeux. « Ellie devait se rendre au Dice N’ Magic pour son frère. Elle m’a envoyé un hibou pour que je l’accompagne, comme on le fait souvent. On avait donc prévue, en même temps, de rester un peu et de… s’amuser ? » Elle marqua une pause et jeta un petit regard de côté. « Je ne savais pas si j’aurai mes chances avec toi… j’étais trop timide, alors… je me disais que peut-être…. Peut-être que je pourrais… m’amuser ? » c’était à son tour d’être maladroite dans ses paroles. Elle avait un besoin viscéral de s’expliquer : « Mais je n’avais pas l’intention de… enfin, tu comprends !? » Elle plongea de nouveau son regard dans le sien, impatiente et inquiète du jugement qu’elle pourrait lire en lui.

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Wizard ϟ Call it magic

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Mar 2 Fév - 12:44



❝You and me❞
Drewpale

Andrew courait à perdre haleine à travers les arbres, son coeur battant au rythme de ses foulées. Opale et Ebony les accompagnait dans sa course éperdue, transportés par l’adrénaline et la joie communicative qui passait entre eux. Ils semblaient pris dans un instant hors du temps où leur présence était tout ce qui comptait. La forêt qui s’agitait derrière eux avait déjà quitté son esprit, et il ne courait plus que pour partager encore ce moment avec la femme qui avait ravi son coeur - et celui qui les avait aidé à ouvrir ses yeux. A côté de lui, Ebony tirait la langue et soufflait à chacune de ses foulées. Sentant son regard sur lui, la créature se regarda et Andrew jura qu’il lui avait fait un clin d’oeil. Où en seraient-ils si le Hurleur ne les avait pas poussé l’un vers l’autre ? Sans doute qu’il aurait continué ainsi pendant longtemps, cachant ses sentiments pour se préserver et éviter le scandale que le garde-chasse avait souvent craint. Ce dont il avait eu le plus peur, c’était qu’Opale puisse changer de regard sur lui. Qu’elle le trouve… Horrible, immoral. Qu’elle le dénonce n’était pas ce qu’il craignait le plus, un travail n’était qu’une place comme une autre. Mais elle… Il n’aurait pas pu la perdre. Et son ami de toujours l’avait très bien compris. Il faudrait qu’il lui offre un os à moelle pour le remercier. Ou un poulet… Il adorait les poulets, et il y en avait beaucoup trop en liberté dans le parc de Poudlard.

Malgré son envie de prolonger cet instant pour toujours, leur course finit par toucher à sa fin lorsqu’ils atteignirent l’orée du bois. Andrew du s’arrêter un moment pour reprendre son souffle qu’il avait oublié de contrôler durant leur fuite. La main d’Opale sur son dos le ramena doucement à la réalité. Des gestes auxquels il ne s’habituait pas encore mais qui le faisait toujours s’amaroucher un peu plus de la jeune lionne. Mais ils étaient encore si… maladroits ! Andrew ne connaissait la Gryffondor que par leurs échanges amicaux, encore séparés par la distance qu’ils auraient du maintenir à cause de leur statut… Et il avait tout à apprendre d’elle. Il ne savait juste pas comment s’y prendre la peur de faire une bourde monumentale le poussait à faire n’importe quoi pour tenter de cacher sa maladresse. C’est comme ça qu’il renversa la moitié de sa première tasse et qu’il du en refaire une autre, dissimulant la première dans le fond de son évier. Par Merlin… Même lorsqu’il avait du affronter des dragons à mains nues pendant ses études il n’avait pas autant tremblé. Opale parvenait à lui faire ressentir des émotions au centuple - c’était parfois harassant, mais surtout grisant. Elle était comme un petit bijou qu’il devait protéger à tout prix. « Ne te brûle pas ! » s’exclama-t-il lorsque la jeune femme porta la tasse trop rapidement à ses lèvres. « Tu as tout le temps… » Et c’était vrai. Ils n’avaient plus besoin de courir entre deux cours ou de trouver une excuse pour se voir… En particulier ce soir, puisqu’ils passeraient la nuit ensembles. Andrew déglutit. Ses pensées se bousculaient dans sa tête et il n’était pas certain de vouloir les démêler, parce que certaines d’entre elles n’étaient pas tout à fait innocentes. Il osait à peine réfléchir à ce qui se passerait ce soir… Si Opale préférerait le canapé, si elle changerait d’avis et rentrerait à sa salle commune ou… ou… ou rien du tout ! Le garde-chasse se mit une claque mentale pour se faire revenir dans le présent. A quoi était-il entrain de penser ?! C’est les joues colorées d’un rouge profond qu’il s’apprêtait à accrocher la veste de la jolie blonde lorsqu’il remarqua qu’elle ne portait pas son uniforme habituel. N’était-il pas obligatoire au sein de l’école ?… D’ordinaire, elle ne changeait pas de vêtements quand elle venait le voir, alors… Sa curiosité revint au galop et il posa un regard emplit de question sur la Gryffondor. Opale se laissa tomber sur le canapé. « Et bien… je… je devais… Tu me promets que tu ne sera pas en colère ? » De plus en plus curieux, Andrew hocha la tête. Elle avait l’air tellement mal à l’aise que l’homme regretta presque de lui avoir posé cette question. « Tu n’es pas obligée de répondre si ça te gêne… » glissa-t-il à voix basse, mais il ne fut pas certain que la jeune femme l’ait entendu. Finalement, la blonde retira le châle qu’il avait déposé sur ses épaules, puis sa chemise, et les yeux d’Andrew s’agrandirent sous la surprise. Elle portait un pantalon noir et un pull rouge, les deux tout aussi moulants l’un que l’autre et pendant un instant, Andrew ne su plus où il devait poser les yeux - ni même s’il avait droit de les poser quelque part tant son accoutrement lui semblait hors de propos au milieu de sa petite cabane. « Ellie devait se rendre au Dice N’ Magic pour son frère. Elle m’a envoyé un hibou pour que je l’accompagne, comme on le fait souvent. On avait donc prévue, en même temps, de rester un peu et de… s’amuser ? » Le garde-chasse hocha la tête sans s’en rendre compte pour qu’elle poursuive. « Je ne savais pas si j’aurai mes chances avec toi… j’étais trop timide, alors… je me disais que peut-être…. Peut-être que je pourrais… m’amuser ? » S’amuser… Il ne savait pas vraiment ce qui se cachait derrière ces mots, mais vu la maladresse de la jeune femme, il se doutait que ce n’était pas seulement pour passer une soirée entre amis. Il se sentit mal à l’aise à son tour, conscient de la torsion qui comprimait soudain son ventre et de sa jalousie… Une jalousie qu’il n’aurait pas du ressentir. C’était lui qui avait fait taire ses sentiments pour la jeune femme, alors si elle voulait sortir et rencontrer d’autres personnes… C’était son droit. N’est-ce pas ? Pourtant la boule au fond de son ventre ne cessait de grossir. Il n’en voulait pas à Opale, mais il ne pouvait s’empêcher d’imaginer ce à quoi aurait pu ressembler sa soirée si elle n’était pas venu le voir, et l’idée que d’autres hommes aient pu poser leurs yeux sur elle le rendait malade. Andrew détourna un instant le regard pour tenter de chasser l’image d’Opale aux bras d’un autre, une vision qui lui faisait terriblement mal. « Mais je n’avais pas l’intention de… enfin, tu comprends !? » Le garde-chasse reposa doucement son attention sur la jeune femme. « Je comprends… Ne t’inquiète pas. » Un sourire éclaira son visage et il se détendit peu à peu. Alors même si elle était sorti… Elle n’aurait rien fait. Andrew se sentit soulagé et un peu stupide d’espérer de la jeune femme qu’elle l’attende sans broncher. « Tu n’avais aucune obligation envers moi, et Poudlard n’est pas toujours le meilleur endroit pour se détendre. » Il inspira doucement tout en reposant la veste d’Opale, puis vint prendre place à ses côtés en s’asseyant de manière un peu trop enjouée - surement pour cacher le trouble qui l’habitait encore. « Par contre je ne suis pas sur que ton amie soit une très bonne influence, » nota-t-il en lui faisant un clin d’oeil. Il blaguait, bien sur… a moitié. Il serait surement beaucoup plus jaloux si les deux jeunes femmes refaisaient une sortie de ce genre. Surtout vu ce qu’elle portait… « Tu as très bon goût, en tout cas… » Il avait laissé son regard sur elle un court instant, trop gêné pour la détailler avec plus d’attention. Il était vrai que Opale était des plus jolies, ce soir. « Um… Et Ellie, au fait… est-ce qu’elle est au courant ? Pour nous, je veux dire… Enfin, pour toi surtout… » ‘Nous’… Cette expression sonnait encore étrangement dans sa bouche, mais c’était très agréable. Son amie ne pouvait déjà être au courant mais elle se doutait peut-être des sentiments qu’Opale avait exprimé… « Est-ce que tu veux que… Ca se sache ? Pas pour tout le monde, bien sur, ce serait trop risqué, mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de n’en parler à personne. » Il soupira et se passa la main dans les cheveux. « Ca risque d’être un peu compliqué… mais je tiens vraiment à toi. » Ses yeux se plongèrent à nouveau dans les siens comme pour répondre à ses questions silencieuses. Puis sa main se leva jusqu’à elle et effleura doucement sa joue. « Alors peu importe ce que l’on doit traverser… »

