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 La fille prodigue [Aenor Beauchamp]

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Teacher & co ϟ Docendo discimus

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MessageSujet: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Mer 13 Jan - 23:08



La fille prodigue


L’arrivée du Français n’avait pas été sans conséquence : un changement de professeur faisait toujours cet effet, surtout quand il intervenait en plein milieu de l’année scolaire. Malheureusement pour le sorcier, il s’était aperçu que son prédécesseur était bien trop gentil avec ses élèves, il ne les poussait pas pour ne pas les stresser. Il voulait éviter à tout prix de leur imposer des sources de stress anxiogène, quitte à ne pas les brusquer pour leur inculquer des nouveaux sorts. C’est à cause de ce genre de comportement que les premières années commençaient à peine leur deuxième sortilège de l’année, ils venaient juste de finir le sortilège de Lévitation et charge était donnée à Antoine de prendre le relais du sortilège commencé avant les vacances de Noël : la danse de l’ananas. Un classique du Pr Flitwick, mais un enchantement inutile au goût du Français. Soit, il leur apprendrait ce sortilège avant de passer à plus intéressant, comme enchanter un balai pour qu’il nettoie le sol tout seul, ou encore le sort des bulles magiques, un classique qui faisait son effet.

Le cours se finissait et la salle était dans un piteux état, malgré les précautions prises par l’enseignant. Ainsi, alors que certains ananas reposaient tranquillement sur certains bureaux, d’autres avaient connu une destinée moins heureuse. Ainsi, on pouvait trouver un ananas éventré sur le sol, un autre était totalement noir, ayant pris feu, et encore un autre s’était écrasé pour se transformer en une gelée peu ragoutante sur le mur dans le dos d’Antoine. Passablement énervé, il avait ôté des points aux maisons des 3 pires exécutions de sortilège, donnant même une punition à celui à l’origine de la gelée d’ananas dans son dos, encore un peu et c’est dans la tête qu’il l’aurait reçu ! A l’inverse, fidèle à son système, les 3 premiers étaient récompensés par des points en plus. Il fonctionnait comme ça Antoine : instiller de la compétition dans sa classe pour pousser les bons à devenir meilleurs, les meilleurs à l’être encore plus, et les moins bons à faire des efforts pour éviter les punitions et les sanctions en terme de points. Dur, strict et sévère, mais toujours présent et prêt à aider les plus courageux et les plus assidus. La vertu sacrosainte du mérite à la française : les récompenses aux travailleurs et aux gagnants !

Avant que ne sonne la fin du cours, le Pr Qvist leur avait donné un devoir sur le Tango de la Grappe de Raisin, un numéro de magie pratiqué par les sorciers italiens du XVème siècle, en pleine renaissance italienne. Le sortilège était pratiqué par une secte d’adorateurs de Bacchus, complètement fêlés et ivres du matin au soir, à l’origine de la danse des fruits. Chaque élève sortit en silence de la classe à la sonnerie, hormis cette bande de turbulents Gryffondors qui se bousculaient. Antoine ne leur accordait déjà plus aucune attention, jusqu’à ce qu’il remarque que l’une des élèves était encore présente, une Serpentarde. La jeune fille, bien coiffée et sentant un délicat parfum de vanille, comptait parmi les meilleures de sa classe, et elle avait réussi à la fin du cours à faire danser la gigue à son ananas Aenor Beauchamp, une Française d’après son nom. Intrigué, Antoine lui demanda :

- Mlle Beauchamp ? Vous aviez une question peut-être ?


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Slytherin ϟ On the way to greatness

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Jeu 14 Jan - 19:59








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« Le mieux avec les secrets, c’est de pouvoir les transmettre »

Les cours étaient parfois d’un ennui terrible, horrible. Et certaines choses que l’on apprenait pouvaient être vraiment inutiles. Honnêtement, savoir faire danser la gigue à un ananas n’est pas ma plus grande passion. Je préférerais largement apprendre des sorts plus utiles. J’ai d’ailleurs hâte de commencer à travailler le maléfice du saucisson par exemple. Ou le sortilège qui bloque les jambes de l’autre personne. Franchement, certains sortilèges de notre manuel ont l’air vraiment chouettes. Mais pour d’autres, ce n’est pas le cas. De plus, le professeur d’avant laissait le temps aux autres de faire n’importe quoi. Je fais la moue et je regarde l’ananas, seulement le second sortilège qui est en plus il est ridicule. Après plusieurs essais n’étant pas vraiment une réussite, j’ai repris quelques instants pour relire le chapitre traitant de ce fichu sort. L’histoire de celui-ci, les intentions de son créateur, pour tenter de m’imprégner un peu mieux de son état d’esprit. Car la magie est très liée aux émotions. Et je n’ai pas spécialement envie de réussir à voir danser ce fruit. Même si le fait de réussir me permettrait de m’attirer les bonnes grâces de mes camarades verts et argents, cela me désole d’avance de savoir-faire ça. Alors, je lis, je tourne les pages pour voir quels sortilèges j’aimerais pouvoir travailler bientôt. Puis, je reviens à mon ananas et à mon chapitre de livre. Je regarde les autres. Compote de fruit, émincé, tranches, tout y est passé. Si la plupart des élèves ont encore un fruit entier, ou presque, certains sont entièrement couverts de jus et de morceaux de ce qui était avant un bel ananas. Je tente à nouveau ma chance, jusqu’à finalement réussir à le faire bouger un peu plus que quelques tours sur lui-même, sans se lever. Et finalement, à la fin du cours, ce fichu fruit danse une très belle gigue, d’une façon tout à fait ridicule qui ne me tire pas même un sourire victorieux. Je m’assure juste d’un coup d’œil que le professeur l’a bien vu. Le professeur. Mon père. Qui ne sait toujours pas qui je suis. Qui ne semble même pas intrigué par ce nom, pas un souvenir visiblement. Evidemment, je ne m’attendais pas à autre chose. Mais cela me force à devoir lui dire moi-même. Et je ne sais pas encore comment lui apprendre la bonne nouvelle. Enfin bonne… Ceci est encore à voir.

En tout cas, je dois dire que même s’il fait vraiment propret sur lui, il n’est pas aussi mou et gentillet qu’il n’en a l’air. Bien au contraire. Entre mon dernier coup d’œil et la fin du cours, l’état de la salle s’est empiré, ce qui me tire un sourire. Je secoue un peu la tête, faisant une légère moue. Heureusement pour mes voisins je ne suis pas sale. Aucune éclaboussure n’est venue tâche ma robe de sorcière et mon uniforme. Parce que le jus d’ananas sur la chemise blanche… Non merci ! Je me redresse un peu et je prends en note les devoirs pour le prochain cours. Le sortilège du tango du raisin. Je soupire, je sens que ça va être passionnant. Vraiment passionnant. Une fois tout noté, je bouche mon encre et je range ma plume. Puis, je replace une mèche dans mon chignon. Je prends ensuite le temps de ranger mes affaires, tranquillement, laissant les autres sortir. L’agitation du groupe de griffondor ne me touche pas. Et finalement c’est la voix du professeur Qvist qui me pose une question. La salle est presque vide et je suis toujours assise. Je me redresse, me lève, prends mon sac et m’approche de lui tout en glissant la bandoulière sur mon épaule. Je pose mon regard sur lui, un regard aussi froid que respectueux avant de lui dire : « Oui, professeur. » Ce qui n’était pas spécialement le cas, mais passons. Mon anglais est parfait, mais je conserve encore mon accent. Certaines des filles de mon dortoir trouvent ça « so cute ». Je le regarde et je lui demande : « Je me demandais si le sortilège Finite Incantatem fonctionne réellement pour tous les autres sorts ou si certains lui résistent ? On le décrit comme un antisort général, mais il y a beaucoup de sorts alors je me posais la question… ». Je le regarde toujours, attendant sa réponse. J’ai pris un peu d’avance, vu que nous avons passé énormément de temps sur le sortilège de lévitation, j’ai eu un peu de temps à tuer.