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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Mer 3 Fév - 6:44





You + Me
You and Me
Andrew & Opale
<3
« You and me were always with each other
Before we knew the others was ever there
You and me we belong together
Just like a breath needs the air »
Opale respirait du mieux qu’elle le pouvait, alors qu’elle se sentait à l’étroit dans la cabane du garde-chasse. Autant, auparavant, avait-elle trouvé que cette unique pièce était trop grande et l’empêchait de sentir la présence d’Andrew à ses côtés que, maintenant, elle sentait qu’elle les rapprochait au point de décupler la gêne qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même. Elle avait rêvé de ce moment si longtemps qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle n’arrivait pas à faire en sorte d’agir comme dans ses rêves. Elle avait tellement plus d’assurance, lorsqu’elle dormait ! Et… pour toute personne qui connaissait bien la blondinette, elle ne manquait pas de courage et de cœur au ventre. Elle disait toujours ce qu’elle pensait et ne manquait jamais une occasion pour montrer à quelqu’un à quel point elle pouvait l’apprécier. Pourquoi est-ce que ce devait être différent aujourd’hui ? Pourquoi ressentait-elle autant de timidité, ce sentiment qu’elle n’avait jamais connu et qu’elle détestait tellement. Elle avait souvent rigolé en regardant les premières années qui, ne pouvant prendre leur courage à deux mains, refusait de déclarer leur flamme au garçon de leur rêve. Elle avait toujours dit à Ellie qu’elle ne serait pas comme ça lorsqu’elle serait plus vieille… et voilà justement qu’elle agissait à l’encontre de ses dires. Elle comprenait maintenant ce que son artiste de mère voulait dire par : L’amour à ses raisons que la raison ignore. Il fallait donc le vivre pour le comprendre et Opale espérait de tout son cœur qu’Andrew serait celui qui pourrait lui faire comprendre le vrai sens du mot amour… celui que les enfants qualifient de grand A.

Même si elle n’osait pas encore déposer son regard sur Andrew, elle pouvait sentir qu’il était aussi, sinon plus, tendu qu’elle. En même temps, elle comprenait pourquoi. Opale avait ouvertement accepté de passer la nuit avec lui, dans sa cabane, alors qu’ils venaient tout juste de mettre un mot sur leur relation. Ils étaient maintenant un couple… un vrai de vrai. Malgré la boule d’émotion qui grandissait dans son ventre et qui la brûlait toujours un peu plus à chaque regard à l’échapper de son garde-chasse, elle ne put s’empêcher d’affiche un sourire béat. Elle commençait tout juste à reprendre confiance en elle. Elle déposa donc un regard nouveau sur toutes les choses qui l’entouraient, caresser une seconde le canapé et remarquant l’autre une imperfection dans le bois de la table. Derrière elle, elle entendait les bruits de la vaisselle, mais elle n’osait pas déposer ses yeux sur lui, tout simplement parce que ses émotions étaient encore instables et qu’elle voulait lui lancer du temps pour se remettre de ses émotions. Elle avait besoin de prendre de grandes respirations et de tourner dans sa tête les récents évènements et elle se doutait qu’il devait en être de même pour lui.

À peine eu-t-elle la tasse entre les mains qu’elle la porta à ses lèvres. Elle savait que c’était pour combler la gêne qui s’installait entre eux. « Ne te brûle pas ! » s’exclama-t-il, la faisant légèrement sursauter. Elle suspendit son geste alors qu’Andrew ajoutait la phrase qui arrêta son cœur de battre. « Tu as tout le temps… » En effet, elle avait toute la nuit… Plus par gêne que par envie, elle prit la tasse et se brûla, laissant tomber un petit son de douleur. La main à ses lèvres, elle tenta de s’excuser. « Je suis désolée ! J’aime quand c’est chaud… bouillant… » Elle suspendit ses paroles, remarquant que si elle ne rajoutait rien dans les secondes qui allait suivre, elle allait être responsable de nouveau malaise. Les joues roses comme une pivoine elle s’empressa d’ajouter : « Enfin… je parle du thé… de quoi pourrais-je parler d’autre ? » et elle lui tourna le dos, simplement parce qu’elle refusait qu’il ne la regarda alors qu’elle sentait son visage lui brûlait autant que si un dragon lui soufflait en pleine tronche. La dernière chose qu’elle souhaitait, c’était lui poser ce genre de question… quoi que la situation pouvait empirer si Andrew décidait de lui donner une réponse. Elle préféra ne pas y faire attention reposa furtivement son regard sur lui alors qu’il contournait le canapé, sa veste entre ses mains. Elle comprit à son expression tous les questionnements qu’il était en train de se faire et elle retint sa respiration. Peut-être qu’il allait finalement détendre l’atmosphère ?