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Jeu 14 Jan - 22:44



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« Je me demandais si le sortilège Finite Incantatem fonctionne réellement pour tous les autres sorts ou si certains lui résistent ? On le décrit comme un antisort général, mais il y a beaucoup de sorts alors je me posais la question… »

Le Finite Incantatem… Un contresort qui n’était pas enseigné la première année, le programme prévoyait que les professeurs ne l’enseignent qu’en deuxième année, considérant qu’un contresort n’était utile que si l’on connaissait plusieurs sorts et enchantements au préalable. Cette jeune élève était bien en avance par rapport au programme, mais soit, Antoine favoriserait toujours les élèves en avance et demandeurs, curieux, comme lui l’avait été plus jeune. Le mérite, voilà la seule et unique valeur qu’il défendait quel que soit le domaine.

- Vous êtes fort en avance sur le programme jeune fille, mais soit, je suis là pour ça. La réponse est négative, ce n’est pas un contresort universel, même s’il est vrai qu’il est efficace contre de nombreux sortilèges et maléfices. De manière générale, les sortilèges qui affectent de manière durable  et irréversible la réalité ne sont pas corrigibles par le Finite Incantatem. De la même façon, les sortilèges de Magie Noire ne peuvent pas être contrés par le contresort. A titre d’exemple, le sortilège de la flamme Lacarnum Inflamare ne se guérit pas par le Finite mais par un simple Aguamenti. Le Finite est également inefficace contre les Sortilèges Impardonnables, mais pour ceux-ci je ne peux vous en dire plus, c’est au programme de la 4ème voire 5ème année en Défense contre les Forces du Mal.

Sur ces derniers mots, Antoine se leva prestement devant la jeune fille, pensant qu’elle en avait fini avec ses questions. Sans s’apercevoir qu’elle était encore présente derrière lui, il saisit sa baguette qi était sur le bureau en solide bois d’acacia, aux teintes rougeâtres comme un coucher de soleil azuréen. En quelques mouvements, la gelée d’ananas sur le mur s’envola, les bureaux se mirent à marcher pour reprendre leur alignement normal, et tous les restes d’ananas, entier ou non, disparurent comme par enchantement (un simple sortilège de disparition en réalité). La salle de classe reprenait une allure normale, les elfes de maison de l’école n’aurait ainsi plus grand-chose à faire. En se retournant, Qvist s’aperçut que la jeune élève était encore là.

- Eh bien jeune fille, n’avez-vous donc pas cours avec un de mes collègues ? Bon, si c’est astronomie, je vous comprends, devoir supporter ce chien plein de puces… Fort peu ragoutant…

- Mais dites-moi, si je ne m’abuse, vous êtes d’origine française n’est-ce pas ? Que faites-vous ici plutôt que dans la majestueuse Académie de Beauxbâtons ?




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Slytherin ϟ On the way to greatness

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Jeu 14 Jan - 23:51








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« Le mieux avec les secrets, c’est de pouvoir les transmettre »

Lorsqu'il commence à me répondre je l'écoute avec attention. De toute évidence le sortilège ne concerne pas autant de sortilèges que l'ouvrage que j'ai lu ne semblait le dire. Évidemment cela n'est pas étonnant dans la mesure où il existe tout un tas de sortilèges très puissants. Trop surement pour qu’ils soient annulés d’un antisort aussi simple. Et on ne compte pas non plus tous ceux qui sont très spécifiques, ciblés. Et qui nécessitent des antisorts tout aussi ciblés. Dans le fond, je m’en doutais un peu, mais je n’avais pas d’éléments de réponses vraiment précis à ce sujet. Il m’a aidé à en obtenir un peu plus. Cependant lui poser cette question est aussi et avant tout un moyen de lui montrer ma curiosité et mon envie d'apprendre. Ainsi lorsqu'il a terminé son explication,  je lui adresse un léger sourire avant de lui dire : « D'accord,  merci beaucoup. C'est beaucoup plus clair à présent ! ». Je ne prends pas la peine de lui expliquer pourquoi j'ai un peu d'avance dans le programme. En effet je ne pense pas qu'il s'en soucie et qu'il n'a surement pas de temps à perdre avec ça, en plus cela pourrait être mal vu de critiquer l'ancien professeur même s'il ne le connaît pas forcément. Avant de pouvoir me permettre ce genre de commentaire j’aimerais attendre de le connaître un peu plus. Sans un mot de plus je le regarde se lever et nettoyer la salle de quelques coups de baguette. Cela ne m'impressionne pas beaucoup après tout ce ne sont guère que quelques sortilèges assez basiques que toutes les mères du monde magique connaissent sur le bout des doigts. Je profite de son inattention pour le regarder, le détailler et me demander comment je pourrais bien lui dire ce que j'ai à lui dire. Et encore une fois il me surprend dans mes pensées. Silencieusement je m'insulte et me sens honteuse d'être aussi peu attentive surtout en sa présence.  