MAIS PAS DU TOUT ! C’était quoi cette question ? La dernière à laquelle elle avait envie de répondre maintenant ! Elle s’était donc laisser tomber sur le canapé, renversant du thé sur elle. « Voilà… maintenant, je suis toute mouillée… » Elle réussit à enlever le plus gros du liquide, ce qui lui laissa le temps de trouver la réponse parfait pour Andrew. « Tu n’es pas obligée de répondre si ça te gêne… » Il lui prouvait qu’il était l’homme parfait et elle lui devait bien la vérité. Elle ne broncha cependant pas et, plutôt que de répondre, enleva le peu de vêtements qui lui restait pour lui montrer son accoutrement de soirée. Elle commença alors à lui expliquer, tentant de ne pas faire tout un drame devant les yeux exorbités d’Andrew et ses hochements de tête. Alors qu’il détournait le regard, Opale se sentit obligé de le rassurer. « Mais je n’avais pas l’intention de… enfin, tu comprends !? » Elle aurait ajouté un : il n’y a que toi, mais elle resta bouche bée lorsqu’il la regarda de nouveau. Comme il était beau. « Je comprends… Ne t’inquiète pas. Tu n’avais aucune obligation envers moi, et Poudlard n’est pas toujours le meilleur endroit pour se détendre. » Opale sourit avec une profonde sincérité. La dernière chose qu’elle souhaitait, c’était de lui mentir. Elle voulait bâtir leur relation sur l’honnêteté et elle commençait sur de bonnes bases. Andrew vint prendre place à ses côtés et cette nouvelle proximité raviva le feu qui s’était adoucit dans son bas-ventre. Les papillons s’en donnaient de nouveau à cœur joie. Cependant, elle fronça rapidement les sourcils lorsqu’il ajouta un : « Par contre je ne suis pas sur que ton amie soit une très bonne influence. » Malgré son clin d’œil, elle lui jeta un regard suspicieux. « Sans elle, je ne serais pas ici ce soir. » marmonna-t-elle, sans être certaine qu’il ne l’a comprenne. « Tu as très bon goût, en tout cas… » ALERTE ! ALERTE ! ALERTE ! Cerveau en fuite. Elle se pencha, téméraire, et embrassa doucement son cou. Les lèvres toujours tout près, elle lui murmura : « Moi, c’est ce goût que j’aime… » Elle se recula, son attitude joueuse et son sourire charmeur sur les lèvres. Elle laissa éclater un petit rire, fière de son coup. Elle avait envie de le gêner un peu, lui aussi. Son faible regard lui avait bien montré qu’il n’était pas indifférent à son allure et c’était l’un des raisons pour laquelle le châle n’était pas retourné sur ses épaules. « Um… Et Ellie, au fait… est-ce qu’elle est au courant ? Pour nous, je veux dire… Enfin, pour toi surtout… » Avant de répondre, Opale le regarda attentivement. Elle trouvait adorable la façon dont il cherchait ses mots, comme s’il avait encore peur de la choquer. Elle reprenait doucement confiance en elle, comprenant que le moment présent était le plus important. Quand l’on aime une personne en secret depuis si longtemps, il est blasphématoire de ne pas profiter de la toucher et de l’aimer, lorsque nos sentiments sont enfin partagés. « Est-ce que tu veux que… Ça se sache ? Pas pour tout le monde, bien sûr, ce serait trop risqué, mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de n’en parler à personne. » Il soupira et elle regarda sa main qui s’emmêlait dans ses cheveux. Elle allait ouvrir la bouche, mais… « Ca risque d’être un peu compliqué… mais je tiens vraiment à toi. » la fin de cette phrase la laissa sans voix. L’entendre lui dire qu’il tenait à elle, même s’il le lui avait déjà dit par le passé, prenait une nouvelle signification aujourd’hui. Elle sortit de son rêve en sentant sa main effleurer sa joue. Comme cette sensation était douce… « Alors peu importe ce que l’on doit traverser… » Opale sourit et, tendrement, embrassa l’intérieur de la main qui lui procurait tant de caresse. « Pour répondre à ta première question… oui. J’ai parlé de mes sentiments pour toi à Ellie. Elle est ma meilleure amie. J’ai appris des choses sur elle, au court de cette conversation, puisque nous vivions un amour similaire. Elle n’a jamais cessé de croire en nous. C’est un peu elle qui m’a poussé à faire ma déclaration, sinon j’aurai probablement gardé le silence un bon moment. » Elle s’autorisa une pause, comme pour obliger Andrew a repenser aux choses qu’il avait dit sur Ellie. « Elle nous a encore donné un coup de main ce soir, indirectement. » Elle afficha un grand sourire avant de ramener ses jambes contre son corps et de laisser sa tête se reposer contre le canapé. Elle n’avait que de l’amour dans son regard. « Et je crois que ce que nous partageons ne regarde que nous. Bien sûr, ma meilleure amie apprendra notre relation, je ne peux rien lui cacher et j’ai une confiance aveugle en elle. Je ne suis pas certaine de vouloir en parler à d’autre. Ellie… comment dire… je sais que s’il devait arrivé quelque chose à notre amitié, elle n’irait pas nous dénoncer à la direction. » Incapable de rester là, à discuter comme ils le faisaient auparavant, Opale vint déposer un baiser sur sa joue. Elle était encore trop timide pour l’embrasser ouvertement dans un endroit un peu plus intime… « Alors cette histoire… elle sera la nôtre. » De façon inconsciente, elle déposa son regard sur l’endroit de leur premier baiser. Un sourire quasi-nostalgique apparut sur ses lèvres. Elle vint alors déposer sa tête contre l’épaule d’Andrew et, de façon presque provocatrice, elle caressa sa cuisse. Sans y penser, elle laissa tomber : « Bon sang, Andrew… Tu vas rester aussi raide combien de temps ? » En remarquant ce qu’elle venait de dire et ce qu’elle faisait, elle se mit à rougir. Parfois, elle détestait le fait qu’elle ne pensait pas avant d’ouvrir la bouche.