Je l'écoute à nouveau lorsqu'il reprend la parole. À l'évocation du chien du professeur de divination j'esquisse un sourire amusé. Effectivement ce chien ne fait pas l'unanimité dans le corps professoral mais aussi parmi les élèves qui en ont presque tous peur. Pour ma part je n'en ai pas vraiment peur, il ne m'indispose pas réellement, en fait je trouve cette situation presque drôle. Tous ces élèves ou professeurs qui râlent, je me demande si le professeur Ollivander le sait, le fait exprès ou s’en moque. A sa place, je me délecterais de l’effet que cela crée. Mais je ne suis pas à sa place. Et mes propres effets sont beaucoup plus restreints pour le moment. Depuis quelques minutes la salle est totalement vide ce qui me laisse le champ libre pour répondre à sa question. Question qui m'offre d’ailleurs une bonne opportunité d'engager la conversation sur le chemin que j'aimerais lui voir prendre. Je profite du silence pour tendre l'oreille. Le couloir est calme ce qui semble indiquer que personne ne traîne dans celui-ci. Tant mieux pas d'oreille indiscrète. Cela m'apaise un peu et du coup c'est d'une voix tranquille mais assurée que je reprends la parole : « J'ai encore quelques minutes avant mon prochain cours. Et le chien ne me dérange pas dans le fond, je trouve ça amusant que les autres élèves en aient peur... » ce qui n'est pas faux dans le fond, c'est vrai, cela m'amuse. Je marque une pause puis je reprends : « J'ai été confiée à une amie anglaise de ma mère quand elle est morte. Ce qui explique que mon inscription ait été faite à Poudlard. On dit que vous avez fait vos propres études en France, peut-être l'avez-vous déjà croisée ? Elle s’appelait Garance Beauchamp. ». Un angle assez facile. Moi je sais qu’il la connaissait. Mais peut-être lui ne s’en souvient-il pas. Auquel cas, est-ce vraiment une bonne idée ? Je ne sais pas. Je pourrais lui rafraîchir la mémoire. C’est assez complexe finalement. Beaucoup plus que je ne l’aurais pensé, d’autant plus qu’il m’impressionne. Malgré tout, je ne le montre pas et reste assez neutre de visage. Parler d’elle m’est encore difficile mais loin sont les larmes de chagrins qui m’ont saisie le premier jour. Le premier jour sans elle. Le premier jour orpheline. Depuis, je n’en ai plus versé, j’ai attendu un peu, jusqu’à ce que le chagrin reflue et soit plus supportable. Même si notre famille n’était pas très portée sentiments, je l’aimais et la respectais. Elle était mon exemple. Sans plus m'y attarder, je chasse ces pensées de mon esprit. Je regarde toujours le professeur de sortilège, dans les yeux, curieuse d’entendre sa réponse.  

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Ven 15 Jan - 1:23



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Ce chien, ce fameux Crocmou… A peine quelques semaines que le nouveau Professeur de Sortilèges était là que déjà les rumeurs allaient bon train. Il avait ainsi très vite compris que le chien du Professeur d’Astronomie était loin de faire l’unanimité, et quand le Français l’avait rencontré, avec son poil ras et gras, ses yeux globuleux et sa large langue pendante et baveuse – on parle du chien ici bien entendu, bien que son propriétaire soit à peine différent – il en était vite arrivé à la même conclusion que la plupart de ses collègues : un élément indésirable. Depuis, le Français l’avait pris pour bouc émissaire et n’hésitait pas à asséner à son maitre pléthore de remarques désagréables à son endroit. Les élèves apparemment en avaient peur pour la plupart, même si la jeune Aenor affirmait que tel n’était pas son cas. Est-ce du courage ou une tentative pour garder bonne figure devant son enseignant ? Bonne question quand on connait la suffisance des Serpentards et leur ténacité quant à ne jamais montrer leurs faiblesses – une qualité, bien entendu. Antoine ne répondit pas à cette phrase, mais son attention fut attirée par la deuxième partie de la réponse, concernant les raisons de sa présence à Poudlard et non à Beauxbâtons.

Garance. Beauchamp. Beauxbâtons. Ses dernières années à l’Académie de Magie. Des balades sur le lac enchanté, sur cette barque en papier ensorcelé par le sorcier. Une aventure, sans aucune conséquence, sans aucun sentiment, un simple échange de plaisir entre les deux jeunes gens, comme l’avait toujours fait Antoine. S’engager était pour lui proscrit, il avait tant à donner de son corps que se limiter à une seule âme aurait été égoïste pour les autres. Bien entendu que le Français se souvenait de Garance Beauchamp, il n’avait pas fait le rapprochement plus tôt mais maintenant il le faisait. Et aujourd’hui, il se retrouvait à enseigner à sa fille orpheline ? Quelle étrange coïncidence, et quel coup de vieux pour le Professeur, à peine 30 ans et apprendre qu’une femme qu’il a côtoyé avait un enfant de cet âge, perturbant. Il s’était pendant longtemps tenu éloigné de ces amis planplan qui n’avait rien trouvé de mieux que de se marier à 20 ans et de donner leur premier marmot quelques années plus tard. Des souvenirs, voilà ce que lui évoquait ce nom, d’agréables souvenirs certes, et lointains, car même s’il ne s’agissait qu’une de ses innombrables aventures c’était une des toutes premières. Il faut savoir qu’en plus à l’époque la jeune femme était plus vieille que lu ide quelques années ce qui incluait un certain prestige aux yeux de ses camarades d’antan pour qui il passait déjà pour un dangereux don juan. Une réponse à la fois néanmoins.

- En effet, je suis Français, tout comme vous, et j’ai fait l’entièreté de mon éducation à l’académie de magie de Beauxbâtons. Une très bonne école, où l’on forme de très bons enchanteurs et duellistes, mais aussi les seuls alchimistes d’Europe, grâce à l’héritage des Flamel qui a littéralement marqué l’histoire de l’Ecole. On y trouve notamment une fontaine ensorcelé qui transforme les objets qui y sont plongés en or. Bien entendu, le maléfice est temporaire, toute trace d’or disparait en même temps que l’eau de la fontaine.

Mais la jeune fille avait bien dit qu’elle avait été confiée à une « amie » de sa mère ? Si elle n’avait plus sa mère, où était son père ? Mort également ? Pas de la main d’un mage noir, Antoine se rappelait les tendances noires de Garance pour avoir pratiqué quelques menus sortilèges sombres avec elle, un rituel particulièrement amusant consistant à éviscérer un être vivant, en l’occurrence une simple grenouille (bien des années après Antoine avait pu constater que le maléfice fonctionnait aussi sur les êtres humains).

- Garance Beauchamp... Toutes mes condoléances jeune fille. En effet, je la connaissais, je l’ai côtoyé pendant mes études, une sorcière talentueuse, qui était promise à une brillante carrière. Votre mère vous a confié à une de ses amies britanniques vous dites, mais pourquoi pas à votre père ? Est-il mort également ?

Antoine marqua une pause d’à peine une seconde, ne laissant pas l’occasion à la jeune élève de répondre.

- Excusez-moi de mon indiscrétion, c’est mon terrible défaut, toute ma bonne éducation n’aura jamais suffi à gommer ce trait de caractère. Vous n’avez pas à me répondre rassurez-vous.