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Mer 10 Fév - 1:13



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Drewpale

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Andrew cherchait à peu près toutes les distractions qu'il pouvait trouver pour tenter de cacher sa gêne. Il se serait bien donné deux baffes pour se remettre les idées en place s'il avait pu mais il n'aurait fait qu'aggraver son cas en face d'Opale. Parce que c'était bien la présence de la jeune femme qui le mettait dans tous ses états. Même durant ses folles années d'adolescence où tous ses sens étaient en émoi, il ne se souvenait pas d'avoir été aussi maladroit en la présence d'une fille. Ce côté-là de sa personnalité ne lui avait étrangement pas manqué... Pourquoi fallait-il qu'il ressurgisse maintenant ? A sa décharge, les deux jeunes gens avaient parfois brûlé les étapes et fait les choses à l'envers. La jolie blonde était venue lui rendre visite tant de fois qu'il en avait perdu le compte, restant parfois dormir au creux de la chaleur de sa cabane sans qu'il ne s'en offusque - loin de là. Ils avaient déjà longuement échangé et partagé des moments de complicité sans autre scène que celle de leur amitié... Une amitié qui s'était aujourd'hui transformée en quelque chose de beaucoup plus doux et intense qu'il ne parvenait pas encore tout à fait à apprivoiser. Ses mains allaient donc d'un objet à un autre, tripotant le bas de son pull ou la anse de sa tasse. Opale ne l'aidait pas du tout à retrouver son calme... Elle aussi paraissait un peu gênée de leur proximité qui signifiait soudain tout autre chose, mais c'était surtout ses paroles qui le gênaient encore plus. Il faisait de son mieux pour ne pas avoir de pensées déplacées mais franchement, c'était vraiment, vraiment difficile. Andrew sursauta lorsque la jeune femme émit un son de douleur et s'apprêtait à se lever pour venir s'assurer qu'elle allait bien avant de se stopper net dans son geste. « Je suis désolée ! J’aime quand c’est chaud… bouillant… Enfin… je parle du thé… de quoi pourrais-je parler d’autre ? » Pour l'instant, c'était surtout lui qui sentait son corps s'ébouillanter et sa tête peiner pour garder toute sa raison. Il fit semblant de ne pas voir la rougeur qui colorait les joues d'Opale (et certainement les siennes, par la même occasion). Est-ce qu'elle le faisait exprès pour le tester ou... ? Nooon, elle devait simplement être maladroite. Ou tout du moins il l'espérait, parce que si c'était un test qu'elle lui faisait passer, il allait échouer lamentablement.  « Um... je vais peut-être baisser le feu, » proposa-t-il avec l'impression que ses joues allaient s'enflammer. Il se leva rapidement pour étouffer les braises qui se consumaient encore dans l'âcre avant de reprendre place près de la jeune femme, pas trop près pour ne pas s'y brûler, mais pas trop loin non plus... Il ne cessait de poser son regard sur elle, se mordillant parfois la lèvre inférieure sans y penser. La façon dont ses cheveux se déposaient dans sa nuque, sa peau qui semblait si douce et dont le parfum lui parvenait d'ici, la jolie rougeur qui parsemait ses pomettes... Malgré tous ses efforts, ses pensées ne faisaient que divaguer. La conversation glissa sur la raison de la sortie d'Opale et des vêtements qu'elle portait pour venir le voir, la curiosité l'emportant sur le reste pour un court moment. Mais ce fut sans compter sur la maladresse de la jolie blonde qui rivalisait avec la sienne. « Voilà… maintenant, je suis toute mouillée… » Nepaspensernepaspenser, se répéta-t-il en gardant un visage parfaitement impassible.  « Attends ! » lança-t-il en se précipitant pour trouver un linge propre et éponger les vêtements mouillés d'Opale... Avant de se rendre compte qu'il était entrain d'essuyer le tissu qui recouvrait sa cuisse et que ses gestes semblèrent soudain complètement indécents. « ...Je crois que je vais te laisser faire en fait, » marmonna-t-il en lui tendant le linge un peu plus humide. Par Merlin, il n'en ratait pas une...