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Slytherin ϟ On the way to greatness

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Sam 23 Jan - 17:47








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« Le mieux avec les secrets, c’est de pouvoir les transmettre »

Lorsqu’il recommence à parler, je l’écoute à nouveau. Toutes ses paroles me rappellent toutes les histoires que l’on me racontait il y a encore quelques années. L’académie magique française aurait dû être mon havre de paix, mon école. Les choses étaient tellement tracées, mon avenir semblait clair et sans aucun doute. Mais le destin a décidé que finalement, la vie ne serait pas aussi simple. Non. Bien sûr, cela à quelques avantages. Mais j’aurais aimé découvrir la fontaine ensorcelée, pouvoir à mon tour y plonger un caillou, un bijou, ou tout autre objet pour découvrir avec émerveillement la magie coulant dans cette eau. Avoir l’espoir qu’un jour, moi aussi je pourrais inventer quelque chose d’aussi incroyable. Bien sûr, à d’autres fins, plus noires, plus cruelles. Mais ce ne sont pas vraiment des regrets, rien ne m’empêchera d’y aller un jour, d’y devenir enseignante, d’abattre les protections de cette école comme jadis Voldemort avait pu le faire pour Poudlard. Une certaine hâte, une certaine ambition, et beaucoup de temps pour tout réaliser.
« A ce qu’on dit c’est une excellente école oui. J’ai été bercée par toutes les histoires qui entourent Beauxbâtons, son raffinement et ses magnifiques jardins. Mais j’étais aussi impatiente d’en apprendre plus sur Poudlard et je ne suis pas déçue… ».
Disons qu’au moins, cela me permet de ne pas penser à certaines choses. Certaines incertitudes, certaines peurs qui pourraient me saisir, si je me laissais aller. Mais je ne me laisse pas aller, non, loin de là. Je n’ai pas été élevée comme ça. A chaque chute, on me poussait à recommencer. Si je pleurais, on me poussait à cesser, à me relever, à tenir tête à tout ce qui pouvait me rendre triste. Pour ne plus me laisser toucher. J’ai encore du travail à faire sur moi-même, bien sûr. Mais je ne m’en sors pas si mal dans le fond. Je ne souris plus, je suis juste contente de pouvoir parler avec lui. Mais j’aimerais que cela aille plus loin. Il a bien d’autres choses à m’apprendre que les sortilèges de son cours. Des sortilèges plus puissants, plus sombres. J’ai hâte. Mais pour ça il faut aussi que je trouve quoi lui dire, comment lui dire. D’ailleurs, très vite, il me confie se rappeler d’elle. Il ne va pas dans le détail, de leur relation et me souhaite même ses condoléances. J’acquiesce un peu, pour le remercier, puis je le laisse terminer, sans avoir le temps de réagir à sa demande. La curiosité. Ce n’est pas toujours un défaut, parfois c’est utile. Mais je ne dirais rien. J’aime être curieuse, tout savoir. Le savoir offre de nombreuses formes de pouvoir. L’ombre d’un sourire passe sur mon visage avant que finalement, je ne reprenne la parole.
« Merci… Et ce n’est rien, vous n’êtes pas le premier à poser la question. ». Subitement, cela me semble plus compliqué de lui annoncer la grande nouvelle, vu qu’il ne semble plus vouloir savoir. Ou du moins qu’il m’a précisé que je n’ai pas à répondre. Finalement, j’aurais pu résoudre la situation d’un simple : « Salut papa je suis ta fille ». Enfin… Père. Comme ma mère a toujours appelé son père. Loin des signes d’affection des familles banales et niaises.  « En fait, je ne le connaissais pas et lui non plus d’ailleurs… J’imagine que ça sera un choc de découvrir la nouvelle… Jusqu’à ce que j’entre dans votre salle, vous n’étiez qu’un nom inscrit dans une lettre… ». Eh bien, j'imagine que j'aurais pu faire mieux, mais je ne sais pas comment. Je souris maladroitement, espérant qu'implicitement il comprendra ce que j'essaie de lui dire... 