Après les explications d'Opale, le garde-chasse sentit son élan de jalousie se calmer quelque peu. Il avait encore beaucoup de questions mais ce n'était pas forcément le bon moment pour en parler. L'homme avait encore un peu de mal à assimiler que la jeune femme était désormais... Avec lui, et qu'il n'avait plus à craindre de la perdre. Il aurait surement besoin d'un peu de temps avant de se faire pleinement à cette idée, après les mois de doutes qu'il avait vécu. Ce fut la jolie blonde qui le rappela à la réalité, ses lèvres se posant dans son cou avec une douceur qui le fit frémir. Ses paupières battirent un instant avant de retrouver toute sa conscience et son coeur se mit à pulser un peu plus fort. « Moi, c’est ce goût que j’aime… » La chaleur de son baiser se répandit le long de son cou comme une fleur en pleine éclosion, incendiant chaque parcelle de sa peau qui se trouvait sur son chemin. Le sourire charmeur de la jeune femme et son attitude joueuse ne firent qu'attiser le feu qui naissait dans sa poitrine. Andrew maudit soudain ses vêtements qui ne laissaient que peu de place à l'imagination et qui enflammait la sienne. Est-ce qu'il allait seulement tenir la soirée entière ? Ses doigts s'étaient légèrement crispés au creux de sa main dans une vaine tentative de garder un semblant de contenance. Lorsqu'il reprit la parole, il lui sembla que sa voix était plus rauque qu'à l'ordinaire, mais peut-être n'était-ce qu'une impression... Son coeur parla finalement à sa place et exposa ses doutes et les questions qui le tourmentaient depuis quelques temps. Il choisissait ses mots avec soin et guettait la réponse d'Opale et une panique et une impatience à peine contenue. Le baiser qu'elle déposait dans sa main lui fit légèrement perdre le fil de sa pensée et il du se concentrer pour entendre sa réponse. « Pour répondre à ta première question… oui. J’ai parlé de mes sentiments pour toi à Ellie. Elle est ma meilleure amie. J’ai appris des choses sur elle, au court de cette conversation, puisque nous vivions un amour similaire. Elle n’a jamais cessé de croire en nous. C’est un peu elle qui m’a poussé à faire ma déclaration, sinon j’aurai probablement gardé le silence un bon moment. Elle nous a encore donné un coup de main ce soir, indirectement. » Andrew haussa un sourcil, visiblement surpris, mais son expression s'adoucit. « Je devrais la remercier alors... » Opale changea de place sur le canapé et regard de la jeune femme le transperça. Il était rempli d'un amour si sincère... Le garde-chasse se rapprocha instinctivement d'elle, son bras se posant sur le dos du canapé comme s'il avait voulu la protéger au creux de ses bras.  « Et je crois que ce que nous partageons ne regarde que nous. Bien sûr, ma meilleure amie apprendra notre relation, je ne peux rien lui cacher et j’ai une confiance aveugle en elle. Je ne suis pas certaine de vouloir en parler à d’autre. Ellie… comment dire… je sais que s’il devait arrivé quelque chose à notre amitié, elle n’irait pas nous dénoncer à la direction. » Andrew hocha la tête, son regard ne quittant plus celui de la jolie blonde.  « Tu as l'air de tenir beaucoup à elle. Si tu as confiance en elle, je le ferai aussi.  » Son attention s'égara un instant, ses doigts glissant dans les cheveux d'Opale et le long de son cou dénudé. Le petit baiser de la jeune femme sur sa joue lui tira un nouveau sourire, cachant le sursaut de son coeur qu'elle causait à chacun de ses touchers. « Alors cette histoire… elle sera la nôtre. » Un doux sourire apparu sur ses lèvres. Oui... leur histoire. Ils l'écriraient ensembles. Il voulait partager tant de choses avec elle qu'il ne savait plus par où commencer. La jeune femme déplaça sa tête dans le creux de son épaule et Andrew vint enrouler son bras autour d'elle, effleurant son bras et la chaleur qui transperçait le fin tissu de son pull. Son coeur battait à nouveau à une vitesse folle, conscient de pouvoir enfin tenir la femme qu'il aimait contre lui. Elle était si proche désormais... Il pouvait presque sentir son souffle contre sa peau. Ses yeux s'égarèrent sur le corps qui se pressait contre lui et ses formes féminines qu'il devinait sans peine sous ses vêtements. Il ne put s'empêcher de s'imaginer avec quelle facilité il pourrait passer ses mains en dessous... Sentir sa peau s'échauffer sous ses doigts et voir cette rougeur qu'il adorait tant couvrir à nouveau les joues d'Opale... Il la voulait, plus que jamais. Les moments qu'ils passaient ensembles devenaient de plus en plus difficiles à garder sous contrôle. Chaque geste, chaque mot de la jeune lionne ne faisaient qu'enflammer le brasier qui le consumait et lui faisait de plus en plus perdre pied. Andrew sentait encore chaque endroit où elle l'avait embrassé... et la chaleur qu'elle avait provoqué en lui. Il se mordit la lèvre et tenta de reprendre la maitrise de son corps, mais la main de la jeune femme se posa sur sa cuisse dans une caresse si provocante qu'elle lui fit perdre toute sa raison. « Bon sang, Andrew… Tu vas rester aussi raide combien de temps ? » L'homme ne parvint pas à savoir s'il avait de nouveau rougit. Malgré la gêne qu'elle éprouva, Opale était trop, beaucoup trop proche de la vérité. Ses pupilles avaient pris une teinte beaucoup plus sombre qu'à l'ordinaire et lorsqu'il plongea son regard dans celui de la jeune femme, elles ne reflétaient plus rien d'autre qu'un profond désir.  « Tu ne devrais pas tester mes limites...  » murmura-t-il d'une voix rauque, brisée par le contrôle qu'il tentait encore de s'imposer. Il déposa sa main sur la hanche d'Opale et exerça une légère pression pour la faire basculer en arrière, s'appuyant sur ses avant-bras pour s'allonger au-dessus d'elle. Son corps se glissa contre le sien, sa poitrine irradiant d'une douce chaleur et la soudaine pression de son bassin entre ses cuisses coupa sa respiration. Ses doigts remontèrent fébrilement sous son pull pour effleurer sa peau avec une douceur infime. Dans ses yeux, pourtant, l'empressement et le désir s'entremêlaient. « Tu me fais perdre la tête, » haleta-t-il contre ses lèvres avant de s'emparer d'elles. Son baiser brûlait d'impatience et d'une passion si forte qu'elle le fit trembler de désir. Sa main libre glissa contre celle d'Opale,  la retenant au-dessus de son visage tandis que sa langue venait jouer contre la sienne. Un doux frisson remonta le long de son échine. La seule chose dont il avait encore conscience, c'est qu'il ne voulait pas s'arrêter.

© Pando

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Won't tell anybody that you turn the world around
I won't tell anyone that your voice is my favorite sound
I won't tell anybody,
won't tell anybody
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Fallen Order ϟ Have courage

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Mer 10 Fév - 7:45




Crazy in Love
Sofia Karlberg
Andrew & Opale
<3
« I look and stare so deep in your eyes,
I touch on you more and more every time,
When you leave I'm begging you not to go,
Call your name two or three times in a row
Such a funny thing for me to try to explain,
How I'm feeling and my pride is the one to blame. »
Opale n’arrivait tout simplement pas à croire à sa maladresse. Elle n’avait jamais connu de moments aussi embarrassants de toute sa vie, alors qu’il n’existait rien de plus naturel dans le monde que deux personnes qui s’aiment. Pourtant il y avait quelque chose de maladroit dans ses gestes et ses paroles envers le beau garde-chasse et elle le voyait simplement en regardant l’expression de son visage et le sentiment étrange qu’elle ressentait au plus profond de son âme. D’une certaine façon, elle regrettait de ne pas avoir autoriser son cœur à tomber en amour plus tôt, à ne pas s’être permis de vraiment embrasser un garçon. Non pas qu’Andrew était le tout premier copain d’Opale. Elle avait, par le passé, fréquenter quelques garçons, mais ce n’était rien de bien sérieux et elle finissait toujours par se lasser d’eux. Elle les embrassait oui… mais elle n’avait jamais ressenti ce petit pincement dans ses tripes qui lui prouvait qu’il s’agissait du bon, qu’il s’agissait de la seule personne qu’elle autorisait à la toucher. Les baiser d’Andrew avait le même effet que les drogues fortes du monde moldu, elle en était absolument certaine. Elle se mit alors à se regarder les pieds, cherchant à poser son regard quelque part, manquant vraiment d’assurance et jalousant légèrement toutes les filles en couple du château qui savait y faire avec leur homme. Si seulement l’amour pouvait venir avec une notice ! De plus, elle était assez lucide pour savoir qu’elle n’avait pas choisi l’amour le plus facile à vivre. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Celui-ci avait choisi de s’enticher d’un adulte aussi beau qu’un dieu grec. Elle tentait par tous les moyens de garder un certain calme, de faire comme elle le faisait toujours si bien… prendre le contrôle sur la situation et ne montrer aucune peur, mais elle était terrifiée à l’idée de lui faire peur et de lui montrer qu’après tout, elle n’était qu’une enfant. Ce constat la mit en colère, parce que c’était la dernière chose à laquelle elle voulait penser à ce moment, tout près de lui, une proximité qu’elle n’avait même pas imaginée autrement que dans ses plus beaux rêves, la nuit, seule dans son lit… Incapable de dire un mot de plus, après cette phrase à double sens, elle décida de fixer ses bottillons, alors que le bel homme à ses côtés se levait en prétextant baisser le feu qu’il avait lui-même allumer quelques instants plus tôt pour la réchauffer. Le rouge aux joues, elle s’imagina qu’il le faisait peut-être pour devenir sa source de chaleur principale et cette idée lui fit tellement plaisir qu’elle s’imagina qu’il s’agissait de la vérité… c’est pour cette raison qu’elle ressentit un petit pincement au cœur lorsqu’il revint prendre place à ses côtés, mais avec une certaine distance qui n’existait pas avant qu’il n’agisse aussi bizarrement. Il lui fallut toute sa volonté pour ne pas le prendre personnel et tenta de garder un visage impassible. Elle était trop prise dans ses pensées, cherchant la bonne façon d’agir auprès de lui, qu’elle ne remarqua même pas les regards à la dérobé qu’il lui lançait. Elle se mit à penser que la soirée serait longue, s’ils devaient continuer d’agir avec des pincettes comme il le faisait depuis un bon moment maintenant… mais Andrew ramena la conversation sur autre chose et elle fût heureuse que ce soit lui et non elle. Elle se doutait bien qu’elle finirait par dire une chose qui pourrait bien le faire fuir. Mais il ne suffisait pas d’ouvrir la bouche pour faire une bêtise. Elle échappa donc un peu de thé sur elle et, avant de pouvoir dire à Andrew que ce n’était rien, il était déjà debout. Un petit sourire apparut sur ses lèvres, puisqu’elle savait qu’il était difficile de le faire tenir en place. Cependant, la jeune étudiante commença à perdre la tête lorsqu’Andrew s’aventura très bas sur son anatomie. Il la touchait à peine, à travers ce bout de tissu, mais elle se sentait tout de même électrisée et se retint de faire le moindre bruit. Il remarqua finalement la posture délicate dans laquelle ils se trouvaient. « ...Je crois que je vais te laisser faire en fait.» Incapable d’ouvrir la bouche sans pousser un gémissement, elle se contenta d’hocher la tête et d’accepter le tissu. Elle s’empressa de se sécher, incapable de déposer ses yeux sur l’homme qu’elle aimait. Mais bon sang, où se cachait la terrible guerrière ? Cette féroce lionne devait tout de même se trouver quelque part en elle…

Cette petite part de courage et, bien sûr, de témérité revint doucement lorsqu’elle sentit le besoin et l’envie de goûter de nouveau à l’homme qui faisait battre son cœur. Elle avait même poussée légèrement l’audace jusqu’à lui faire comprendre l’effet qu’il pouvait avoir sur elle. Soudainement, elle se sentit en confiance et légèrement plus joueuse, comme l’aurait été un chat devant une souris… la souris la plus mignonne du coin. Elle était soudainement consciente du charme qu’elle pouvait dégager et elle lisait quelque chose dans les yeux de son aimé qui la ravissait au plus haut point. Il n’y avait cependant pas que ses yeux qui pouvaient trahir son combat intérieur… le ton de sa voix eut tout autant d’effet sur la belle blonde qui sentit le feu bouillant de son être la prendre tout entière. Il était inquiet et c’était tout à fait naturel. Opale aurait été la pire menteuse du monde si elle affirmait ne pas avoir peur elle aussi. En fait, elle était encore plus terrorisée que lui, elle en était certaine. Elle savait les risques qu’elle courrait et elle savait aussi que les conséquences seraient d’autant plus sévères pour le beau garde-chasse si leur histoire devait se savoir. Il risquait gros… et c’était la plus belle preuve de son amour qu’il pouvait lui faire. Il était prêt à risquer son métier et sa liberté pour elle. Elle ne l’en aima que davantage. « Je devrais la remercier alors... » Opale hocha doucement la tête. Elle avait parlé sans s’arrêter… mais elle savait qu’elle devait vraiment beaucoup à sa meilleure amie. Leur discussion sous l’arbre de la cour lui avait trottiner dans la tête tellement de fois qu’elle ne pouvait même pas mettre un chiffre. Elle s’était alors rapprocher de lui et son corps avait bougé en harmonie avec le sien, laissant sous-entendre qu’il pouvait l’emprisonner contre lui à tout moment. La jeune gryffondor ne demandait, d’ailleurs, que cela. C’était à cet endroit qu’elle se sentait le plus en sécurité, le plus aimé. Le regard d’Andrew semblait attirer par elle comme un aimant et elle se perdit alors dans la contemplation de son visage. « Tu as l'air de tenir beaucoup à elle. Si tu as confiance en elle, je le ferai aussi.» Elle hocha la tête de façon pratiquement imperceptible. Elle était troublée par le regard qu’il déposait sur elle. C’est avec une voix chevrotante et trahissant toutes les émotions de son coeur qu’elle avait donc cru bon d’ajouter : « Elle est la deuxième personne que j’aime le plus au monde. » Son regard ne laissa aucun sous-entendu sur la personne qui pouvait bien être titulaire de la première position dans son cœur. Comme s’il avait compris, ses doigts vinrent caresser ses cheveux et son cou, la faisant frissonner, bien qu’elle tenta de contrôler les spasmes de son corps. Mais c’était beaucoup plus fort qu’elle, tout son corps réagissait aux tendres caresses de cet homme d’expérience. Pour le remercier, elle l’embrassa sur la joue et elle sentit le sourire qui embellit son visage. Elle apprécia le regard approbateur de son aimé lorsqu’elle parla de leur histoire. Elle leur appartenait et elle ne regardait personne d’autre. Il semblait d’accord avec elle.