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MessageSujet: Re: La fille prodigue [Aenor Beauchamp]   Lun 28 Mar - 15:34



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Cette jeune fille intriguait définitivement notre Français. Plus les minutes passaient à converser avec elle et plus il y retrouvait des traits de ressemblance avec sa défunte mère, Garance Beauchamp. Toutes les deux avaient ces mêmes fossettes, ce même petit nez et ce sourire faussement angélique. Néanmoins, on sentait chez cette demoiselle une détermination à toute épreuve, bien plus que n’en possédait sa mère qui même si elle avait du caractère ployait parfois devant un caractère plus fort que le sien. Sa curiosité, qui avait conduit à ce que le Choixpeau l’a place chez les Serdaigles, était amusante. Elle semblait prête à s’émerveiller du moindre des spectacles, ses yeux brillant lorsqu’Antoine mentionnait ses souvenirs de Beauxbâtons. Ah, Beauxbâtons, cette merveilleuse académie où les jeunes gens étaient tous bien éduqués, polis, élégants et où la magie était fine et spectaculaire, pas comme Poudlard où la plupart semblaient aussi maladroit qu’un Troll des Montagnes suédoise. Il n’y avait bien que les Serdaigles à Poudlard qui semblaient un tant soit peu intéressé par la magie, l’art, et la culture, un tryptique essentiel pour faire de grands sorciers. Comment atteindre la grandeur en effet si l’on est incapable d’élever son regard vers des horizons étranges ? Et pour étrange, certains ne manquaient pas d’excentricité. Antoine avait en effet remarqué que certains Serdaigles de 4ème année, peu satisfaits des basiques boules de cristal, s’essayaient à l’ovomancie, la divination par les œufs. Quelle excentricité …

Quand Antoine se montra curieux quant au fait que ce soit une amie de sa mère qui en ait la garde et non son père, il se sentit tout d’un coup terriblement mal à l’aise. Serait-ce l’air anglais courroucé qui aurait atteint sa discrétion ? Un vrai français ne pose jamais ce genre de question indiscrète, les Français étant particulièrement aguerris dans la bonne éduction et la convenance. Antoine s’en excusait déjà, s’en voulant terriblement de baisser ainsi sa garde. La jeune fille quant à elle ne parut pas s’en formaliser et répondit même que plusieurs personnes lui avaient déjà posé cette question. Qui que soit cet homme, il avait intérêt à avoir une bonne raison pour ne pas avoir assumer la garde de sa fille, à moins que ce ne soit pas un Français, il n’y a bien que les étrangers pour ne pas avoir le sens de l’honneur.

Quand enfin la jeune fille sembla sur le point de donner une réponse, Antoine ne comprit pas immédiatement la portée d’une telle révélation. Elle ne connaissait de lui que son nom, inscrit dans une lettre… Son nom .. à Lui, Antoine ? Mais si c’est le nom d’Antoine qui était ainsi inscrit dans la lettre de Garance, est-ce que cela voudrait dire que ce serait lui son père ? Le professeur calcula rapidement et en vint vite à la conclusion qu’en effet, la dernière fois où il avait côtoyé de manière intime Garance pouvait correspondre à la naissance de cette jeune fille en tant qu’œuf fécondé… Antoine, père ? Qui l’aurait cru ? Lui qui ne s’était jamais encombré d’une présence sentimentale, qui collectionnait les aventures, tant féminines que masculines, et qui se montrait bien incapable de ressentir des sentiments amoureux. Le voilà désormais père d’une jeune fille de 11 ans, à qui il donnait cours en plus. Si ses parents savaient qu’ils avaient une petite fille… Ce serait un choc pour toute la famille… De longues minutes s’étaient écoulées maintenant depuis la terrible révélation, et Antoine ne pouvait se permettre de rester muet plus longtemps.

- Vous voudriez dire que … je suis votre père ? Mais Garance ne m’a jamais rien dit, à vrai dire cela plus une douzaine d’année que je n’ai plus de nouvelles de sa part… C’était une amie proche, rien de très sérieux bien sûr, enfin je ne sais pas ce qu’elle a pu vous raconter sur moi, mais on va dire que je ne suis pas le genre de sorcier à jurer fidélité à une femme… Excusez-moi tant de franchise Aenor, je suis quelque peu sous le choc de la révélation.



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