La distance entre eux commençait à la rendre folle, c’était pour cette raison qu’elle avait finalement déposer sa tête contre son épaule, avec tendresse. Aussitôt, son bras se referma sur elle, caressa sa fine peau qui se transforma en chair de poule. Elle appréciait ses caresses et le son du battement de son cœur qui tambourinait au même rythme que le sien. C’était la musique de leur amour, un roulement qui leur appartenait. C’était instinctivement et avec une folle envie de retrouver l’intimité de plus tôt qu’elle avait poussé l’audace jusqu’à caresser ses cuisses, sachant bien qu’il s’agissait d’un endroit qui pourrait le faire réagir plus que de raison. Elle avait aussitôt senti qu’Andrew s’était tendu, comme s’il attendait de voir comment Opale envisageait la chose. Elle n’avait pas réfléchi et, plutôt que de lui dire de se détendre, comme toute personne normale l’aurait fait, elle poussa la première chose qui la passa par la tête. Maintenant elle comprenait pourquoi l’on disait toujours qu’il fallait tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler… bien qu’elle avait plutôt envie de la faire tourner en harmonie avec celle du garde-chasse. Elle s’était mise à rougir, confuse, ne pouvant pas revenir sur ses paroles et sachant bien qu’elle devrait s’expliquer. Mais elle n’eut pas le temps de le faire. Elle releva sa tête, voulant s’excuser, mais quelque chose dans le regard d’Andrew lui fit perdre la voix. Ses yeux… ils étaient aussi sombre que la nuit. Il avait même l’air… fiévreux. « Tu ne devrais pas tester mes limites.... » Il la désirait… et c’était quelque chose de tellement étrange pour elle. Elle ne pouvait plus rougir, mais elle sentait que ses oreilles chauffaient. Sa température corporelle devait rivaliser avec le feu d’un dragon. Lorsqu’il déposa sa main contre sa hanche, Opale lui lança un regard interrogatif, mais il la fit alors basculer sur le canapé. Lorsqu’elle se retrouva sous lui et qu’elle sentit le poids de son aimé contre elle, elle laissa tomber un petit gémissement qu’elle avait tenté de retenir. La main d’Andrew s’immisça sous son pull et elle détourna le regard, trop gênée pour oser le regarder dans les yeux. Elle prit une grande inspiration, consciente que ce type d’intimité serait fréquent dans le futur et redéposa un regard nouveau dans le sien. Elle arrivait à lire le désir qu’il avait refoulé pendant si longtemps. Oh mon dieu… Andrew… si tu savais depuis combien de temps j’attends ce moment… Ses lèvres tous contre les siennes, il lui dit : « Tu me fais perdre la tête. » Et elle sentit que c’était maintenant la sienne qui était en train de se perdre. Andrew s’empara de ses lèvres et Opale le laissa faire avec une très grande obéissance. Ce baiser, la jolie blonde savait qu’elle s’en rappellerait toute sa vie. Elle était celle qui arrivait à mettre autant de désir dans le cœur d’Andrew, elle était celle qui arrivait à lui faire perdre le contrôle. Il n’y avait rien de plus jouissif pour cette adolescente aux hormones en ébullition. La main d’Andrew trouva alors la sienne et l’emprisonna alors qu’il venait faire valser sa langue avec la sienne. Opale commença à mourir de chaud, même si elle était déjà très peu vêtue. La main de son canard, sous son chandail, l’embrasait à chacune de ses caresses. C’est à ce moment qu’elle comprit quelque chose d’important : Il arrivait à la faire sentir comme une femme et non comme une fillette. En quittant ses lèvres, Opale poussa un grognement digne d’une féline qui l’impressionna elle-même. Elle libéra tant bien que mal sa main et, audacieuse, elle vint agripper les légendaires bretelles qu’Andrew portait si souvent. « Tu semblais avoir chaud tout à l’heure… non ? » dit-elle, fiévreusement, alors qu’elle faisait glisser doucement les bretelles le long des bras de son amant. L’une de ses mains remonta dans les cheveux d’Andrew alors qu’elle se relevait doucement pour approfondir ce baiser déjà si intense qu’elle aurait été incapable de dire son nom si on lui avait demandé. Elle avait pratiquement tout oublié en dehors de son amour pour lui. Sans quitter ses lèvres, Opale déboutonna la chemise de son amant avec la ferme intention de caresser à son tour son corps. Elle n’avait pas encore eu ce privilège et elle sentait qu’il était plus que temps que cette relation devienne équitable. Lorsqu’elle eut suffisamment ouvert de boutons, elle entreprit de faire glisser la chemise le long de ses épaules qu’elle vint rapidement caresser de ses lèvres, ses mains s’occupant de découvrir les muscles qu’Andrew avait travaillé avec tous les travaux manuels qu’il devait faire pour le château. Elle mordilla doucement son épaule avant de remonter à son cou. « Je suis si bien avec toi… » haleta-t-elle tout contre son oreille.

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Amen
Last night I had a dream The dream I had was true I fell through the stars When walking on the moon Burned like a thousand candles in his arms
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The Autority ϟ Obey him

Messages : 22
MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Mer 10 Fév - 18:09


       
C'est la St Valentin

       

       

       
Eh bien le voilà le premier couple que The Fate baptisera pour la Saint Valentin ! Ah mon cher Andrew, ma chère Opale je tombe à pique dites moi ! Andrew puisque tu es le prochain posteur tu devras t'inspirer de ce gif pour ta prochaine réponse ! Bonne chance !


Opale ton tour viendra  :keur:
       
code (c) crackle bones
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Wizard ϟ Call it magic

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MessageSujet: Re: [ HOT ! ] [Flashback] You + Me - Drewpale   Jeu 11 Fév - 0:36



❝You and me❞
Drewpale
Ebony tournait en rond à l'extérieur de la cabane. Ses pattes sombres foulaient le même endroit du sol depuis ce qui lui semblait des heures. Il n'avait pas osé entrer avec Andrew et la jolie humaine qui l'accompagnait. Il sentait ces choses là, et la créature avait deviné qu'il n'était pas réellement convié à l'intérieur. Il s'en serait presque offusqué s'il ne connaissait pas l'obsession de son ami pour cette jeune femme, une passion qu'il nourissait depuis des mois sans qu'il ne fasse rien pour y accéder. Un tempérament qui avait rapidement agacé le hurleur et lui avait fait prendre des décisions... radicales. Il était plutôt fier de lui d'ailleurs, puisque sa mission avait été un réel succès. Dommage qu'il ne soit pas convié aux festivités... mais que pouvaient-ils bien faire là-dedans pour que cela prenne autant de temps ? Il commençait à avoir faim, lui ! Il aurait pu aller chasser, mais çe ne valait pas les petits gâteaux qu'Andrew lui distribuait à chaque fois qu'il venait se glisser en boule sur ses ses genoux. Devenant de plus en plus impatient, Ebony décida de satisfaire sa curiosité naissante. Il poussa un seau du bout du museau jusqu'à ce qu'il soit placé juste en dessous d'une fenêtre - celle qui donnait directement dans le petit salon. L'animal grimpa sur son piédestal à l'équilibre douteux et jeta un regard à travers les carreaux... Avant de se cacher immédiatement les yeux devant la scène qu'il venait de voir. Enfin, dans l'idée, c'était ce qu'il voulait faire, mais il réussit tout juste à détourner la tête et à poser une patte sur son museau, ce qui lui fit perdre l'équilibre. Le Hurleur lâcha un petit couinement de chiot plaintif avant de finir tête la première dans le seau renversé. Bon sang... Heureusement que personne ne l'avait vu, sinon il aurait été bon pour subir les cris d'adoration des premières années. Vraiment, il ne comprendrait jamais les humains.



♫ ♫ ♫

Make me come alive
Come on and turn me on
Touch me, save my life
Come on and turn me on

Ses mains glissaient sur la peau nue de la jeune lionne avec une tendresse melée de tremblements incontrôlables. Son coeur battait à tout rompre, prêt à se briser dans sa poitrine et sa respiration n'était plus qu'une succession de brèves inspirations tout juste suffisantes afin d'apaiser le feu de son ventre. Il avait lutté contre ses propres instincts si longtemps qu'il se sentit perdre pied à une vitesse folle. La voir ainsi, étendue sous lui, ses cheveux d'or entourant son visage et la rougeur incandescente qui colorait ses joues était un mirage qu'il n'aurait jamais pensé pouvoir atteindre. Pourtant sa chaleur contre la sienne était bien réelle. Le froissement de leurs vêtements encore trop nombreux exacerbait son impatience et ses mains se crispèrent un instant sur le tissu du canapé. S'il s'était écouté, il aurait déshabillé Opale là, maintenant. Il aurait marqué sa peau de ses lèvres jusqu'à ce qu'elle perde à son tour sa raison. Mais n'était-ce pas déjà ce qu'il était entrain de faire ?... La jeune femme laissa échapper un gémissement lorsque leurs corps se rencontrèrent et ce son provoqua de longs frissons le long de sa nuque. Ses doigts remontèrent sous son pull, curieux et fébriles. La jeune femme détourna alors les yeux avant de les reposer sur lui, et il plongea alors son regard dans celui de son aimée, ses pupilles entièrement colorées de noir. Elle semblait... Tout autant perdre la tête que lui. Mais ce qui lui importait le plus, c'est qu'il n'y voyait ni frayeur, ni doute. L'homme n'aurait jamais pu tenter quoi que ce soit qu'Opale aurait pu regretter, malgré son état. Tout son corps était parcouru d'une fièvre de plus en plus forte mais il trouverait encore la force de s'arrêter si la jeune femme lui disait non. Et si elle ne l'arrêtait pas... Il se laisserait volontiers emporter par la chaleur qui battait dans ses veines. Je pourrais me damner pour toi... pensa-t-il, et ces mots lui coupèrent le souffle. Lorsque leur baiser cessa à contre coeur, Opale poussa un grognement félin  qui le surpris et le ravis à la fois. Les lèvres entrouvertes pour tenter de retrouver son souffle, Andrew s'arrêta un instant, couvrant du regard la jeune lionne qui s'embrasait contre lui. Son pull légèrement remonté laissait voir son ventre, du même teint de porcelaine que celui de sa gorge qui se soulevait au rythme rapide de ses inspirations. La jeune femme en profita pour libérer ses mains et tirer sur ses bretelles, soudain plus audacieuse. « Tu semblais avoir chaud tout à l’heure… non ? »  Ses yeux de braise se fixèrent sur les siens.  « Une vrai lionne au tempérament de feu... » murmura-t-il avec difficulté, la gorge nouée tandis qu'elle faisait glisser les bretelles le long de ses bras. Puis elle fut de nouveau contre lui, sa main dans ses cheveux et sa langue contre la sienne. Andrew gémit sous la pression de ses lèvres et la douce sensation qu'elle menait la danse. Il glissa ses bras autour d'elle, autant pour la soutenir que pour à nouveau laisser ses mains explorer celle qu'il désirait tant. Et Opale semblait avoir eu la même idée puisqu'après le deuxième ou troisième bouton, le garde-chasse à l'esprit embrumé se rendit compte qu'elle était entrain de déboutonner sa chemise. Celle-ci rejoignit bientôt ses bretelles qui tombaient sur ses bras. Andrew émit un grognement lorsque sa belle mit fin à leur baiser, mais ses mains et ses lèvres sur son corps le firent rapidement taire... A son tour, la jeune femme laissait la part belle à sa curiosité. Le garde-chasse se mordit la lèvre, tentant de se calmer pour permettre à la jolie blonde d'explorer les muscles fins qui se dessinaient sous sa poitrine. Chacun de ses touchers avaient l'effet d'une décharge qui remontait le long de ses veines, brisant le peu de retenue qu'il lui restait. Opale mordilla doucement son épaule avant de remonter pour haleter au creux de son oreille. Le contact de ses lèvres et la légère douleur qui accompagna son geste l'embrasa en quelques secondes. Son coeur battait à toute allure, mais c'était bien différent de ce à quoi il était habitué d'ordinaire. « Je suis si bien avec toi… » Andrew frissonna longuement et ses bras se resserrèrent autour de la jeune femme, pressant son corps contre le sien. « Moi aussi... » murmura-t-il, son souffle se transformant en un murmure ébréché. C'était la première fois qu'ils se touchaient ainsi... La première fois qu'ils partagaient un moment intime. Il sentit l'émotion lui étreindre le coeur quand il réalisa que ce serait surement la première fois d'une longue série, mais que les premières fois étaient toujours les plus importantes... Et celle dont ils se rappeleraient toute leur vie. Andrew inspira longuement avant de la faire de nouveau s'allonger, prenant possession de ses lèvres un court instant. Il le sentait, il était sur le point de flancher complètement. L'homme déplaça ses mains sur la taille de la jeune femme, remontant sur son ventre - ses gestes étaient doux, mais marqués par la fièvre intense qui le dévorait. Il repoussa le pull jusqu'au cou de la jeune blonde, puis poussa un peu plus haut pour le faire passer au-dessus de sa tête. Le vêtement tomba sur le sol sans un bruit. Lorsque Andrew posa à nouveau son regard sur son amante, la lueur de la lune joua délicatement sur sa peau nue et le soutien-gorge qu'elle portait encore. Le garde-chasse sentit de nouveau ses joues s'empourprer. « Tu es magnifique, » souffla-t-il sans s'en rendre compte. Andrew cessa un instant de respirer. Puis il se pencha en avant, déposant un premier baiser près de sa taille... Puis un autre au creux de son ventre, mordillant légèrement sa peau. Son souffle chaud laissa bientôt place à sa langue qui vint effleurer la courbe de son ventre, remontant encore et encore jusqu'à se perdre dans la fine dentelle qui la couvrait toujours. Sa peau avait une légère odeur sucrée... « Opale... » haleta-t-il, le coeur battant à tout rompre. Il s'arrêta là un instant, suçotant et mordillant la peau nue entre les barrières de tissu. Puis sa langue remonta encore, venant se nicher dans le cou de la jeune lionne où il la marqua d'un large suçon. Sa respiration était beaucoup trop rauque et le feu de ses reins devenait totalement hors de controle. Il avait envie d'elle, là, maintenant. L'une de ses mains s'était enfouie dans sa chevelure d'or tandis que l'autre s'agrippait à ses hanches et au pantalon que la jeune femme portait encore.  « Opale, » appela-t-il à nouveau, pressant soudain son bassin contre le sien dans un geste qui n'avait plus rien d'innocent.  « Si tu veux que j'arrête, dis-le moi maintenant... Parce que je ne suis pas sur de pouvoir me retenir après, » haleta-t-il en plongeant son regard sombre dans le sien.

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